Date : 196 avant J.C.
Dimensions : 72 cm x 114 cm x 28 cm Matériaux : Granit noir Dynastie Ptolémaïque
| Elément 1 sur 62 Antiquités égyptiennes Sculpture (Stèle)
Région en relation el-Rashid (Egypte)
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 | Description |  |
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La pierre de Rosette est un fragment de stèle en granit noir, assimilée souvent à tort à du basalte, découverte dans le village de el-Rashid (Fort St Julien) en juillet 1799 durant la campagne de Bonaparte en Égypte. Un jeune officier du génie, Pierre-François-Xavier Bouchard, remarquera cette pierre noire lors de travaux de terrassement dans une ancienne forteresse turque. Les Anglais, victorieux du général Menou en 1801, exigeront la livraison de monuments antiques, dont la pierre de Rosette, lors de la signature du Traité d'Alexandrie. Une reproduction du texte sera envoyée en France pour y être étudiée.
Les inscriptions portées sont un même texte rédigé en trois systèmes d'écritures différentes : des hiéroglyphes, du démotique et du grec.
Le texte grec sera rapidement traduit, c'était le décret d'un synode de prêtres égyptiens instituant un culte en l'honneur de Ptolémée V Épiphane.
Sylvestre de Sacy et le suédois J. D. Akerbladne parviendront pas à déchiffrer les hiéroglyphes. Le physicien anglais Thomas Young, qui ne connaissait pas le copte et peu de textes anciens, échouera également. Jean-François Champollion, âgé de dix ans au moment de la découverte de la pierre, se lancera très jeune dans le déchiffrement. Il pressentira que la clé était la connaissance des textes anciens et surtout du copte, langue parlée en Egypte, et descendant de l'ancien égyptien. Après huit années de travail acharné, il annoncera à la communauté scientifique, en 1822, avoir percé le secret des hiéroglyphes.
Le texte inscrit sur la pierre est un décret ptolémaïque de 196 avant Jésus-Christ. La partie grecque de la pierre de Rosette commence ainsi : "Basileuontos tou neou kai paralabontos tén basileian para tou patros... "(Le nouveau roi, ayant reçu le royaume de son père...). C'est un décret de Ptolémée V Epiphane, décrivant des impôts qu'il abrogea (dont l'un est mesuré en ardebs (grec artabai) par aroure) et instituant l'ordre d'ériger des statues dans des temples. La dernière phrase indique que ce décret devra être inscrit sur une stèle de pierre dure dans l'écriture des mots des dieux (hiéroglyphes), l'écriture populaire (démotique) et la langue grecque.
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