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   France > Paris > Bourse-Opéra-Grands Boulevards > Eglise Saint-Roch
Guide de visite : Eglise Saint-Roch
Eglise Saint-Roch
296, rue Saint-Honoré
Section 2 sur 3

Bourse-Opéra-Grands Boulevards
Eglise(s)

Catégories
Lieux de culte

Période : entre 1653 et 1754
Région en relation : Paris Ier

 
Construite dans un quartier prospère à partir du milieu du XVIIème siècle, l'église Saint-Roch a su préserver certains éléments de son décor exceptionnel, malgré les affres de la Révolution.

Histoire   
Construite à l'emplacement d'une petite chapelle du XVIème siècle dédiée à Sainte Suzanne, l'église Saint-Roch est l'une des plus vastes de Paris. Longue de 126 mètres, elle est fidèle au schéma médiéval.

Louis XIV posera la première pierre en 1653, en la présence de sa mère Anne d'Autriche. Jacques Lemercier, l'architecte de la Sorbonne, dessinera les plans. La construction sera interrompue en 1660, alors que le transept et la dernière travée de la nef étaient achevés. Jules Hardouin-Mansart reprendra la direction du chantier en 1701. Il construira l'arrière du choeur ellipsoïdal de la chapelle de la Vierge. Une nouvelle fois interrompus, les travaux reprendront en 1719 grâce à un don du banquier Law.

Robert de Cotte édifiera la façade à deux étages en 1753. Celle-ci associe les styles baroques et du classicisme à la française. Le niveau inférieur est orné de colonnes doriques. Le niveau supérieur aligne un jeu de colonnes corinthiennes. La chapelle du Calvaire, à l'arrière de la chapelle de la Vierge, ne sera construite qu'en 1760 sur les plans de Louis-Etienne Boullée.

Jean-Baptiste Marduel, curé de la paroisse entre 1750 et 1770, la dotera d'un décor composé de peintures et de sculptures. Il fera appel à quelques-uns des meilleurs artistes de son temps, parmi lesquels Falconet, Pierre Vien, Doyen et Boullée. Ce dernier édifiera la chapelle du Calvaire, en prolongement de celle de la Vierge. Elle sera profondément remaniée au milieu du XIXème siècle. La ville de Paris commandera l'essentiel des peintures de la nouvelle décoration, qui accompagneront les monuments sculptés et tableaux provenant d'églises détruites de la capitale. La paroisse rassemble aujourd'hui un important patrimoine d'oeuvres des XVIIème et XVIIIème siècles.

L'église Saint-Roch, dépouillée sous la Révolution, récupérera une partie de son patrimoine et bénéficiera de l'apport de nombreuses d'oeuvres d'art provenant d'autres églises parisiennes, pour certaines détruites.
Description   
Nef
Les Anges musiciens de la tribune d'orgue (1740) sont de Claude Françin. Le buffet date de 1751/1752. L'instrument, de François-Henri Lesclop et Louis-Alexandre Clicquot, sera construit l'année suivante.

Il ne subsiste que la partie supérieure de la chaire du XVIIIème siècle de Simon Challe (1758). Celle-ci sera remaniée à deux reprises.

Chapelle des fonts baptismaux de la première travée
Cette chapelle est ornée de deux oeuvres de Théodore Chassériau, peintes en 1853 : Saint Philippe baptisant l'eunuque de la reine d'Ethiopie (à gauche) et Saint François-Xavier entouré des peuples qu'il a convertis (à droite).

Chapelle des fonts baptismaux de la deuxième travée
Cette chapelle est ornée de deux oeuvres de Louis Duveau, peintes en 1853 : Jésus et les Apôtres (à droite) et Saint Jean précurseur (à gauche). Le vitrail, de Ferdinand-Henri Mortelèque (1816), représente le Christ en croix. Jean-Baptiste Ier et II Lemoyne sont les auteurs du marbre du Christ en Croix (1731). Etienne-Maurice Falconet a sculpté le buste de Louise-Elisabeth Lalive de Jully (1753).

