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Guide de visite : Portrait de l'artiste
Portrait de l'artiste






Date : 1889

Matériaux : Peinture à l'huile sur toile
Acquisition : Don de Paul et Marguerite Gachet (1949)
Post-Impressionnistes
Musée d'Orsay
Van Gogh
Deuxième étage - Section 35
Autoportrait
Elément 3 sur 19
Peinture française
Peinture (Autoportrait)

Région en relation
Saint-Rémy-de-Provence (France)
Site en relation :
Saint-Rémy 1889/1890


Description   

Van Gogh, qui espérait pouvoir vivre de sa peinture en vendant des paysages aux touristes et des portraits, avant de passer à des choses plus conséquentes selon son expression, améliorera sa technique en réalisant plusieurs autoportraits. Il écrira à son frère Théo :
"Si j'arrive à pouvoir peindre la coloration de ma propre tête, ce qui n'est pas sans présenter quelque difficulté, je pourrai bien aussi peindre les têtes des autres bonshommes et bonnes femmes". (685/577). Il écrira plus tard : "On dit et je le crois volontiers qu'il est difficile de se connaître soi-même. Mais il n'est pas aisé de se peindre soi-même !".
Van Gogh réalisera trente-cinq autoportraits qui permettent de suivre à la fois les signes de sa maladie et l'évolution de son style. Sur le premier, réalisé à Paris en 1886, Vincent porte un chapeau et une barbe soignée. Le regard fixe, qui caractérisera tous les autoportraits, est déjà présent.
Vincent utilisera souvent des matériaux bon marché ou d'anciennes pour ses autoportraits. Quatre d'entre eux seront peints sur d'autres tableaux, sept au revers d'anciennes études exécutés au Nuenen et sept autres sur du carton, bien meilleur marché que la toile.

De tous ses autoportraits, Van Gogh sera particulièrement attaché à l'un de ceux réalisés début 1889 lors de son séjour à l'asile de Saint-Rémy, à peine dix mois avant son suicide. C'est le seul qu'il récupérera chez son frère Théo à Paris, avant de se rendre à Auvers pour le montrer et le donner, en signe de gratitude, au docteur Gachet.

Le journaliste américain Meyer Schapiro écrira, au sujet de cette oeuvre :
"THIS, the last of his self-portraits and one of the greatest, was painted only months before his death.
The compulsive, restless all-over ornament of the background, recalling the work of mental patients, is for some physicians an evidence that the painting was done in a psychotic state. But the self-image of the painter shows a masterly control and power of observation, a mind perfectly capable of integrating the elements of its chosen activity. The background reminds us of the rhythms of The Starry Night, which the portrait resembles also in the dominating bluish tone of the work. The flowing, pulsing forms of the background, schemata of sustained excitement, are not just ornament, although related to the undulant forms of the decorative art of the 1890's; they are unconfined by a fixed rhythm or pattern and are a means of intensity, rather, an overflow of the artist's feelings to his surroundings. Beside the powerful modelling of the head and bust, so compact and weighty, the wall pattern appears a pale, shallow ornament. Yet the same rhythms occur in the figure and even in the head, which are painted in similar close-packed, coiling, and wavy lines. As we shift our attention from the man to his surroundings and back again, the analogies are multiplied; the nodal points, or centres, in the background ornament begin to resemble more the eyes and ear and buttons of the figure. In all this turmoil and congested eddying motion, we sense the extraordinary firmness of the painter's hand. The acute contrasts of the reddish beard and the surrounding blues and greens, the probing draughtsmanship, the liveness of the tense features, the perfectly ordered play of breaks, variations, and continuities, the very stable proportioning of the areas of the work - all these point to a superior mind, however disturbed and apprehensive the artist's feelings."

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