

| Date : vers 1455
Dimensions : 1.09 m x 2.07 m Matériaux : Conifère Acquisition : Acquis avec la collection Solly (1821)
| Die Verehrung und Übereignung des Heiligen Kreuzes an die Kirche durch Kaiser Konstantin und seine Mutter Helena Elément 5 sur 24 Peinture flamande - Ecoles du Nord Peinture (Thème religieux)
Région en relation Darmstadt (Allemagne)
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 | Description |  |
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Le Maître de la Passion de Darmstadt est l'un des artistes les plus significatifs du milieu du XVème siècle en Haute-Souabe et sur le Rhin moyen. Son pseudonyme vient de deux panneaux d'un grand retable représentant la Passion du Christ et qui se trouvent au musée du Land de Hesse a Darmstadt.
Les quatre grands panneaux qui sont a la Gemäldegalerie formaient autrefois les faces intérieures et extérieures de deux panneaux mobiles d'un retable monumental d'autel, au centre duquel on pouvait voir une représentation du Calvaire envahi par une grande foule. Le panneau central se trouvait dans l'église Saint-Martin de Bad Orb dans le Spessart ou il fut détruit en 1983 lors d'un incendie. Les faces externes des panneaux latéraux montrent a gauche la Mère de Dieu sur son trône tenant l'Enfant, avec un donateur ecclésiastique et sur la droite la Sainte-Trinité. Dieu le Père est assis sur le trône tenant sur les genoux le cadavre du Fils. La représentation du supplicié montre qu'a travers le sacrifice du Christ Dieu accorde sa grâce aux hommes.
Le Maître de la Passion de Darmstadt était un artiste d'une très grande maîtrise qui savait entremêler la lumière et la couleur et utiliser cette lumière pour donner plus d'intensité aux nuances de couleur les plus douces. Malgré ce réalisme du détail que rehausse la luminosité de la peinture, ses personnages agissent avec beaucoup de douceur, repliés sur eux mêmes et comme en retrait du réel. Malgré cette retenue, ils sont pleins de vie et de mouvement intérieur : c'est le charme particulier de ces grands grands panneaux d'autel qui nous renseignent si bien sur l'art irremplaçable de ce maître, qui a peut-être été l'un des plus grands coloristes de son temps.
Certains opposent le palais roman (déjà désuet pour l'époque) en ruine dans L'Adoration des Mages, à l'église en construction (de style gothique et peinte en rouge) de La Vénération de la Sainte Croix.
Bibliographie : SMB-PK, Gemäldegalerie Gesamtverzeichnis 1996, Abb. 184
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