| Description |  |
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Le Portail Sainte-Anne réemploie des sculptures utilisées pour le portail de l'ancienne cathédrale. Les statues colonnes représentaient saint Marcel au trumeau, encadré par saint Pierre et saint Paul ainsi que des personnages de l'Ancien Testament. Chaque statue prend une forme allongée, en raison du fait qu'elle est taillée dans le même bloc que la colonne qui la supporte. Ces statues ont très certainement été sculptées entre 1140 et 1145, périodes qui marquent respectivement l'achèvement des portails de Saint-Denis et le commencement du portail royal de Chartres.
Le trumeau du portail Nord du transept, qui donnait accès sur l'enclos des chanoines, comportait une Vierge (toujours en place) entourée des trois Rois Mages (à gauche) et des Vertus théologales (à droite).
Soufflot n'hésitera pas à entailler le tympan du Portail du Jugement dernier et à supprimer le trumeau, en 1771, afin de permettre le passage du dais lors des cérémonies processionnelles. Viollet-le-Duc réparera l'outrage par des copies. Cette salle expose quatre fragments originaux, dont deux anges sonnant de la trompette. Celui de droite est conforme au style des années 1210. Celui de gauche a très certainement été remanié trente années plus tard.
Cette salle expose la tête de saint Paul qui comptait parmi les douze statues d'apôtres qui entouraient le Christ, ainsi que des fragments de corps drapés dans des plis profonds et serrés qui rappellent les statues antiques.
Le trumeau du portail Sud du transept, qui donnait accès sur la cour du palais episcopal, comportait une statue de saint Etienne (toujours en place) entourée d'apôtres et de martyrs dont on a perdu le souvenir des emplacements.
Les flancs Nord et Sud de la cathédrale comportaient une importante statuaire au sujet de laquelle il ne subsiste aucune archive. Le goupe des Rois Mages, taillé dans un seul bloc de pierre, provient d'un contrefort voisin du portail Nord.
Un riche décor sculpté ornait l'intérieur du transept, autour du jubé. Cette salle expose la statue d'Adam, provenant du bras Sud où le décor évoque le jugement dernier. Le nu, attesté par des dessins du XVIIIème siècle, constitue l'un des chef-d'oeuvres des années 1260. Il subsiste quelques traces de polychromie. |