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Priape
Elément 2 sur 25

Antiquités étrusques et romaines
Sculpture (Statue)

Matériaux : Marbre

Date : IIème siècle

Artiste : Anonyme

Modèle : Priape


Région en relation : Ephèse (Turquie)

Acquisition : Fouilles

   Description   

Ce dieu des jardins, qui apparaît tardivement dans le Panthéon grec, vient sans doute de Phrygie. Fils de Dionysos et d'Aphrodite (ou d'Hermès), il sera abandonné par sa mère en raison de sa laideur. Doté d'un énorme phallus, il sera élevé par des bergers avant de rejoindre le cortège de Dionysos. Il rampera une nuit vers la nymphe Lotis qui sera réveillée par un âne. Elle s'enfuira et les dieux la transformeront en lotus pour la protéger. Priape détestera les ânes et en exigera pour son sacrifice. Une tradition rapporte que sa haine pour les ânes aurait pour origine une querelle avec un âne que Dionysos aurait doté de la parole. Il comparera son organe sexuel à celui de l'animal et tuera ce dernier après avoir constater la dimension des attributs de l'animal.

Les Priapées, attribuées à Virgile, sont composées de quatre poèmes provenant sans doute d'un recueil assez important, et d'un vers unique d'un cinquième poème disparu. Les trois premiers morceaux font partie, avec les Épigrammes, du recueil traditionnellement appelé Catalepton. Le quatrième, d'un caractère et d'un ton différents, provient de quatre manuscrits du XIIème siècle.

Priapius
Vere rosa, autumno pomis, aestate frequentor
spicis : una mihi est horrida pestis hiemps.
Nam frigus metuo et vereor ne ligneus ignem
hic deus ignavis praebeat agricolis.

Priape
Au printemps je suis couvert de roses , en automne de fruits , en été d'épis ; seul l'hiver m'est un horrible fléau . Car je crains le froid, et j'ai peur que le dieu de bois que je suis ne fournisse du feu aux cultivateurs paresseux.

Mentula Priapi
Ego haec, ego arte fabricata rustica,
ego arida, o viator, ecce populus,
agellulum hunc, sinistra et ante quem vides,
erique villulam hortulumque pauperis
tuor, malaque furis arceo manu.
Mihi corolla picta vere ponitur,
mihi rubens arista sole fervido,
mihi virente dulcis uva pampino,
mihi gelante oliva lecta frigore.
Meis capella delicata pascuis
in urbem adulta lacte portat ubera,
meisque pinguis agnus ex ovilibus
gravem domum remittit aere dexteram
teneraque matre mugiente vaccula
deum profundit ante templa sanguinem.
Proin, viator, hunc deum vereberis
manumque sursum habebis ; hoc tibi expedit,
parata namque trux stat ecce mentula. -
Velim pol ! inquis. - At pol ecce vilicus
venit, valente cui revulsa bracchio
fit ista mentula apta clava dexterae.

La mentule de Priape
Moi que voici, moi qu'un art rustique a fabriqué, moi, ce peuplier sec , je protège, ô passant , ce petit champ que tu vois devant toi et que tu es prêt à piller, et la maisonnette et le jardinet de mon pauvre maître, et les défends contre la main méchante du voleur . On me met au printemps une couronne bigarrée ; quand le soleil est brûlant , des épis roux ; quand le pampre verdoie , une douce grappe ; quand le froid est rude l'olive glauque de la cueillette . La chevrette délicate de mes pacages porte à la ville des pis gonflés de lait ; et le gras agneau qui sort de mes bergeries procure à son maître qui retourne chez lui une pleine main d'argent ; et la tendre vachette, tandis que meugle sa mère, répand son sang devant les temples des dieux . C'est pourquoi, passant, tu respecteras le dieu que je suis, et tu garderas la main dans ta poche : cela vaut mieux pour toi. Car c'est un pal tout prêt que dresse cette mentule-ci. - Je le voudrais, par Pollux ! dis-tu - Eh bien, par Pollux ! voici le fermier qui vient : à son bras vigoureux cette mentule dont tu ris devient, lorsqu'il l'arrache , une massue qu'il a bien en main.

Mentula Priapi
Hunc ego, o iuvenes, locum villulamque palustrem
tectam vimine iunceo caricisque maniplis,
quercus arida rustica fomitata securi,
nutri, magis et magis ut beata quotannis.
Huius nam domini colunt me, deumque salutant
pauperis tuguri pater filiusque adulescens,
alter assidua cavens diligentia ut herbae
aspera ut rubus a meo sit remota sacello,
alter parva manu ferens semper munera larga.
Florido mihi ponitur picta vere corolla,
primitus tenera virens spica mollis arista,
luteae violae mihi lacteumque papaver
pallentesque cucurbitae et suave olentia mala,
uva pampinea rubens educata sub umbra. Sanguine haec etiam mihi sed tacebitis arma
barbatus linit hirculus cornipesque capella,
pro quis omnia honoribus nunc necesse Priapo est
praestare, et domini hortulum vineamque tueri,
vicinus prope dives est neglegensque Priapus :
inde sumite : semita haec deinde vos feret ipsa.

