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Guide de visite : Iran
Iran
L'Iran à l'âge du fer et les dynasties néo-élamites
Section 18 sur 34

Musée du Louvre
Antiquités orientales

Période : entre le XIVème et le VIème siècle avant J.C.
Région en relation : Iran

Ouvert tous les jours sauf mardi

 
L'Elam sera le berceau de la civilisation en Iran, au IVème millénaire avant Jésus-Christ. Les premiers états apparaissent autour d'Awan, la capitale, et de Suse.

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Description   
La Période Pré-élamite

La "révolution néolithique", qui prendra sa source dans le "noyau" levantin (Proche-Orient) au IXème millénaire avant Jésus-Christ, sera marquée par l'apparition des premiers villages agricoles. Elle gagnera l'Iran entre la fin du VIIIème millénaire et le début du VIIème avant Jésus-Christ. Elle laissera des traces dans le Zagros à Zawi Chemi et à la grotte de Shanidar, dans le Kurdistan irakien, ainsi qu'à Ganj-e Dareh dans la vallée de Kermanshah située dans les hautes montagnes de l'ouest iranien. Le village de Qalaat Jarmo, au Kurdistan, atteste de la pratique de l'agriculture et d'un premier artisanat de céramique au début du VIIème millénaire avant Jésus-Christ. La civilisation villageoise gagnera l'ouest iranien à partir de Ganj-e Dareh et laissera ses empreintes sur les sites de Asiab, Guran ou Ali Kosh et de Choga Mish.

La Susiane connaîtra ses premiers établissements, notamment à Tepe Sabz, à la fin du VIIème millénaire avant Jésus-Christ. L'ensemble du plateau iranien sera colonisé dans le même temps. Les sites de Godin Tepe au Luristan, de Tepe Sialk au nord du Zagros et de Tepe Yahya et Tell-i Bakun dans le Fars, verront alors le jour. La civilisation villageoise agricole qui englobe tout l'Iran à la fin du Néolithique, se propagera ensuite plus à l'est, en Afghanistan, en Asie Centrale, et dans la vallée de l'Indus. La civilisation iranienne, soumise à des conditions climatiques difficiles et un relief hostile, ne connaîtra pas alors l'âge d'or qui marquera alors la Mésopotamie, le Proche-Orient et l'Egypte. Le plateau iranien se dotera toutefois d'un embryon de réseau commercial et entreprendra l'exploitation des premiers gisements de minerais, notamment dans le Kerman.

La plaine de la Susiane, peuplée dès le début du VIème millénaire avant Jésus-Christ, deviendra l'un des axes de transit des matières premières du plateau iranien destinées à la Mésopotamie située dans son prolongement. La région, ainsi influencée par la riche civilisation voisine, prendra le pas sur les autres civilisations iraniennes. Les conditions géographiques de la région étaient identiques à celles de la vallée du Tigre et de l'Euphrate.

La ville de Suse, fondée à la fin du Vème millénaire avant Jésus-Christ dans la plaine du Karkheh, deviendra un comptoir mésopotamien de la civilisation d'el 'Ubaid. Les Susiens bâtiront alors une construction sur terrasse, dont la fonction n'est pas clairement déterminée, sur un plan identique à celui de bâtiments identiques de la Mésopotamie contemporaine. L'influence sumérienne sera toujours aussi vivace à l'époque d'Uruk, qui succèdera à celle d'el 'Ubaid. La cité adoptera l'écriture de Sumer dès le milieu du IVème millénaire avant Jésus-Christ. Les marchands mésopotamiens marqueront de leur influence les sites de Tepe Sialk, Godin Tepe, plus au nord, et Tepe Yahya. La Susiane se détachera progressivement du Haut Pays de l'Elam peuplé des pasteurs nomades ancêtres des élamites.

Le nom de Suse, parvenu jusqu'à nous par les hébreux et les grecs, serait un dérivé du nom élamite Shushan, signifiant le lis. Cette fleur était très répandue dans la plaine susiane. La partie supérieure, appelée Tell de l'Acropole, constituait le centre de la cité élamite. Darius construira l'Apadana dans le quartier perse, lorsqu'il fera de Suse l'une de ses capitales.

