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La dynastie Tang est la treizième dynastie chinoise. Elle succède à la Dynastie Sui (581/618). Les Tang ont régné de 618 à 907, avec une interruption entre 690 et 705, lorsque Wu Zetian prit le pouvoir.
Sous la dynastie Tang, l'Empire atteint une extension qu'il n'avait jamais connue auparavant et sa capitale, Chang'an, fut la ville la plus peuplée du monde. La population totale de l'Empire, en revanche, ne semble pas très supérieure à celle des époques précédentes. Elle est sans doute supérieure à 50 millions d'habitants.
L'époque Tang, marquée par un certain cosmopolitisme, est particulièrement brillante sur le plan culturel. Elle est considérée comme l'âge d'or de la poésie classique chinoise.
Au IXème siècle, le pouvoir politique des Tang s'affaiblit. En 907, un général dépose l'empereur, donnant naissance à la dynastie des Liang postérieurs.
Origine
Vers 550, à l'ordre des Han, s'était substitué le désordre de royaumes locaux. Après une période incertaine la situation se stabilise entre une Chine de barbares semi-sinisés aux Nord et l'Empire Han au Sud (succession des cinq dynasties). En 577, un puissant ministre (Yáng Guǎng) permet la réunification du Nord en un seul Royaume. Il crée la dynastie Sui, puis, détruisant les forces Cheng du Sud, il reconstitue l'Empire Chinois : c'est la période Sui (589-618).
Les deux grands bâtisseurs du Nouvel Empire, Wendi des Sui et Li Shimin, des Tang, étaient tous deux originaires du Nord, longtemps dominé par les Barbares. Les populations nomades avaient été finalement assimilées; cependant, elles avaient transmis aux Chinois une part importante de leur civilisation, à commencer par les usages de la vie quotidienne, la musique, les divertissements. La chasse, l'usage du cheval et l'escrime complétèrent désormais la vie du lettré, lequel avait partiellement oublié ses préjugés contre la caste militaire et les marchands. Les Tang se voulaient pourtant chinois, depuis le gouvernement, copié sur celui des Han, jusqu'à la culture, avec la réaction classiciste en littérature. Ils avaient conscience d'être le deuxième grand empire. Vainqueur des Sui, Li Shimin confia le pouvoir à son père Gaozu (618-626). Les nouveaux maîtres de la Chine reprirent l'oeuvre de Sui Wendi en procédant à une vaste réforme agraire, dont le principe de base était qu'aucune terre ne pouvait être donnée en fermage. Cependant, les cas d'exemption (fonctionnaires, monastères) étaient si nombreux que la loi ne put empêcher la "disparition des paysans sans terre".
Émergence des Tang : les premiers empereurs
Li Yuan est gouverneur du Shanxi, son fils le pousse à se révolter. L'Empereur des Sui est assassiné, il fait de son père le leader d'un ordre confucéen similaire aux Sui, le lieutenant de l'Empire. Par les armes, ils restaurent un petit-fils de l'Empereur Sui, puis Li Yuan s'intronise Empereur Gaozu (566-618-635) : La dynastie Tang est instaurée (618).
En 626, Li Shimin, vainqueur d'un conflit fratricide, pousse son père Gaozu à abdiquer et monta sur le trône sous le nom de TàiZōng. Ensuite, son premier souci fut d'asseoir la puissance chinoise en Asie, tant par les armes que par la diplomatie. Il obtint en particulier l'alliance de tribus turques.
Là, il renforce sa politique contre les Turcs Orientaux, qu'il soumet en 630.
En 641, le souverain tibétain reconnaît sa souveraineté. En 642, il soumet les Turcs occidentaux. De 640 à 648, il soumet les oasis récalcitrantes du Bassin du Tarim : la route de la soie est durablement rétablie. En 645, il ne parvient pas à soumettre les royaumes coréens. En 648, la domination chinoise fut de nouveau effective au Xinjiang.
Il meurt en 649, ayant imposé puis consolidé une nouvelle dynastie, ayant imposé une Chine puissante, organisée, et respectée (et crainte) des barbares proches. Il impose également la Chine comme arbitre de l'Asie orientale et centrale, avec la vassalité de nombreux royaumes et khanats limitrophes.
