Pont Alexandre III
Section 4 sur 37
Catégories
Ponts
entre 1897 et 1900
Région en relation : Paris VIIème (France)
La première pierre de ce pont sera posée le 7 octobre 1896, en présence du tsar Nicolas II et du président de la République Félix Faure. Il célèbre l'amitié franco-russe, décidée peu avant par Alexandre III (à qui le monument est dédié) et le président Carnot, dans le but avoué de faire contrepoids à la puissante Allemagne.
| Description |  |  |
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Ce pont est représentatif de l'art décoratif et de l'architecture exubérante de la IIIème république. Entièrement métallique, il sera construit en trois ans seulement, de 1897 à 1900, par l'ingénieur Jean Résal assisté d'Amédée Alby ainsi que par les architectes Cassien-Bernard et Gaston Cousin. Le pont Alexandre III sera inauguré à l'occasion de l'ouverture de l'Exposition Universelle de 1900.
Il est l'un des premiers édifices "préfabriqués" au monde, ses composants ayant été fondus et forgés dans les usines du Creusot, puis transportés par péniches avant d'être montés par une immense grue qui recouvrait toute la largeur de la Seine. Les architectes devront respecter les contraintes imposées par les pouvoirs publics de ne pas boucher la perspective des Invalides vue de la Concorde et des Champs-Elysées. Ils devaient également d'offrir une largeur proportionnelle à celle de l'actuelle avenue Winston Churchill et réduire le nombre des arches pour ne pas gêner la circulation fluviale.
Le pont, d'une largeur de 40 mètres, sera construit en biais pour rester dans l'axe de l'esplanade des Invalides. L'arche unique, longue de 109 mètres, permet d'enjamber la Seine en une seule volée, sans raccord central. L'ossature principale se compose de quinze arcs d'acier moulé à triple articulation, afin ce compenser les efforts de dilatation, appuyés contre des coussinets d'acier fixés à des culées.
Le pont possède, sur toute sa longueur, une décoration en fonte destinée à faire contrepoids. Il a construit au plus près du fleuve pour abaisser le niveau de gravité. Le surbaissement de l'ouvrage évite la formation d'un dos d'âne. Les guirlandes de coquillages et de flore marine suspendues sous la corniche permettent d'équilibrer l'ensemble. Les grandes clefs de voûte, ornées de décorations en cuivre, symbolisent l'alliance franco-russe.
Les Nymphes de la Seine, à l'aval, portent les armes de Paris, et, à l'amont, les Nymphes de la Néva, celles de la Russie. Elles sont l'oeuvre de Georges Récipon, créateur du Quadrige du Grand Palais. Quatorze candélabres en bronze à trois globes surmontent le garde-corps. Deux colonnes carrées de 17 mètres de hauteur, à proximité du Grand-Palais sur la rive droite, sont surmontées de statues équestres de bronze doré représentant la Renommée tenant Pégase. Des sculptures de même nature apparaissent sur la rive gauche.

| Contenu de la section |  |  |
Classement par : artistes | nature | époques | matériaux
Jules-Félix Coutan (1848-1939)
Emmanuel Fremiet (1824-1910)
Georges Gardet
Henri Désiré Gauquié (1858-1927)
Grandzlin  |
Mascarons Mascaron Troisième République de 1897 à 1900
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Pierre Granet
Alfred Lenoir
Laurent Honoré Marqueste (1848-1920)
André Massoule  |
Néréide Groupe Troisième République de 1897 à 1900
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Gustave Michel
Léopold Morice (1846-1919)
Abel Poulin  |
Mascarons Mascaron Troisième République de 1897 à 1900
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Georges Récipon
Clément Steiner
Anonyme
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| Plan(s) |  |  |
| Lieu(x) en relation |  |  |
Avenue du maréchal Galliéni (Invalides-Champs-de-Mars-Trocadéro)
| Elément(s) en relation |  |  |
Amsterdam :
Canaux et rues d'Amsterdam