Chapelle Saint-Nicolas
Cette chapelle est ornée de deux oeuvres d'Alexandre Colin, peintes en 1851 : Les funérailles de saint Nicolas (à droite) et Saint Nicolas apaisant la tempête (à gauche). Elle renferme également les restes du monument en marbre de Pierre Mignard (1744), sculpté par Jean-Baptiste II Lemoyne. Le buste de Mignard est parfois attribué à tort à François Girardon.

Chapelle de la Compassion
Cette chapelle est ornée de deux oeuvres de Sébastien Cornu, peintes en 1859 : Jésus descendu de la Croix (à droite) et La Vierge consolatrice (à gauche). Le vitrail, représentant le Christ en Croix, a été réalisé à partir d'un carton de Louis Steinheil en 1875. Le plâtre représentant une Pietà est l'oeuvre de Frédéric Bognio (1856).

Chapelle Sainte-Suzanne
Cette chapelle est ornée de deux oeuvres de Sébastien Norblin et Victor Zier, peintes en 1858 : La Mort de sainte Suzanne (à gauche) et Maximin reculant à la vue de l'Ange qui protège sainte Suzanne (à droite). Le monument de l'Abbé de l'Epée, conçu par l'architecte Jean-Baptiste Lassus, a été sculpté par Auguste Préault en 1840. La toile de l'autel, intitulée Sainte Suzanne chez les infidèles, a été peinte par Charles Herbstroffer en 1857.

Transept
La coupole à la croisée est ornée de gauche à droite, en partant de la nef, de
- Dieu le père et le Christ, du Christ entre deux anges figurant l'Ascension,
- du Christ entre saint Léon et saint Roch figurant la glorification de l'Eglise,
- du Christ entre deux anges figurant la Résurrection.

Les pendentifs de gauche à droite en partant du pilier gauche du choeur, peints par Adolphe Roger en 1864, représentent Gabriel, Michel, Uriel et Raphaël.

Le marbre placé à la base du pilier gauche du choeur, sculpté par Etienne-Maurice Falconet en 1757, représente le Christ au Jardin des Oliviers. Ce chef d'oeuvre de la sculpture baroque en France subira des nombreuses restaurations qui altèreront ses qualités. Le marbre placé à la base du pilier droit, sculpté par Louis-Aimé Lejeune en 1946, représente saint Roch.

La Prédication de saint Denis, peinte par Joseph-Marie Vien en 1767, occupe le centre du bras gauche du transept. Le vitrail représentant saint Denis, saint Rustique et saint Eleuthère, a été réalisé à partir de cartons de Charles de la Grange en 1875. La partie gauche du bras gauche renferme un Saint Augustin en pierre, sculpté par Jean-Baptiste d'Huez en 1766. James Pradier est l'auteur du plâtre représentant saint André placé dans la partie droite. Les peintures murales - Saint Denis en mission (à gauche) et Le Martyre de saint Denis (à droite) - ont été exécutées par Augustin-Charles Regnier en 1856.

Le Miracle des Ardents, peint par Gabriel-François Doyen en 1767, occupe le centre du bras droit du transept. Le vitrail représentant sainte Geneviève date de la fin du XIXème siècle. La partie gauche du bras gauche renferme un Saint Grégoire le Grand en pierre, sculpté par Simon Challe en 1766. Augustin Pajou est l'auteur du Saint François de Sales placé dans la partie droite. Les peintures murales - Sainte Geneviève guérissant sa mère (à gauche) et Sainte Geneviève inspirée (à droite) - ont été exécutées par Charles-Auguste Lecointe en 1856.

Choeur
La peinture de la voûte, exécutée par Adolphe Roger en 1864, représente saint Mathieu, l'archange Sealtiel, saint Pierre, saint Philippe, saint Barthélemy, saint André, saint Jacques et des anges.

