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Histoire de France : Second Empireentre 1852 et 1870 (France)
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Fils cadet de Louis Bonaparte, frère de Napoléon Ier, Charles-Louis-Napoléon Bonaparte verra le jour à Paris, le 20 avril 1808 à Paris. Son parrain sera l'Empereur.

Il passera sa petite enfance loin de son père, roi de Hollande et marié par raison Hortense de Beauharnais, fille de Joséphine, qu'il négligera pour des raisons sentimentales et de santé. Certains prétendront que Louis-Napoléon n'était pas le fils de son père. Victor Hugo verra en lui "l'enfant du hasard dont le nom est un vol et la naissance un faux". Le roi Louis se retirera en Allemagne puis en Suisse, après son abdication du trône de Hollande en 1810.

Hortense se réfugiera auprès de sa mère, à la chute de l'Empire, au château de Navarre dans l'Eure puis à Malmaison. Elle séduira le tsar Alexandre Ier qui lui accordera une pension et le titre de duchesse de Saint-Leu. Louis engagera un procès contre sa femme, en janvier 1815, afin de reprendre la garde de son fils aîné.

Louis-Napoléon rencontrera son oncle Napoléon Ier durant la période des Cent-Jours. Son père Louis obtiendra la garde de son fils aîné après Waterloo. Hortense, chassée de France après la loi du 1er janvier 1816 bannissant tous les Bonaparte du territoire français, achètera le château d'Arenenberg qui domine le lac de Constance en 1817. L'éducation de Louis-Napoléon sera confiée à Philippe Le Bas, fils du conventionnel ami de Robespierre, qui lui imposera un régime austère et l'enverra au gymnasium d'Augsbourg. Hortense congédiera Le Bas en 1827. Le jeune prince, qui participera aux insurrections italiennes de 1830-1831, y perdra son frère aîné et gardera des séquelles des privations subies au cours de sa fuite devant les troupes autrichiennes. Louis-Napoléon partira avec sa mère en Angleterre en 1831. Il y retournera à plusieurs reprises, de 1838 à 1840 et de 1846 à 1848 avant d'y mourir en exil.

Le décès de son frère aîné, suivi de celle du duc de Reichstadt (l'Aiglon) en 1832, en fera l'héritier de la dynastie de Napoléon. Surestimant le courant bonapartiste, le prince participera à une tentative de coup d'Etat en octobre 1836 à Strasbourg. Il sera exilé aux Etats-Unis par le gouvernement de Louis-Philippe.

La mort de sa mère lui fournira l'argent nécessaire à la publication de son manifeste en 1839. La brochure, vendue à 500 000 exemplaires, sera traduite dans toutes les langues de l'Europe. Le prince mettra à profit l'impopularité croissante de la Monarchie de Juillet pour tenter un deuxième coup d'Etat en 1840. L'échec de cette affaire de Boulogne lui vaudra une condamnation à la réclusion perpétuelle dans la forteresse de Ham. Il y restera six années au cours desquelles il s'efforcera de présenter le bonapartisme comme le système "naturel" de la France. Persuadé de remporter les élections, il prônera le suffrage universel comme seul moyen de redonner ses droits au pays. Sa brochure "l'Extinction du paupérisme", publiée en 1840, lui apportera le soutien des socialistes modérés.

Louis-Napoléon s'évadera de Ham en 1846 et s'installera à Londres. Il reviendra à Paris lors de la révolution de février, afin d'obtenir la levée de sa proscription et de sa famille. Sur la demande pressante de Lamartine, chef du gouvernement provisoire de la République, il regagnera Londres le 2 mars. Certains anciens complices du prince libérés par la révolution, notamment Persigny, formeront un comité napoléonien, embryon du futur parti bonapartiste élyséen. Louis-Napoléon, qui ne sera pas candidat aux élections à l'Assemblée constituante en avril, obtiendra 4% des inscrits en Charente-Inférieure. Napoléon (Jérôme) Bonaparte, Pierre Bonaparte et Lucien Murat seront élus au cours de ce scrutin.

