| Description |  |
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Les murs des trois salles, qui occupent sur une centaine de mètres l'intégralité de la façade ouest du corps central du château, sont recouverts de marbres rares ornés de trophées en bronze doré et de miroirs provenant de la Manufacture de Saint-Gobain. Les plafonds des deux salons, peints par Charles Le Brun, évoquent les grandes actions du règne.
La figure de la France victorieuse, offrant un rameau d'olivier aux Puissances qui s'étaient unies contre elles, est assise sur un char attelé par des tourterelles symbolisant les mariages princiers qui uniront notre pays à la Bavière et à l'Espagne. L'Empire, l'Espagne et la Hollande, qui apparaissent paisibles dans les voussures, voisinent avec l'Europe chrétienne trônant sur des amas d'armes ottomanes symbolisant la victoire contre les Turcs.
Le tableau au-dessus de la cheminée, peint par Le Moyne en 1729, représente le souverain à l'âge de dix-neuf ans, tendant un rameau d'olivier et recevant ses deux filles aînées des mains de la Fécondité et de la Piété. La Discorde, qui apparaît dans le fond, ne parvient pas à ouvrir les portes du temple de Janus.
Les instruments de musique qui ornent les trumeaux sont l'oeuvre de l'orfèvre Ladoireau. |