
|  | Nâgas-balustrades Elément 38 sur 43
Monuments et édifices Elément d'architecture (Balustrade)
Matériaux : Grès
Date : approx. entre 1181 et 1200
Région en relation : Angkor (Cambodge)
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| Description |  |  |
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Au dessus du soubassement, la partie centrale de la terrasse est encadrée par des nâgas-balustrades et des lions gardiens. L'avenue de la Victoire, à droite en regardant le gopura qui ouvre l'entrée de l'allée du palais royal, conduit à la porte de la Victoire. Les murs de la partie gauche sont décorés d'hamsas (oies sacrées et montures de Varuma) qui marquent la salle du Trône.
Le nâga est une stylisation du cobra dotée de plusieurs têtes disposées en éventail, toujours en nombre impair. Originaire d'Inde et très représenté dans l'art, il est le symbole de l'eau dans la légende à l'origine du peuple khmer. Le nâga balustrade est une création locale de grande importance. Le corps posé sur le sol à la fin du IXème siècle, notamment à Bakong, sera ensuite surélevé sur des dés. La tête, très massive puis simplement diadémée, sera de plus en plus largement crêtées, soit de tresses flammées comme à Angkor Vat ou Prah Palilay, soit d'une auréole ornementale continu comme à Beng Méaléa. Le col nu adopte une courbe parfaite durant la première moitié du XIIème siècle
Peu après, par exemple à Bantéay Samré, le nâga est craché, comme aux bordures des frontons, par une sorte de dragon. Une tête de Kâla apparaît sur la nuque, et un petit garuda sur la crête axiale. Dans le style du Bayon, ce dernier élément devient dévorant, le nâga n'est presque plus qu'un accessoire, chevauché par un garuda énorme : même supérieurement exécuté comme à la terrasse du Srah Srang, le motif perd toute simplicité de ligne, devient lourd et confus.
Aux portes d'Angkor Thom et de Prah Khan, le nâga porté par les devas et les asuras n'offre aucune particularité nouvelle. Sur certains ponts d'anciennes chaussées khmères, probablement d'époque tardive, les têtes du nâga surmontent une image du Bouddha. Les deux nâgas aux queues enroulées de Néak Péan, dépouillés de toute ornementation, s'apparentent par leur nudité même au nâga Mucilinda, abritant de ses têtes éployées la méditation du Bouddha.
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