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Charlemagne ou Charles le Chauve
Vitrine 04
Le cheval est du Bas-Empire ou du IXème siècle. Le cavalier est du XVème siècle. La statuette s'inspire des bronzes équestres antiques. Le cavalier correspond aux descriptions de Charlemagne par ses contemporains, mais s'inspire également des portraits de Charles le Chauve. Le bronze, autrefois doré, est attesté dans les inventaires de la cathédrale de Metz dès le XVIIème siècle. Il a été restauré au XVIIIème siècle.
L'Italie au Vème siècle
Vitrine 11
La création artistique de la partie orientale et de la partie occidentale de l'ancien Empire romain restera soumise aux traditions antiques après la scission. Les ivoires sculptés à Rome au Vème siècle peuvent être datés avec une certaine précision en les comparant aux diptyques consulaires envoyés par les consuls lors de leur prise de fonction.
Patène de serpentine
Vitrine 13
Cette patène de serpentine, datant du Ier siècle avant ou après Jésus-Christ, a été remaniée à l'époque de Charles le Chauve, dans la deuxième moitié du IXème siècle. Elle provient du trésor de l'abbaye de Saint-Denis. La patène était autrefois associée à un canthare connu sous le nom de Coupe des Ptolémées (Bibliothèque nationale à Paris), transformé en calice par une monture d'orfèvrerie cloisonnée portant une inscription au nom de Charles le Chauve.
L'époque des invasions
Vitrine 14
Les envahisseurs venus de l'Est, qui franchissent les frontières de l'Empire romain pour la première fois en 406, s'installeront progressivement en Europe. Les Wisigoths éliront domicile en Espagne, les Ostrogoths en Italie et les Francs en Gaule. La tradition artistique de ces peuplades témoignera de leur attirance pour la couleur. Les artisans produiront des bijoux réalisés selon la technique de l'orfèvrerie cloisonnée, qui permet de sertir à froid des morceaux de pierre ou de verre coloré. Cet art, très développé en Italie, connaîtra également un développement important dans le Nord de la Gaule au cours de la dynastie mérovingienne de la fin du Vème siècle au milieu du VIIIème siècle. Saint Eloi, ministre de Dagobert, deviendra le patron des orfèvres. La parure de la reine Arnegonde, femme de Clotaire Ier, exposée dans cette vitrine provient d'un lot de bijoux trouvés en 1959 dans une tombe à Saint-Denis.
L'Art carolingien
Vitrine 15
Pépin le Bref, maire du palais d'Austrasie, se fera sacrer roi à Soissons en 751, après avoir déposé Childéric III. Les débuts de la dynastie carolingienne seront marqués par une période de prospérité économique et culturelle. Les artistes, qui interviendront dans les domaines de l'enluminure, de l'orfèvrerie, de la sculpture de l'ivoire et de la fonte de grands bronze, reviendront aux techniques et formes antiques. La cour de Charlemagne regroupera la plupart de ces artistes.
L'école lotharingienne
Vitrine 16
Le centre de la création se déplacera en direction de certains grands évêchés et monastère sous Louis le Pieux et Charles le Chauve. Plusieurs générations d'ateliers seront actives dans la région de Metz entre la période de l'épiscopat de Drogon (826-855), demi-frère de Louis le Pieux, et la fin du IXème siècle. La production tardive sera rattachée à la seconde école de Metz, également appelée école lotharingienne. |