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La tradition populaire veut que lorsque le chef rebelle Li Zicheng fit son entrée dans Pékin après la chute des Ming (1644), il se heurta à deux lions, qui lui barrèrent l'accès de la Cité impériale. Li Zicheng tira deux flèches, et les fauves disparurent, remplacés par deux animaux en pierre, gardiens de la ville. D'autres lions symbolisant la dignité impériale, en pierre ou en bronze, se rencontrent à l'intérieur de la Cité interdite. Ils vont toujours par couples, le mâle ayant la patte avant gauche posée sur une sphère (symbole de la puissance : pouvoir impérial étendu au monde entier), tandis que la femelle joue avec un lionceau (symbole de l'amour : une famille prospère).
Les lions de pierre sont communs en Chine. On en voit à l'entrée des restaurants et des hôtels, accueillant les clients dans un symbole de culture traditionnelle chinoise. Dans le passé, pourtant, seuls les fonctionnaires du cinquième rang et plus étaient autorisés à placer les lions de pierres somptueux devant les portes de leur maisons. Le nombre de rangées de crinières de lions donnait de plus amples informations sur la position sociale du propriétaire de la maison. Les lions de l'Empereur en avaient treize, les ducs et les princes, douze, et celles des fonctionnaires variaient selon leur rang.
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