L'art Pré-élamite du Vème millénaire avant Jésus-Christ sera essentiellement caractérisé par la poterie peinte, dont les tombes et maisons de Suse ont livré de nombreux spécimens. La vaisselle sera décorée, notamment les très nombreux gobelets, de motifs représentant principalement des animaux stylisés. L'art susien produira également des cachets permettant de sceller les marchandises transitant par la cité. Ils seront ornés de motifs divers, notamment de la figure du "maître des animaux" (personnage surnaturel à corps d'homme et à tête de bouquetin) et du serpent représentant les eaux souterraines dans la religion élamite, qui peut être associé au maître des animaux. Ces figures, issues du pays montagneux entourant la Susiane, devaient symboliser les forces de la Nature. Les artistes mésopotamiens et susiens développeront plus tard les sceaux-cylindres, qui permettra de graver des frises dans l'argile par roulement. Cette invention s'accompagnera d'un renouveau artistique qui enrichira le répertoire des figures mythiques par la représentation de scènes de la vie quotidienne, notamment agricoles et artisanales. Le sceau-cylindre, dont la fonction sera essentiellement commerciale et administrative, sera utiliser pour sceller les marchandises, sceller les portes des palais et des temples, signer des contrats et les décisions royales.

L'écriture, née Uruk dans le sud de la Mésopotamie, apparaîtra ensuite à Suse soumise à l'influence de cette région. Elle apparaîtra dans un premier temps sur les bulles d'argiles contenant les jetons (calculi) qui servaient à calculer. Cette invention sera mise à profit pour conserver les informations, essentiellement commerciales, et les transmettre. Le sceau-cylindre permettra alors d'authentifier les bulles grâce à la marque des acteurs de la transaction. Les calculi seront ensuite comptabilisés par des encoches sur les bulles, afin de se prémunir contre les litiges. Les premiers pictogrammes, qui apparaîtront sur les jetons, symboliseront ensuite la nature des marchandises.

La Période Proto-Elamite

La Susiane subira le contrecoup de la crise qui affectera la Mésopotamie à la fin de la période d'Uruk et au début de celle de Jemdat-Nasr. Les Proto-sumériens quitteront la région qui sera abandonnée au nomadisme. Suse, qui conservera son rôle de plaque tournante des échanges inter-iraniens, passera sous le contrôle des nomades descendus des monts du Zagros situés à l'est. Ils seront à l'origine de la nouvelle civilisation élamite. Suse, privée de rôle politique, sera soumise à la nouvelle capitale de l'Elam construite dans le Fars, à Tepe Malyan, et baptisée Anshan. Cette ville située près de l'actuelle Shiraz, qui s'opposera à la cité akkadienne de Suse, comptera environ dix mille habitants à l'époque Proto-élamite (soit huit fois moins qu'Uruk en Mésopotamie à titre de comparaison). Elle sera entourée d'un mur qui délimitait une superficie d'environ deux cents hectares, dont le quart sera alors occupé. Anshan marquera la domination du Haut-Pays sur la Susiane. Sa population, hormis celle de la ville, abandonnera progressivement l'agriculture pour retourner au nomadisme. Suse conservera malgré tout son rôle de capitale culturelle. Elle transmettre notamment le principe de l'écriture aux Proto-élamites.

Le système politique et économique Elamites, hérité des Sumériens, sera basé sur la constitution de Cité-Etats. Chacune d'entre-elles sera dotée d'un palais et d'un temple. Le souverain (en Mésopotamie, l'ensi), aura la haute main sur l'administration et l'économie et contrôlera étroitement l'agriculture, le commerce et l'artisanat. La cité, qui rémunère directement ses administrés en fonction de leur âge, leur sexe, leur condition sociale, et leur emploi, assurera ainsi une fonction de redistribution. La langue proto-élamite n'a pas encore été déchiffrée. On suppose toutefois que des différentes Cité-Etats de l'Elam entretenaient des rapports conflictuels et que certaines d'entre elles parviendront à s'imposer sur leurs voisines.

Les Proto-élamites suivront l'exemple des Sumériens et développeront les échanges commerciaux. Ils installeront des comptoirs, notamment sur les sites de Tepe Sialk, au nord du Zagros, Tepe Hissar, au sud de la Mer Caspienne, sur la route menant en Afghanistan (Badakhchan) et en Asie Centrale (Turkménistan, sites d'Anau et de Namazgah Tepe), à Tepe Yahya dans le sud du Kerman, dans le désert du Lut. Ils poursuivront leurs efforts jusqu'à la métropole de Shahr-i Shokta, sur l'Hilmand, dans le Balouchistan, et Quetta, au sud de l'Hindu Kush, où ils rencontreront les marchands des civilisations pré-harappéennes (cultures du Ravi et de Kot-Diji). Ces sites livreront des tablettes en langue proto-élamite. Ce réseau commercial qui favorisera les échanges entre les Sumériens et les civilisations voisines sera à l'origine de la richesse de l'Elam.