Gaozu (618-626)
En 618, Gaozu, (nom d'origine Li Yuan) prit donc le pouvoir et une nouvelle ère de prospérité commença. Le Bouddhisme, qui s'était lentement introduit en Chine au premier siècle, devint la religion prédominante et fut largement adopté par la famille royale. On estime que Chang'an (l'actuelle Xi'an), la capitale de l'époque, était alors la plus grande ville du monde.
Sur le plan administratif, une importante novation consista à confier les provinces à des gouverneurs militaires (ce sera, à longue échéance, la perte de la dynastie). Le gouvernement central, copié sur celui des Han, fut perfectionné par la création de sections techniques confiées à des experts plutôt qu'à des lettrés. Le bon fonctionnement du système permit une augmentation sans précédent du budget de l'État: la population atteignit le chiffre de cinquante millions d'habitants (dont deux millions pour la capitale)
Taizong (626-649)
Un conflit avait opposé Li Shimin, à ses deux frères, que Li Shimin finit par tuer. En effet, c'étatit lui qui a aidé son père à lever l'armée des tang, et il était le stratège à l'origine des victoires qui aient placé les Tang à la tête de l'empire. Or li Yuan a préféré faire de son fils ainé, Li JianCheng son dauphin. Ce dernier craignant la puissance militaire de son frère cadet, Li Shimin, entra en conflit ouvert avec ce dernier. Au cours d'une bataille connue sous le nom du coup d'Etat de la porte Xuan Wu, Li shimin élimina le dauphin ainsi que son petit frère. En 626, Li Shimin poussa son père à abdiquer et monta sur le trône sous le nom de Taizong. Son premier souci fut d'asseoir la puissance chinoise en Asie, tant par les armes que par la diplomatie. Il obtint en particulier l'alliance des Turcs Ouigours. En 648, la domination chinoise fut de nouveau effective au Xinjiang.
Gaozong (650-683)
Gaozong consacra son règne à consolider l'oeuvre de son père. Grâce à ses frontières bien protégées, à son administration, à ses routes, à ses canaux, l'Empire connut alors une prospérité générale. De nombreux étrangers convergeaient par terre et par mer, apportant avec eux les produits du monde entier, tandis que la langue chinoise devenait un moyen de communication universel dans tous les milieux cultivés de l'Asie orientale. Dès les dernières années du règne se manifesta cependant un déclin que plus rien ne peut freiner, marqué par l'usurpation du pouvoir par l'impératrice Wu Zetian à qui Gaozong avait progressivement abandonné son pouvoir de décision politique.
Intermède Zhou de Wu Zetian (683-705)
Impératrice douairière à partir de 683, elle déposa son fils et se proclama "empereur" de la brève dynastie Zhou (690-705) en 690. Elle mena la politique de la gentilhommerie chinoise, son alliée, mécontente de la politique turcophile de la cour et inféodée au clergé bouddhiste. Économiquement tout-puissant, ce dernier transformait les monastères en banques de dépôt et faussait le jeu monétaire en fondant l'argent des offrandes pour le thésauriser sous forme de statues. La politique de Wu Zetian fut poursuivie par l'impératrice Wei. En 705 Wu Zetian abdique en faveur d'un de ses fils, Zhongzong, auquel succéda son frère Ruizong.
Xuanzong (712-756)
Pour recouvrer un certain équilibre, la réaction le porta sur le trône. C'était un grand protecteur des arts, mais un souverain faible, bientôt manipulé par un entourage sans scrupule, dont l'âme était la belle concubine Yang Guifei.
Les guerres civiles
Un des membres de l'entourage de Xuanzong, le général An Lushan, avait su exagérer les risques d'une invasion barbare pour se faire confier une armée considérable, avec laquelle il marcha sur la capitale.