Le prince se présentera aux élections partielles du 4 juin, qui succéderont aux émeutes parisiennes du 15 mai en raison de l'aggravation de la crise économique et sociale. Louis-Napoléon sera triomphalement élu dans les départements de la Seine, la Corse, la Charente Inférieure et l'Yonne. Son élection sera validée le 13 juin par l'Assemblée.

Louis-Napoléon, qui renoncera à siéger le 16, sera ainsi épargné par les évènements de juin. Il se représentera aux élections partielles des 17 et 18 septembre dans huit circonscriptions. Il sera réélu dans les quatre départements qu'il avait remportés en juin, ainsi qu'en Moselle. Il frôlera le succès dans l'Orne et obtiendra une honorable seconde place dans le Nord. Le prince s'installera à l'hôtel du Rhin, place Vendôme, le 24 septembre. L'Assemblée décidera de l'élection du président de la République au suffrage universel. Le 9 octobre, le républicain Thouret déposa un amendement interdisant la candidature aux membres des familles ayant régné sur la France. Cet amendement sera retiré et la loi d'exil des Bonaparte de 1832 sera définitivement abrogée.

Le prince annoncera sa candidature le 26 octobre. Il obtiendra le soutien de la plupart des notables du parti de l'Ordre : Odilon Barrot, Molé et surtout Thiers persuadé qu'il avait affaire "à un crétin que l'on mènera". Le prince prendra position pour l'amnistie des condamnés politiques, l'allègement des impôts, de la conscription, les grands travaux pour lutter contre le chômage, la création d'institutions de prévoyance sociale, des modifications de la législation industrielle. Il obtiendra 74 % des suffrages exprimés (55 % des inscrits) lors de l'élection du 10 décembre, contre 19,5 % à Cavaignac et 5 % à Ledru-Rollin. Il ne sera devancé que dans quatre départements de Bretagne et de Provence en raison du refus de ralliement des légitimistes.

Un quart de son électorat proviendra de l'extrême gauche. Louis-Napoléon obtiendra la majorité dans les départements "rouges" du Limousin, du Périgord, du Centre, du Dauphiné et, à un moindre degré, en Bourgogne, dans le Lyonnais et à Paris. Le bonapartisme s'implantera également dans des zones jadis rebelles comme la Normandie, la Picardie occidentale, les marges armoricaines et l'Est aquitain. De nombreux paysans verront en lui le candidat des bleus contre les blancs et les rouges.

Louis-Napoléon prêtera serment à la Constitution le 20 décembre 1848, sans approuver la durée trop courte du mandat présidentiel et son non renouvellement, ainsi que le strict régime de séparation des pouvoirs. La première partie du mandat sera assez terne. Louis-Napoléon, contesté par le parti républicain, confiera le gouvernement aux notables du parti de l'Ordre, notamment à Odilon Barrot. Les partisans du prince n'obtiendront que peu de places sur les listes du parti de l'Ordre aux élections législatives de mai 1849.

Louis-Napoléon prendra l'initiative d'ordonner aux troupes françaises du corps expéditionnaire envoyé à Rome, de répondre à l'accrochage du 30 avril avec les soldats de la République romaine. Par une lettre publique au colonel Ney en poste à Rome, il condamnera la politique réactionnaire de l'administration pontificale. Le ministère Barrot, en difficulté, se désolidarisera du président et Falloux démissionnera, entraînant la défection des catholiques. Louis-Napoléon en profitera pour congédier Barrot et nommer un ministère extraparlementaire sans président du Conseil. Grâce à son demi-frère Morny, qui formera le parti élyséen, le prince nommera un gouvernement comprenant des personnages comme Rouher, Parieu et Fould. Il revendiquera sa responsabilité personnelle dans la conduite des affaires, tout en manifestant sa volonté de gouverner avec le concours de l'Assemblée. Cette dernière ne réagira pas.

La majorité conservatrice tentera en vain, à la faveur de la mort de Louis-Philippe le 26 août 1850, d'opérer la réconciliation enter légitimistes et orléanistes. Certains orléanistes songeront à la candidature du prince de Joinville à la présidence de la République, en prélude à une régence de la duchesse d'Orléans. Le parti élyséen de Morny récupérera alors d'anciens membres du parti de l'Ordre et de légitimistes déçus.

