| Histoire |  |
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La galerie Colbert sera bâtie par J. Billaud en 1826, à l'instigation d'une compagnie de spéculateurs alléchés par le succès de la galerie Vivienne. Elle occupera l'emplacement de l'ancien l'hôtel Colbert construit par Le Vau, ancienne résidence du régent Philippe d'Orléans. Pour égaler sa voisine, la galerie Colbert se devra de répondre à des prouesses architecturales. Dès son ouverture, les guides diront qu'elle était "la galerie la plus belle parmi les différents passages construits récemment". Cependant, son élégance et sa modernité architecturale ne lui permettront jamais d'atteindre le succès de sa rivale. Son échec commercial s'intensifiera dès 1830, date à laquelle le Palais-Royal sera par le beau monde. La galerie sera léguée à l'Institut de France, en 1859, et quasiment laissé à l'abandon. Elle échappera de peu à la démolition et sera réinscrite à l'Inventaire des Monuments Historiques en 1974, après en avoir été retirée 48 années auparavant. Le public n'y aura plus accès à partir de 1975.
Rachetée par la Bibliothèque Nationale, la galerie a été complètement restaurée dans les années 1980. Au grand dam des conservateurs, cette rénovation n'a pas reconstitué la rotonde à l'identique et les verrières ont été remplacées par des matériaux modernes. Les façades, qui abritent la Bibliothèque Nationale, sont assez froides. La galerie, bordée de demi-colonnes en faux marbre, est ornée de motifs polychromes. La peinture visible au-dessus du porche d'entrée représente Colbert favorisant le Commerce. La rotonde, qui hébergeait des boutiques raffinées, était éclairée par un lampadaire sur pied en forme de cocotier. Il a été remplacé par un bronze de 1822 réalisé par Charles-François Nanteuil-Lebeuf, dit Nanteuil, représentant Eurydice piquée par un serpent. |
| Description |  |
La boutique Colbert propose des cartes postales, affiches, et livres édités par la "BN" à partir de ses collections. Le département des Arts du spectacle y expose des maquettes et des costumes et le musée Charles Cros rassemble les collections de la Phonothèque Nationale. Pas de commerces en dehors d'une brasserie entièrement restaurée, le Colbert. Un passage a été aménagé pour relier directement la galerie Vivienne qui constitue ainsi un prolongement naturel de la galerie Colbert. |