L'écriture proto-élamite, de type pictographique, n'adoptera pas le système cunéiforme sumérien. Essentiellement utilisée dans le domaine commercial, comme le démontrent les nombreuses tablettes proto-élamites retrouvées, elle comportait des signes et des chiffres. Transcription de la langue des Elamites du Haut Pays, elle permettait d'inventorier les marchandises. Les pictogrammes, stylisés au point d'en être abstraits contrairement à l'écriture sumérienne, ne permettent pas aujourd'hui de distinguer les formes représentées. Certains signes devaient symboliser des personnages. Cette écriture, qui disparaitra au XVIIIème siècle avant Jésus-Christ, ne donnera apparemment naissance à aucune autre forme d'écriture qui permettrait de la déchiffrer.

La Période Paléo-Elamite

La disparition de la civilisation proto-élamite, vers 2700 avant Jésus-Christ, entraînera l'éclatement du pays en de multiples principautés. La ville de Suse retombera sous la coupe des Sumériens. Les nouvelles principautés iraniennes s'opposeront aux Mésopotamiens. La cité ville d'Awan, se trouvant probablement entre Luristan (région exportatrice de métaux vers la Mésopotamie) et la Susiane, près de l'actuelle Dezful, entendra son influence sur les cités élamites après la victoire de son roi semi légendaire Kish Enmeberagasi au XVIIIème siècle avant Jésus-Christ. Les souverains d'Awan, qui règneront sur la fédération de principautés élamites, mèneront ensuite des incursions en Mésopotamie, particulièrement contre Kish, à la tête de coalition élamites.

Ils seront les premiers à avoir laissé une liste royale en Elam. Celle-ci commence avec trois rois inconnus. Viendront ensuite Peli (vers -2550 avant Jésus-Christ), Târî, Ukkutahish, Hishep-Ratep (vers -2450 avant Jésus-Christ), Shushuntarana, Napil-hush, Kukku-Sime-Temti, Luhî-Ishshan (vers 2325 avant Jésus-Christ), Hishep-Ratep II, Hielu Epir-Mudi et Hîta (vers 2250 avant Jésus-Christ)

Sargon d'Akkad (2334-2279 avant Jésus-Christ), qui envahira la Susiane, devra affronter les principautés élamites. Son troisième successeur, Narâm-Sîn (2254-2218 avant Jésus-Christ), poursuivra la lutte contre les souverains d'Awan avec l'aide du gouverneur de Suse : Puzur-Inshushinak (ou Kutik-Inshushinak). Ce dernier prendra son indépendance au cours de la période d'anarchie qui marquera la fin de l'Empire akkadien en Mésopotamie. Il s'emparera de l'Elam et lancera quelques offensives en Mésopotamie avant de se proclamer "Roi des Quatre Régions". Suse compte alors une population avoisinant les vingt mille habitants. Le nouveau souverain rétablira la langue élamite et donnera naissance à une nouvelle écriture pour retranscrire la langue du pays. Elle sera utilisée parallèlement à l'akkadien des anciens dominateurs, retranscrit dans l'écriture cunéiforme. L'écriture de Puzur-Inshushinak, appelée élamite linéaire car les signes sont construits avec des lignes, ne lui survivra pas. Le roi devra quitter le pouvoir après l'invasion des mêmes Guti qui avaient renversés les souverains akkadiens.

La ville de Simashki dominera ensuite les principautés élamites, sous l'impulsion de l'un de ses premiers souverains, Gir-Namme. La IIIème Dynastie d'Ur, qui dominait alors la Mésopotamie, étendait alors son pouvoir sur la ville de Suse placée sous les ordres d'un shakkanakum aux ordres du lugal (le roi) après sa prise par Shulgi (2094-2047 avant Jésus-Christ). Ce dernier tentera d'endiguer la montée en puissance de la dynastie de Simashki en mariant ses filles aux rois de Warahshe et d'Anshan. Il constituera, dans le même temps, une légion étrangère composée de guerriers iraniens montagnards qu'il postera en Elam conquis. Ibbi-Sîn, successeur de Shulgi, interviendra en Susiane et en Anshan vers 2020 avant Jésus-Christ, avant de tenter une nouvelle politique d'alliances.

La Mésopotamie se désagrègera progressivement, avant de se diviser entre les royaumes d'Ur et d'Isin. Kindattu, roi de Simashki, fera alliance avec les seconds. Il sera repoussé par le roi d'Isin Ishbi-Erra en 2007 avant Jésus-Christ, alors qu'il tentait de s'emparer du sud de la Mésopotamie. Il entreprendra une nouvelle offensive trois ans plus tard, qui lui permettra d'envahir la ville d'Ur et s'emparer de ses trésors. Le roi Ibbi-Sîn sera exilé en Anshan. Sa défaite marquera la fin de la IIIème dynastie d'Ur et de la domination sumérienne sur la Mésopotamie.

