Date : entre 1926 et 1927
Matériaux : Béton
| Elément 8 sur 9 Rues, avenues ... Architecture extérieure (Construction)
Région en relation Paris XVIème (France) © ADAGP
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 | Description |  |
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Le lotissement qui forme une "villa" (ensemble de maisons construites autour d'une voie privée) est composé de cinq hôtels particuliers qui abriteront l'hôtel et l'agence de Mallet-Stevens au n°12, la maison-atelier des sculpteurs Joël et Jan Martel au n°10, les hôtels particuliers de la pianiste madame Reifenberg (n°8), de Daniel Dreyfus (n°7) et de madame Allatini (n°3/5). La maison du gardien est située au fond de la voie, au n°1.
Les cages d'escalier sont éclairées par des vitraux de Louis Barillet, et les portes en ferronnerie sont de Jean Prouvé. L'ensemble sera protégé en 1975, à l'occasion d'une campagne nationale destinée à protégée l'architecture des XIXème et XXème siècles. La décision interviendra malheureusement après la surélévation de la plupart des maisons et la disparition du mobilier urbain dessiné par Mallet-Stevens.
Les années 20 seront notamment marquées par la construction de villas (voies privées bordées de petites maisons) dans Paris. L'architecte André Lurçat construira huit maisons, caractérisées par leurs toits en terrasse, leurs enduits de couleurs vives et de larges baies vitrées, dans la villa Seurat entre 1924 et 1926.
Robert Mallet-Stevens réalisera à partir de 1926 cette cité moderne idéale dans le quartier d'Auteuil, formée d'hôtels urbains dont son agence, une maison atelier pour un sculpteur et une maison de gardien. Les constructions se présentent comme des assemblages de volumes simples, surtout cubiques, articulés autour de cylindres.
Les bâtiments de la rue se caractérisent par :
- des jeux de cubes parfaitement blancs et lisses pour "unifier l'aspect de la façade, car les volumes comptent plus que les détails constructifs",
- des décrochés, gradins, tours, jeux d'ouverture, auvents car "l'architecte sculpte un énorme bloc, la maison".
Les jeux de volumes, qui respectent les préceptes des CIAM (lumière, fonctionnalité, ventilation, santé...), sont animés de gradins et de décrochements, de volumes en cubes et en cylindres. Les jeux de vide/bâti et de retraits/gabarits, qui améliorent l'illumination de la rue et des bâtiments, créent également des terrasses. Les décors, concentrés dans les vitraux et le mobilier, animent les volumes.
"L'architecture moderne peut faire autre chose qu'un bloc compact ; il peut jouer avec une succession de cubes monolithes. La décoration rapportée n'a plus de raison d'être. Ce ne sont plus quelques moulures gravées dans une façade qui accrocheront la lumière, c'est la façade entière. L'architecte sculpte un bloc énorme : la maison. Les saillies, les décrochements rectilignes formeront de grands plans d'ombres et de lumière... Surfaces unies, arêtes vives, courbes nettes, matières polies, angles droits, clarté, ordre. C'est la maison logique et géométrique de demain".
Robert Mallet-Stevens
(La villa Noailles / Cécile Briolle, Agnès Fuzibet, Gérard Monnier / Editions Parenthèses).
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