En fuite, l'empereur abdiqua au profit de son fils Suzong (756-762), qui défit l'usurpateur avec l'aide de la cavalerie ouigoure, mais la Chine ne devait pas se remettre de cette guerre civile qui coûta la vie à un tiers de la population. Quant aux alliés turcs, conscients d'être indispensables, ils se conduisaient en maîtres dans la capitale, où ils exigeaient de leurs chevaux un prix exorbitant. Dans les provinces, les gouverneurs cessèrent d'acheminer l'impôt et transmirent leur charge à leurs fils. Pour sauver la situation, le gouvernement décida en 845 d'interdire les religions étrangères. Il ne s'agissait pas de prendre une mesure antireligieuse, mais de récupérer l'argent des étrangers, placé dans les monastères bouddhiques, dans les temples mazdéens, les mosquées, etc. Cette manoeuvre audacieuse n'intervint d'ailleurs qu'après l'écrasement des dangereux alliés ouigours par les Turcs Chat'o.
Daizong, fils de l'empereur Suzong, régna de 762 à 779. Sous son règne, le Roi du Tibet, Trisong Detsen (740-797), envahit la capitale de la Chine Chang'an et mis en place un nouvel empereur.
Fin de la dynastie
La dynastie vivait ses derniers jours: le IXème siècle fut jalonné de révoltes paysannes réprimées dans le sang; au cours de la plus importante, qui dura six ans (874-880), eut lieu la prise de Canton, avec le massacre de cent vingt mille étrangers. La capitale fut sauvée in extremis grâce à l'aide des Turcs, mais la dynastie des Tang devait néanmoins sombrer en 907 dans le désordre général. La Chine allait connaître alors un nouveau morcellement (période des Cinq Dynasties) jusqu'à l'arrivée des Song.
Art et culture
La dynastie Tang a consacré l'âge d'or de l'art et la littérature chinoise.
Rayonnement culturel
A l'instar de l'économie prospère des Tang, la culture Tang était une des plus brillantes de son époque, et entretint de nombreuses relations avec d'autres pays. De nombreux étudiants en provenance de Corée et du Japon sont venus en Chine durant cette période, ou la pensée chinoise s'est fortement ancrée dans ces pays considérés par la suite "de culture confucéenne". Étant donné les bonnes relations entretenues avec le monde arabe, le jade, le poivre et l'Islam ont pénétré en Chine. Près de la moitié des fresques et sculptures de Dunhuang ont été réalisés sous la dynastie Tang.
Étant donné la relative tolérance de l'empereur Taizong, le bouddhisme et le taoisme connurent sous les Tang un grand essor. Une entreprise de traduction des classiques bouddhiques de grande envergure commença alors, et popularisa ou approfondit les nombreuses écoles bouddhiques en provenance d'Inde, dont l'école chan, plus connue sous le nom d'école zen qui fut transmise au Japon durant cette période. L'Islam et le christianisme nestorien pénétrèrent en Chine à cette époque.
L'âge d'or de la littérature chinoise
La partie la plus fascinante de la littérature Tang se trouve dans sa poésie : à l'aube des Tang, Li Bai, Du Bo, Du Fu, Wang Wei, puis Li Jia, Han Yu, Bai Juyi au milieu de la dynastie, et enfin Li Shangwen et Du Mu vers la fin sont quelques-uns des poètes les plus connus. Aux styles riches et variés, la poésie Tang a puisé dans le vaste répertoire de légendes chinoises, tout en gardant un sens des détails de la vie quotidienne. Le respect de la métrique et des références à la poésie antique donnent à la poésie Tang une envergure jamais égalée par les Song, les Ming ou les Qing qui leur firent suite.
Les Tang poursuivirent et enrichirent la tradition du roman fantastique hérité des Six Dynasties, tout en donnant au roman une intégrité narrative et un ancrage dans les réalités sociales de la vie. Ces oeuvres donnèrent par la suite leurs fondements au conte sous les Song et au roman sous les Qing.
Peinture
La peinture de paysages shanshui (montagne et eau) commença sous les Tang et constitua le thème majeur de la peinture, où la pensée bouddhiste affère visiblement. Wu Daozi (Wu Tao-Tzu, 680-740), est connu pour la légende qui le voit entrer et disparaître dans sa propre peinture. Dérivé des techniques de calligraphie chinoise, la peinture de paysages chinoises, support de riches réminiscences philosophiques et cosmologiques, est un des accomplissements picturaux chinois les plus originaux.