Kindattu, nouveau maître de l'Elam, réinstaurera l'ordre en place sous les proto-élamites mais renoncera à s'établir en Mésopotamie. Les souverains d'Isin, puis de Larsa, se partageront la région. Simashki, enrichie par les réserves du Luristan, se substituera à Suse et à Anshan qui conserveront une place importante dans le royaume. L'influence mésopotamienne, véhiculée par Suse, s'imposera dans le pays au détriment de l'art élamite. L'akkadien, toujours utilisé sous les souverains de Simashki, sera progressivement abandonné au profit de l'élamite de type syllabique adapté à l'écriture cunéiforme mésopotamienne. Les deux langages seront alors retranscrits avec des signes identiques. Il en sera ainsi jusqu'à la fin de l'Elam.

Le roi Gungunum de Larsa ravagera l'Elam à la fin du XXème siècle avant Jésus-Christ, avant de s'emparer de Suse quelques années plus tard. La dynastie de Simashki, qui s'éteindra progressivement dans le courant du XIXème siècle avant Jésus-Christ, livrera une liste royale comprenant les noms de Gir-Namme (vers -2030 avant Jésus-Christ), Tazitta I, Ebarat I, Tazitta II, Lurrak-Luhha, Huba-simti, Kindattu (vers 2000 avant Jésus-Christ), Indattu-Inshushinnak I, Tan-Ruhuratir, Ebarat II, Indattu-Inshushinnak II, Indattu-Napir et Indattu-Temti.

Les premiers souverains de la nouvelle dynastie d'Eparti, fondée par le souverain du même nom, reconstruiront Anshan. Ils domineront l'Elam et le Haut-Pays après l'effondrement de la dynastie de Simashki. La population élamite, d'origine nomade, s'opposera à la civilisation akkadienne sédentarisée de Susiane qui était alors une possession mésopotamienne (le royaume de Larsa). Les souverains épartides se proclameront "Rois de Suse et d'Anshan", du Bas et du Haut Pays après leur reconquête de Suse et la réunification du pays. Ils feront d'Anshan une capitale opulente - grâce aux échanges le reste de l'Iran - et n'oublieront pas le Haut-Pays. Les grands sukkalamah feront sculpter les rochers du site de Kurangum, où était vénéré Naparisha.

Le panthéon élamite, qui comprenait certaines divinités mésopotamiennes introduites lors des invasions de la Susiane, comprenait les deux dieux principaux d'Anshan et de Suse, respectivement Naparisha et Inshushinak. Naparisha, le dieu tutélaire de l'Anshan et de tout le Haut-Pays élamite, sera hérité des temps archaïques de l'Elam. Il sera vénéré sur les sites rupestres en plein air de cette région, tels que Kurangum. Considéré comme le véritable souverain du pays, dont les rois ne sont que les serviteurs, cette divinité sera représentée chevauchant un serpent gigantesque symbolisant l'eau et la vie souterraine. Inshushinak, qui signifie "le seigneur de Suse", disposera de sa ziggurat dans cette cité ainsi que de temples dans la région. Cette divinité, à l'origine de la renaissance de la nature au printemps, sera assimilée au dieu mésopotamien Ningirsu/Ninurta (fils du grand dieu Enki/Ea), dieu de la terre et de la nature.

Les souverains élamites de cette époque porteront le titre de sukkalmah (grand régent) hérité de la hiérarchie de la IIIème dynastie d'Ur. Ayant autorité sur les autres princes de l'Elam, le sukkalmah devait être l'aîné de la famille. Il était assisté du sukkal (prince) de Suse, son frère cadet appelé à lui succéder. Ce dernier confiait son titre de sukkal à son frère le plus âgé après lui, lors de sa montée sur le trône. Le dernier sukkalmah de la lignée désignait son fils, ou l'un des ses neveux, pour lui succéder. Le sukkalmah régnait dans la ville de la dynastie régnante, généralement à Anshan, tandis que sukkal était installé dans le palais de Suse.

