| Histoire |  |
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Voie en partie plantée d'arbres, ornée de la fontaine de la Reine restaurée en 1732 (n° 142) au carrefour avec la rue Greneta, occupe l'emplacement de l'ancienne voie romaine (chemin de Flandre) qui conduisait à Saint-Denis Elle conduisait, au Moyen-Age, à la basilique de Saint-Denis (Vème siècle) dans laquelle étaient inhumés les rois de France. Ces derniers empruntaient cet itinéraire sacré pour leur dernier voyage et recevaient les acclamations de la foule. Ils passaient sous des arcs de triomphe construit à cette occasion. Du vin et du lait jaillissant de fontaines étaient offerts au peuple.
Bordée de maisons dès 1134, elle a portera les noms de la Sellerie de Paris et de la Sellerie de la Grande Rue au XIIIème siècle, puis de Grand'rue de Paris, Grande rue, rue des Saints Innocents, Grant chaussée de Monsieur ou Grant chaussée de Monseigneur Saint-Denis au XIVème siècle. La Révolution lui donnera le nom de rue de la Franciade.
Prenant naissance à l'angle de la place du Châtelet et de l'avenue Victoria, la rue Saint-Denis traverse la rue Réaumur pour rejoindre les grands boulevards. Un arc de Triomphe construit en hommage à Louis XIV marque cette extrémité. Sculptée par Michel Anguier, pourvue d'un arc haut de vingt-trois mètres, le plus haut de Paris avant celui de l'Etoile, cette porte sera érigée aux frais de la ville par Blondel, en 1672. Il commémore les victoires de Louis XIV en Hollande et sur le Rhin et les quarante places fortifiées conquises en moins de deux mois. Des pyramides décorées de trophées et dont les inscriptions font l'apologie de la grandeur militaire du roi ornent les deux grandes façades.
Les travaux de restauration de cet ouvrage ont pris fin en 1998 en même temps que ceux qui ont permis la restauration de l'arc de triomphe de la porte Saint-Martin, situé à quelques dizaines de mètres, dans le prolongement de la rue du même nom. Ce monument, avec ses dix-sept mètres de hauteur, possède une représentation de Louis XIV sous les traits d'un Hercule nu. La feuille de vigne traditionnelle a été remplacée par une patte de lion. |
| Description |  |
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Ayant remplacée Pigalle dans l'esprit des nombreux visiteurs, elle concentre l'essentiel de la prostitution parisienne et de nombreux sex-shops dans la partie comprise entre la rue Turbigo et le boulevard de Bonne-Nouvelle, ainsi que dans les rues avoisinantes.
Des restaurants et traiteurs asiatiques ont remplacé les boutiques de prêt-à-porter à l'extrémité de la zone piétonne. On y trouve un vaste choix de plats à des tarifs inférieurs aux menus proposés par les chaînes de fast-food. Souvent tenus par des familles entières débarquées récemment de Chine, ces lieux proposent en général une nourriture correcte dans un cadre au confort très sommaire. Le trottoir, monopolisée par d'imposantes filles de joie souvent venues du continent africain ainsi que des retraitées et du troisième choix de la profession, donne à cette portion de la rue un caractère fellinien.
Tels des comédiens, les joueurs de bonneteau présents en l'absence de toute réaction policière entretiennent une ancienne tradition et dépouillent avec l'aide de leurs compères les touristes étrangers qui tentent leur chance à ce jeu de dupes.
Le Sentier commence véritablement à partir de la rue Réaumur. La rue Saint-Denis qui traverse ce quartier est paralysée dès neuf heures du matin malgré le déménagement de nombreux commerçants en banlieue parisienne, notamment à Aubervilliers. Une nouvelle communauté s'est progressivement emparée des espaces libérés pour les transformer en lofts. Plusieurs sociétés parmi lesquelles Yahoo, Nomade et Lycos donneront à ce quartier des airs de nouvelle Silicone Valley durant la trop brève période folle de l'internet.
La rue du faubourg Saint-Denis, qui accueille une importante communauté turque, prolonge au Nord la rue Saint-Denis en direction des portes de Paris. |