Date : 1434
Dimensions : 60 cm x 82 cm Matériaux : Peinture à l'huile sur chêne Acquisition : Achat (1842)
| Elément 12 sur 13 Peinture italienne Peinture (Portrait)
Région en relation Bruges (Belgique)
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 | Description |  |
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Giovanni Arnolfini, marchand italien de Lucques établi à Bruges, est conseiller du duc de Bourgogne. C'est un homme riche et puissant, courtisan.
Son costume est composé d'une huque de velours, sorte de grand manteau aux bords garnis de fourrure, un pourpoint noir aux poignets brodés d'or, vêtement court apparu vers 1340, des chausses, un chapeau de feutre. La femme porte une robe de drap vert. Les manches de la robe sont garnies de fourrure. En dessous, elle porte un doublet, vêtement long en toile ou en soie qui sert aussi de robe de chambre. Les cheveux, rassemblés en truffeaux, sont enveloppés dans une résille dorée sur les tempes. On y pose une coiffe, la huve. L'ensemble, appelé coiffure à cornes, sera combattu par l'Eglise car les cornes évoquent le diable. Elle porte un double collier d'or, un anneau à l'annulaire. Elle est déchaussée. Ses souliers rouges apparaissent au fond. Le mobilier consiste en un lit à lourds rideaux rouges, des meubles sculptés, un lustre avec une bougie, un miroir avec 10 médaillons évoquant les épisodes de la Passion du Christ, un tapis. La fenêtre, avec du verre, est ouverte sur le jardin. Des oranges sont posées devant. Un chien se trouve au premier plan.
Ce tableau marque une date dans l'histoire de l'Art. Il est peint sur bois et à l'huile. Autre nouveauté, il est signé, ce qui était rare auparavant. Le peintre s'affirme en tant qu'artiste. Il ne peint ni des scènes religieuses, ni des rois ou des grands seigneurs, mais des bourgeois, sans cacher la laideur de l'homme, sans rajouter de luxe, de magnificence.
Ce tableau frappe par sa sérénité, à une époque troublée. Il est imprégné d'une religiosité qui traduit une foi sereine et se rattache au courant classique. Les lignes de composition sont régulières, équilibrées.
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