Les souverains de la dynastie épartide entreprendront de nouvelles incursions en Mésopotamie, partagée au début du XVIIIème siècle avant Jésus-Christ entre les souverains de Mari et des royaumes du Nord de la Mésopotamie, d'Eshnunna en Basse-Mésopotamie, de Babylone (dirigée par le roi Hammourabi), et enfin Larsa, alors très affaiblie. Le souverain élamite Siwe-palar-huhpak, troisième de la dynastie d'Eparti, s'emparera d'Eshnunna vers 1765 avant Jésus-Christ, tuant son roi Ibal-pî-el. Il scindera ensuite son armée en deux afin d'attaquer simultanément la ville d'Ekkalâtum, au nord, et celle de Babylone, au sud. Le roi de Mari, Zimri-Lin, menacée par cette percée vers le nord, fera alors alliance avec le roi Hammourabi. Siwe-palar-huhpak le rencontrera à Hiritum en 1764, où il avait été rejoint par des troupes envoyées par son allié.

Les Elamites, vaincus par une armée qui leur était très supérieure, devront se replier en Susiane. Hammourabi préférera entamer la conquête de la Mésopotamie plutôt que de poursuivre les vaincus. Kuduzulush I remplacera son père Siwe-palar-hupak à la tête du royaume et entreprendra d'importantes réformes. Son fils, Kutir-nahhunte I, s'opposera à Samsu-iluna, le fils d'Hammourabi qui gouvernait sur un royaume Babylonien en ébullition. Il profitera de la répression s'était abattue sur la ville d'Uruk pour s'emparer de la cité lors d'une offensive-éclair. La ville sera pillée. La statue de la déesse Ishtar sera emmenée en Elam où elle restera un millénaire, jusqu'à ce qu'Assurbanipal d'Assyrie la reprenne. La Première dynastie Babylonienne s'effondrera un siècle plus tard, sous les coups des Hittites, quelques années avant la celle d'Eparti.

La Susiane, culturellement sous l'influence mésopotamienne, conservera peu de traces du règne des souverains de la dynastie d'Eparti et sera peu affectée par leur disparition. Anshan, durement touchée, se dépeuplera. Ses habitants retourneront au nomadisme. Les autres civilisations de l'Iran, déjà frappées par la chute de la civilisation de l'Indus à l'est, ne survivront pas à l'abandon des comptoirs élamites. Le pays sombrera dans l'oubli pendant presque deux siècles.

Les noms des successeurs d'Eparti, fondateur de la dynastie qui porte son nom (vers 1850 avant Jésus-Christ), nous seront transmis par la liste royale. Cette dernière comprenait Shilhaha, Pala-Ishan, Kuk-Kirmash, Shirukduh I (vers 1800 avant Jésus-Christ), Shimut-Wartash, Siwe-palar-huppak (1770-1745 avant Jésus-Christ), Kuduzulush I (1745-1730 avant Jésus-Christ), Kutir-Nahhunte I (1730-1700 avant Jésus-Christ), Lila-Irtash, Tept-Agun I, Tan-Uli, Tept-Khalki, Kuk-Nashur II, Kutir-shilhaha I, Tept-Raptash, Kuduzulush II, Tata (vers 1600 avant Jésus-Christ), Atta-Mera-halki, Pala-Ishshan I, Kuk-Kirwesh, Kuk-Nahhunte et enfin Kutir-Nahhunte II (vers 1500 avant Jésus-Christ).

La transformation des minerais du plateau iranien donnera naissance à une métallurgie élaborée. Les matières premières seront importées de l'est et de la péninsule d'Oman dans le Golfe Persique. Certaines civilisations du Kerman, du désert de Lut et du Luristan confectionneront des armes, des vases et des outils qu'ils exporteront notamment en Susiane. Certaines poteries de cette région livreront d'importantes quantités d'objets en métal, ainsi que des sceaux-cylindres. Certains vases du IIème millénaire avant Jésus-Christ seront fabriqués en albâtre également importé du plateau iranien. L'artisanat du pays d'Anshan, fidèle à l'art proto-élamite, conservera son répertoire de figures d'inspiration animale représentant les forces de la Nature.
Contenu de la section    Classement par : noms / artistes / nature / emplacements / époques

Anonyme
Bracelet
approx. du XIVème au XIème siècle avant J.C.

Anonyme
Gobelet
approx. du XIVème au XIème siècle avant J.C.

Anonyme
Gobelet
approx. du XIVème au XIème siècle avant J.C.

Anonyme
Gobelet
approx. du XIVème au XIème siècle avant J.C.

Anonyme
Gobelet
approx. du XIVème au XIème siècle avant J.C.

Anonyme
Gobelet
approx. du XIVème au XIème siècle avant J.C.

Anonyme
Gobelet
approx. du XIVème au XIème siècle avant J.C.

Anonyme
Stèle
approx. du VIIIème au VIIème siècle avant J.C.
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