| Histoire |  |
La partie comprise entre les rues Montmartre et Mauconseil a porté les noms de rue Nicolas Arrode, rue au Comte d'Artois ou de la Comtesse d'Artois et de rue de la Porte au Comte ou à la Comtesse d'Artois. Réunie à la rue Montorgueil en 1792, ce tronçon a repris le nom de rue de la Comtesse d'Artois en 1814, avant d'être définitivement réuni à la rue Montorgueil en 1830. |
| Description |  |
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Cette rue-marché est l'une des plus agréables de Paris. Fréquentée par une clientèle "Bobo" un peu gauche caviar qui n'a pas l'habitude de se coucher tard, cette voie piétonnière abrite de nombreux commerces traditionnels, de plus en plus luxueux, ainsi que de nombreuses terrasses de cafés qui semblent réservées aux habitués. Le quartier, devenu l'un des plus chics et les plus cher de Paris, attire essentiellement une population de trentenaires parfois enrichie par la nouvelle économie. Les déçus de la Rive Gauche, notamment du quartier de la Contrescape, ont traversé la Seine. Bien que située à proximité immédiate du Forum des Halles, la rue Montorgueil semble isolée de la pollution et de l'insécurité qui gagnent tous les jours du terrain dans le quartier. Un grand nombre de sociétés liées au Web a élu domicile à proximité.
Certaines façades de la rue sont très anciennes. Celle du numéro 78 correspond au restaurant "Le Rocher de Cancale" qui a succédé au célèbre établissement du même nom situé au 61 de la rue. Balzac évoquera souvent de ce dernier restaurant dans la Comédie Humaine. La rue Montorgueil était empruntée par les mareyeurs venus des côtes de la Manche et de la mer du Nord, qui livraient leurs poissons et crustacés aux Halles.
L'Escargot-Montorgueil, situé au 38 de la rue, a été fondé en 1875 par le restaurateur Mignard et le marchand de vins Bourreau. Théodore Lecomte assurera la succession en 1890. Il précédera André Terrail et le cuisinier Lespinasse qui prendra en charge les fourneaux en 1919. La devanture en bois date de l'origine de l'établissement. La grande marquise en fer forgé, ornée d'une enseigne en forme d'escargot, date de 1900.
La pâtisserie Sthorer, fondée en 1730 par l'ancien pâtissier cuisinier de la Cour de Lorraine, a conservé sa décoration du XIXème siècle. Le plafond peint a été réalisé par Thivet et les panneaux représentant des Renommées par Paul Baudry en 1864. L'entrée de l'immeuble est surmontée d'un dessus-de-porte du XVIIIème siècle représentant des attributs de l'Architecture. |