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Les voies sur berges seront transformées en plages artificielles, du 21 juillet au 18 août 2002, du quai des Tuileries au quai Henri IV. Doté d'un budget de 1.5 millions d'euros, le scénographe Jean-Christophe Choblet installera 300 transats, 150 parasols, 80 palmiers et 22 cabines de plage le long du ruban de bitume habituellement réservé aux voitures.
Le projet sera largement adopté par les Parisiens et touristes, qui viendront en masse. Nombreux seront déçus de ne pouvoir se baigner. La construction de deux piscines flottantes, découvertes l'été et couvertes l'hiver, dont l'une près de la Bibliothèque François Mitterrand, n'est prévue qu'en 2007. Les anciennes piscines Royale et Deligny, aujourd'hui disparues, appartiennent encore à l'histoire du fleuve.
La réussite de l'opération rendra sans doute son appellation abusive. La foule qui empruntera la chaussée goudronnée aux heures de pointe relèguera très loin les planches de Deauville au palmarès des lieux les plus fréquentés. La plage sera ainsi coupée en deux. D'un coté, des milliers de personnes semblant sortir du stade de France après un match, marchant les unes derrière les autres. De l'autre, quelques privilégiés allongés sur des chaises longues, assurant le "spectacle". Paris offre de nombreux espaces verts et fontaines plus accueillants pour se détendre au milieu de l'été. |