| Crédit Lyonnais | 
| | | | Voir le tabloid | Henri Germain, fondateur du Crédit lyonnais, décidera d'ouvrir sa première succursale à Paris en 1876. Il achètera une parcelle de 1590 m² à l'angle de la rue de Choiseul et du boulevard des Italiens, fera démolir l'hôtel de Bouffler-Rouvenel qui s'y trouvait, et confiera son projet à l'architecte Williams Bouwens van der Boijen. |
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| Description |  |
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Le bâtiment devait être prêt deux années plus tard pour l'Exposition universelle de 1878. Henri Germain écrira à ses actionnaires "200 000 personnes passeront chaque jour devant nous et nous pourrons leur dire dans toutes les langues que nous leur offrons nos services". Germain prendra pour modèle le plan des grands magasins contemporains voisins, afin de facilement reconvertir le bâtiment en cas d'échec. Ce premier immeuble sera d'une taille modeste par rapport au siège, dix fois plus grand, que la banque fera construire quelques années plus tard.
Le Crédit lyonnais, qui occupe le premier rang des banques françaises en 1880, avec 23 agences à Paris et plusieurs succursales à l'étranger (Londres, Genève et jusqu'à Constantinople et Alexandrie), demandera à Williams Bouwens et à son fils Richard d'agrandir le bâtiment sur une longueur de 65 mètres. Cette seconde version sera achevée en 1882. Les travaux d'agrandissement se poursuivront jusqu'en 1913. Victor Laloux et André Narjoux seront chargés de l'extension jusqu'à la rue du Quatre-Septembre. Le bâtiment définitif occupera un îlot de près de 100 mètres de côté, délimité par les rues de Choiseul et Gramont, la rue du 4-Septembre et le boulevard des Italiens.
De part et d'autre, deux coupoles Eiffel en métal et verre cintré éclaireront le bâtiment par l'intérieur et les planchers de verre, principale innovation de Bouwens, seront généralisés dans tout le bâtiment. Autant que l'échelle de son architecture, les innovations techniques marqueront les contemporains du projet comme Charles Garnier ou Adolphe Alphand, alors directeur général des travaux de Paris. Ils seront consultés par Henry Germain parfois inquiet des idées intrépides de ses architectes. Les étages seront ventilés et dotés du chauffage central. Des vélums, tendus sur les structures de la verrière, réduiront les effets de la canicule. Un mur d'eau isolera du feu la réserve des titres et le bâtiment disposera d'une alarme incendie.
Le siège accueillera la clientèle étrangère et aisée par un escalier inspiré de celui du château de Chambord. Cet ouvrage à double volée était réservé d'un côté à la direction, pour qui l'architecte dessinera une double rampe et des marches en pente douce.
La façade du boulevard des Italiens est ornée de quatre caryatides, symboles des heures du jour, qui encadrent l'horloge du pavillon central. Elles sont l'oeuvre de Henri Lombard, Edouard Pépin, Antonin Carlès et Désiré-Maurice Ferrary. Le fronton qui les surmonte est orné de sculptures de Camille Lefèvre représentant la Banque distribuant les crédits, flanquée du Commerce et de l'Industrie, de la Seine et du Rhône.
Les bâtiments, ravagés par un incendie en mai 1996, seront presque intégralement reconstruits de l'intérieur. Les façades et la coupole, sauvées par leur inscription à l'inventaire des Monuments historiques, seront supportées durant plusieurs années grâce à des contreventements. Son dernier acquéreur, le fond d'investissements allemand Deka, déboursera plus de 300 millions d'euros pour devenir propriétaire et engagera un budget de restauration de plus de 1500 euros du m². Le montant des loyers devrait atteindre des sommets. | Sculpture :
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