La mentule de Priape
C'est ce lieu , ô jeunes gens, et cette maisonnette palustre, couverte de tiges de joncs et de bottes de laiches, que moi, branche de chêne sec taillée à la hache rustique , je nourris , de plus en plus heureux chaque année. Car les maîtres de cette pauvre chaumière m'honorent et me saluent comme un dieu ; le père comme le fils, un jeune homme, l'un travaillant avec un soin assidu pour repousser l'herbe broussailleuse ou la ronce loin de mon petit sanctuaire , l'autre m'apportant toujours, dans sa large main, de petits présents.
Au printemps fleuri on me met une couronne bigarrée , les premiers épis verdissants et mols au grain tendre , des violettes jaunes et un pavot laiteux , des courges pâles et des pommes à la suave odeur , une grappe rougissante ayant grandi sous l'ombre des pampres . De leur sang aussi arrosent ces armes mais vous n'en direz mot un petit bouc barbu et une chevrette aux pieds de corne , dévotions en échange desquelles Priape nécessairement garantit tout le domaine et surveille le jardinet et la vigne du maître. C'est pourquoi, ô garçons, abstenez-vous ici de mauvaises rapine . Le voisin d'à-côté est riche et son Priape négligent : profitez-en; le sentier qui part d'ici vous y mènera tout droit.

Ad Priapum
Quid hoc novi est ? Quid ira nuntiat deum ?
Silente nocte candidus mihi puer
tepente cum iaceret abditus sinu,
Venus fuit quieta, nec viriliter
iners senile penis extulit caput.
Placet, Priape, qui sub arboris coma
soles, sacrum revincte pampino caput
ruber sedere cum rubente fascino ?
At, o Triphalle, saepe floribus novis
tuas sine arte deligavimus comas,
abegimusque voce saepe, cum tibi
senexve corvus impigerve graculus
sacrum feriret ore corneo caput.
Vale nefande destitutor inguinum,
vale Priape : debeo tibi nihil.
Iacebis inter arva pallidus situ,
canisque saeva susque ligneo tibi
lutosus affricabit oblitum latus.
At o sceleste penis, o meum malum,
gravi piaque lege noxiam lues.
Licet querare : nec tibi tener puer
patebit ullus, imminente qui toro
iuvante verset arte mobilem natem,
puella nec iocosa te levi manu
fovebit apprimetve lucidum femur.
Bidens amica Romluli senis memor
paratur, inter atra cuius inguina
latet iacente pantice abditus specus
vagaque pelle tectus annuo gelu
araneosus obsidet forem situs.
Tibi haec paratur, ut tuum ter aut quater
voret profunda fossa lubricum caput.
Licebit aeger angue lentior cubes,
tereris usque, donec a miser! miser!
triplexque quadruplexque compleas specum.

Superbia ista proderit nihil, simul
vagum sonante merseris caput luto.
Quid est, iners? Pigetne lentitudinis ?
Licebit hoc inultus auferas semel ;
sed ille cum redibit aureus puer,
simul sonante senseris iter pede,
rigente nervos excubet libidine
et inquietus inguina arrigat tumor,
neque incitare cesset usque dum mihi
venus iocosa molle ruperit latus.

A Priape
Quelle est cette nouveauté? Qu'annonce la colère des dieux ? Dans le silence de la nuit , tandis qu'un blanc garçon reposait blotti sur mon sein tiède, Vénus fut au repos et mon sexe engourdi ne dressa point virilement la tête . Est-ce ta volonté, Priape, toi qui sous la chevelure d'un arbre, ta tête sacrée couronnée de pampres, sièges d'ordinaire tout rouge avec ton fêne rougissant ? Pourtant, ô Triphallus , Souvent avec des fleurs fraîches nous avons sans apprêt enguirlandé tes cheveux, et souvent nous avons fait partir par nos cris le vieux corbeau ou le geai infatigable qui de leur bec de corne frappaient ton chef sacré. Adieu, abominable abandonneur des aines, adieu, Priape : je ne te dois rien. Tu demeureras couché parmi les guérets, pâli de moisissure, et une chienne cruelle ou un porc fangeux frottera à ton bois son flanc impudique. Quant à toi, ô membre scélérat, ô mon malheur, tu expieras par une loi sévère et juste le dommage que tu m'as causé. Tu peux bien te plaindre jamais tu ne verras s'ouvrir pour toi un tendre garçon, qui sur le bord d'un lit roule avec un art consommé ses fesses flexibles ; jamais garce enjouée ne te flattera d'une main légère ni ne te pressera de ses cuisses brillantes . On apprête pour toi une amie à deux dents , contemporaine du vieux Romulus , entre les sombres aines de laquelle se cache un antre enfoui dans ses tripes et couvert d'une peau flasque, dont une moisissure aranéeuse au gel centenaire bouche l'entrée. Voici celle qu'on t'apprête, pour que trois ou quatre fois sa fosse profonde dévore ton sexe lubrique. Tu auras beau, malade, t'affaisser, plus mou qu'un serpent, tu seras épuisé jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'hélas ! Ô malheureux. Malheureux, trois fois et quatre fois tu emplisses l'antre ! Mais cette superbe ne te servira de rien, car tu auras plongé ton sexe vagabond dans une fange clapotante ! Quoi donc ? L'homme transi ! L'impuissance n'est pas une honte ? Tu pourras pour une fois t'en tirer sans que je me venge ; mais à la condition que, quand ce garçon doré reviendra, dès que tu sentiras au bruit de son pas qu'il s'est mis en route, mon nerf se réveille sous le roidissant désir et qu'une enflure qui ne me connaisse point dresse mon sexe et qu'elle ne cesse de m'exciter jusqu'à ce que Vénus enjouée ait rompu mon flanc amolli.

Priapei fragmentum
Incidi patulum in specum procubente Priapo.

Fragment de Priapée
Je suis tombé, le Priape en avant, sur une grotte largement ouverte.


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