Musique
Le premier corpus musicologique chinois richement documenté concerne le qin de la dynastie Tang, quoique son usage remonte aussi loin que les Han.
Des fouilles de la fin du XXème siècle ont révélé, dans une tombe intacte, un grand nombre d'instrument de musique (dont un ensemble spectaculaire de cloches de concert), mais aussi des tablettes avec instructions de jeu et des partitions pour orchestres.
Opéra
L'apparition de l'opéra chinois est généralement attribuée à l'empereur Xuanzong (712-755), qui a fondé le "Jardin des Poires" (li yuan), la première troupe d'opéra connue en Chine.
Empereurs de la dynastie Tang
La dynastie Tang compta 20 empereurs, dont la succession s'interrompt brièvement en 690 pour faire place à Wu Zetian de la dynastie Zhou, la seule femme de l'histoire chinoise à s'être proclamée "empereur" au lieu de se contenter du titre d'impératrice douairière.
Empereurs de la première période Tang
1. Gaozu (Li Yuan) (618-626)
2. Taizong (Li Shimin) (626-649)
3. Gaozong (Li Zhi) (649-683)
Impératrice de la Dynastie Zhou
- Wu Zetian (Shengshen) (690-705)
Empereurs de la seconde période Tang
4. Zhongzong (Li Xian) (684-684) et (705-710)
5. Ruizong (Li Dan) (684-690) et (710-712)
6. Xuanzong (Li Longji) (712-756)
7. Suzong (Li Heng) (756-762)
8. Daizong (Li Yu) (762-779)
9. Dezong (Li Kuo) (779-805)
10. Shunzong (Li Song) (805-805)
11. Xianzong (Li Chun) (805-820)
12. Muzong (Li Heng) (820-824)
13. Jingzong (Li Zhan) (824-826)
14. Wenzong (Li Ang) (826-840)
15. Wuzong (Li Yan) (840-846)
16. Xuanzong (Li Zhen) (846-859)
17. Yizong (Li Cui) (859-873)
18. Xizong (Li Yan) (873-888)
19. Zhaozong (Li Ye) (888-904)
20. Aizong (Li Zhu) (904-907), abdique.
Source Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Tang
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| Li Yuan (Gaozu) (566-632)
Gaozu fut le fondateur de la dynastie Tang. Les sources sont partagées sur son rôle réel ; certaines lui attribuant un mérite important, le qualifiant de fin diplomate et de gouverneur à la fois expérimenté et ambitieux. Empereur de Chine (entre 618 et 626)
Li Shimin (Taizong) (599-649)
L'empereur Tang Taizong (né Li Shimin) fut le deuxième empereur de la dynastie Tang de Chine. Il régna de 626 à 649. Second fils de Li Yuan, il est considéré comme le cofondateur de la dynastie par l'appui militaire essentiel qu'il apporta à son père dans la conquête du trône avant de provoquer son abdication et de le remplacer à 27 ans en prenant le nom de Tang Taizong. Enfant de : Li Yuan (Gaozu) Empereur de Chine (entre 626 et 649)
Li Zhi (Gaozong) (628-683)
Gaozong de son nom personnel Li Zhi consacra son règne à consolider l'oeuvre de son père Taizong. Grâce à ses frontières bien protégées, à son administration, à ses routes, à ses canaux, l'Empire connut alors une prospérité générale. Enfant de : Li Shimin (Taizong) Empereur de Chine (entre 650 et 683)
Li Xian (Zhongzong) (656-710)
Enfant de : Li Zhi (Gaozong) Empereur de Chine (684) Empereur de Chine (entre 705 et 710)
Li Dan (Ruizong)
Enfant de : Li Zhi (Gaozong) Empereur de Chine (entre 684 et 690) Empereur de Chine (entre 710 et 712)
Li Longji (Xuanzong) (685-762)
Xuanzong succédera à son père Ruizong. C'était un protecteur des arts, mais un souverain faible, bientôt manipulé par un entourage sans scrupule, dont l'âme était la belle concubine Yang Guifei. Enfant de : Li Dan (Ruizong) Empereur de Chine (entre 712 et 756) |  | En relation |  |
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