Louis-Napoléon multipliera les revues militaires à l'automne. Elles se transformeront en manifestations bonapartistes malgré les ordres de Changarnier, commandant de la division de Paris et de la Garde nationale, de pousser des cris sous les armes. Le général Neumayer, qui tentera de sévir contre les soldats qui n'avaient pas respecté les consignes de silence à la revue de Satory, le 10 octobre, sera destitué par le président. Ce dernier destituera également Changarnier le 9 janvier 1851, qui menaçait de faire appel à la force armée à la demande du président de l'Assemblée. Cette dernière votera une simple motion de blâme contre le ministère, le 18 janvier. Louis-Napoléon pourra ainsi entreprendre, au printemps 1851, la procédure légale de révision constitutionnelle. Malgré le soutien du peuple et l'appui d'un groupe favorable à l'Assemblée, cette révision ne réunira que la majorité absolue et non celle des trois quarts qui s'imposait pour être adoptée.

Le matin du mardi 2 décembre 1851, jour anniversaire du sacre de Napoléon Ier en 1804 et de la victoire d'Austerlitz en 1805, les Parisiens découvriront sur les murs de la ville deux proclamations, adressées à la population et à l'armée. Le président de la IIème République, Louis-Napoléon Bonaparte, y annoncera la dissolution de l'Assemblée législative, qui refuse de modifier la Constitution de 1848 et l'empêche de solliciter un nouveau mandat présidentiel en 1852 . Il invitera le peuple de France à lui donner mandat pour rédiger une nouvelle Constitution, lui permettant de se maintenir à la tête de l'Etat avec des pouvoirs accrus.

Le "oui" obtiendra 76 % des inscrits lors du plébiscite des 21 et 22 décembre 1851, le "non" 6 %.
Personnes ayant exercé le pouvoir   
Napoléon III
Fils cadet de Louis Bonaparte, frère de Napoléon Ier, Charles-Louis-Napoléon Bonaparte verra le jour à Paris, le 20 avril 1808 à Paris. Son parrain sera l'Empereur.
Président de la République de France (entre 1848 et 1851)
Empereur de France (entre 1851 et 1870)
En relation    

Maison de Victor Hugo


Hauteville Fairy : Le salon chinois
Salle 3
entre 1863 et 1864
Le salon chinois occupe l'emplacement du grand salon aménagé par Victor Hugo place des Vosges. Ce dernier, frappé de proscription après le coup d'état de Napoléon III le 2 décembre 1851, s'enfuira en Belgique le 11 décembre, muni d'un faux passeport.



Hauteville Fairy - La salle à manger
Salle 4
entre 1855 et 1864
Aménagée à l'emplacement de la chambre de Madame Hugo et d'une partie du corridor, cette salle expose des meubles conçus par Victor Hugo pour la demeure de Juliette Drouet à Guernesey. Ce dernier achetait des coffres et des panneaux en bois sculptés qu'il confiait à un ébéniste guernesiais, à qui il remettait les plans qu'il avait dessiné.



Les photographies de l'exil
Salle 5
entre 1852 et 1864
Aménagée à l'emplacement d'un cabinet de travail dépendant semble t-il de la chambre attribuée à Léopoldine puis à ses frères, cette salle expose quelques unes des photographies réalisées par les fils de Victor Hugo et Auguste Vacquerie, au début de la période d'exil dans les Iles Anglo-Normandes.



Musée Carnavalet


Le Second Empire
Salle 128
approx. entre 1850 et 1870


Musée du Louvre


Anciens petits appartements Napoléon III
Chambre du Ministre
Salle 96
Documentation



Anciens petits appartements Napoléon III
Salon bibliothèque
Salle 95
Documentation.



Anciens petits appartements Napoléon III
Collection d'Adolphe Thiers
Premier salon
Salle 92
XIXème siècle

Appartements Napoléon III
Boudoir ou Salon de la Terrasse
Salle 86


Appartements Napoléon III
Corridor
Salle 82


Appartements Napoléon III
Grande salle à manger
Salle 83
Scènes de chasse de Louis-Godefroy Jadin. Ciel d'Eugène Appert. Décor sculpté d'Emile Knecht.



Appartements Napoléon III
Salon théâtre
Salle 85
Plafond peint Les Saisons de fleurs d'Auguste Gendron. Décor sculpté de François-Théophile Murgey. Deux tableaux d'après Franz Xaver Winterhalter : L'Impératrice Eugénie en pied L'Empereur Napoléon III en pied.



Appartements Napoléon III
Grand salon
Salle 87


Appartements Napoléon III
Salon de famille
Salle 88


Appartements Napoléon III
Petite salle à manger
Salle 84
Trompe l'oeil de C. Héron et d'Adolphe Forestier sous la direction de Laurent-Jean. Décor sculpté de Louis-Alphonse Tranchant.



Appartements Napoléon III
Galerie d'introduction
Salle 90
Panneaux de Charles-François Daubigny



Appartements Napoléon III
Antichambre
Salle 91
XIXème siècle
Plafond peint : Les Arts de Victor Biennoury.



Cour Marly
Le domaine de Marly, vendu comme bien national en 1799, comprenait un pavillon central entouré de douze autres bâtiments destinés aux invités et symbolisant les douze mois de l'année.



Escalier du Ministre
entre 1854 et 1861


Escalier du Ministre
entre 1854 et 1861


Cour Marly
Le domaine de Marly, vendu comme bien national en 1799, comprenait un pavillon central entouré de douze autres bâtiments destinés aux invités et symbolisant les douze mois de l'année.



Cour Marly
Le domaine de Marly, vendu comme bien national en 1799, comprenait un pavillon central entouré de douze autres bâtiments destinés aux invités et symbolisant les douze mois de l'année.



Opéra de Paris


Façade principale et toit
approx. entre 1860 et 1869
La façade de l'Opéra de Paris prend la forme d'un front de scène extérieur dont le perron constitue le plateau. Charles Garnier fera référence au soubassement du Ministère de la Marine, construit par Gabriel place de la Concorde (1768), et à la Colonnade du Louvre de Perrault (1668) pour le premier étage.



Façades latérales
Les façades latérales sont entourées d'une balustrade surmontée de huit colonnes monumentales ornées d'éperons de navires, et de vingt-deux statues lampadaires.



Pavillon du Chef de l'Etat
La façade arrière de l'Opéra de Paris comprend un pavillon, coté ouest, accessible par une large rampe permettant aux souverains de descendre de voiture loin de la foule.



Le grand vestibule
Le grand vestibule adopte une certaine simplicité qui tranche avec la richesse et l'opulence du grand escalier qu'il précède. Charles Garnier le qualifiera "d'un des récitatifs du monument". Les murs et les voûtes affichent un décor sculpté par Alphonse Hurpin, d'après des dessins de l'architecte.



Le grand escalier
approx. entre 1860 et 1869
Charles Garnier s'inspirera du grand escalier du Grand-Théâtre de Bordeaux, dessiné par Victor Louis, pour réaliser un grand escalier doté de nombreux balcons en marbre précieux, permettant aux spectateurs d'assister à la montée des marches des nouveaux venus, et de se montrer eux-mêmes.



Rotonde des abonnés
entre 1861 et 1875


La salle
approx. entre 1860 et 1869
Garnier concevra une salle à la française, dont la couleur rouge devait mettre en valeur la jeunesse et l'éclat des femmes. Il dessinera lui-même les fauteuils, d'une taille et d'un confort très supérieurs à ce qui existaient jusqu'alors.



Dégagements de la salle
entre 1860 et 1875
Les sols des dégagements de la salle, d'une dimension très importante, sont recouverts de tapis de mosaïques de marbre. Les escaliers latéraux sont portés par des colonnes de granit ou de pierre marbrière du Jura, aux couleurs décroissantes.



L'avant foyer
approx. entre 1860 et 1869
La voûte de l'avant foyer est recouverte de mosaïques, essentiellement réalisées par des artisans italiens installés à Paris. Les quatre panneaux centraux dessinés par Paul-Alfred de Curzon, représentant Artémis et Endymion, Orphée et Eurydice, L'Aurore et Céphale, Psyché et Hermès, seront exécutés à Venise par la maison Salviati.



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