Le pourtour du choeur est orné
- du Retour de l'Enfant prodigue, de Germain Drouais (1782), au-dessus de la porte vers la rue Saint-Roch.
- de la Résurrection du fils de la veuve de Naïm, d'Eustache Le Sueur (vers 1650), au niveau du pilier gauche de la chapelle de la Vierge,
- de Godefroy de Bouillon, de Claude Vignon (vers 1620), au niveau du pilier droit
- de la Présentation du Christ au Temple, de Jean Restout (1759), au-dessus de la porte vers le passage Saint-Roch,
- de l'Apparition du Christ à Marie-Madeleine, de Guillaume Guillon-Lethière (1805), au revers du maître-autel.

Chapelle Saint-Vincent-de-Paul
Le buste d'André Le Nôtre en marbre, placé contre le pilier gauche, a été sculpté par Antoine Coysevox en 1707. Les peintures murales de la chapelle, représentant Saint-Vincent-de-Paul secourant les malheureux (à gauche) et la Glorification de Saint-Vincent-de-Paul (à droite), ont été exécutées par Charles Porion vers 1850. Louis-Pierre Deseine sculptera, entre 1800 et 1805, le plâtre représentant Jésus trahi par Judas.

Chapelle Saint-Joseph
Les peintures murales de la chapelle, représentant la Mort de saint Joseph (à gauche) et Saint Joseph et l'Enfant Jésus (à droite), ont été exécutées par Victor Biennoury vers 1850 et Ange Tissier en 1846. Louis-Pierre Deseine sculptera, entre 1800 et 1805, le plâtre représentant Jésus devant le Caïphe.

Chapelle Saint-François-de-Sales
Les peintures murales de la chapelle, représentant Saint-François-de-Sales prêchant (à gauche) et Saint-François-de-Sales secourant un voyageur (à droite), ont été exécutées par Henry Scheffer en 1847. Louis-Pierre Deseine sculptera, entre 1800 et 1805, le plâtre représentant Jésus accablé par les outrages.

Chapelle Saint-Charles-Borromée
Les peintures murales de la chapelle, représentant Saint-Charles-Borromée assistant Pie IV à son lit de mort (à gauche) et Saint-Charles-Borromée secourant les pestiférés (à droite), ont été exécutées par Raymond Balze en 1856. Louis-Pierre Deseine sculptera, entre 1800 et 1805, le plâtre représentant Jésus flagellé.

Chapelle de la Vierge
Jules Hardouin-Mansart construira la chapelle de la Vierge, entre 1706 et 1710. La coupole est ornée de l'Assomption, toiles marouflées peintes par Jean-Baptiste Pierre en 1756. La partie inférieure de l'oeuvre est une restauration.

La Gloire en stuc d'Etienne-Maurice Falconet (1756), contre l'arcade du fond, était autrefois prolongée par un groupe du même sculpteur représentant l'Annonciation. Il est aujourd'hui remplacé par un marbre de Michel Anguier (1665-1667) provenant du maître-autel du Val-de-Grâce. Le Saint Jérôme en marbre, de Lambert-Sigisbert Adam (1752), placé à gauche de l'autel était autrefois hébergé dans une chapelle des Invalides. Le marbre représentant Sainte Barbe, à droite, date d'environ 1700.

Le pourtour gauche de la chapelle de la Vierge est orné de toiles intitulées
- Le Triomphe de Mardochée de Jean Restout (1755)
- Déposition de Croix d'après Dirck van Baburen
- L'Evanouissement de la Vierge d'Alexandre Dupuy-Delaroche (1859)
- Apparition de la Vierge à Antoine Botta de Paolo Brusco (1817)
- Jésus ressuscitant la fille de Jaïre de Pierre-Claude-Antoine Delorme (1817)
- Le Christ et le Centurion de Michel-Ange Challe (1759)
- Christ d'Henri Scheffer (environ 1845)
- Madeleine au désert d'après Guido Reni.

Le pourtour droit de la chapelle de la Vierge est orné de toiles intitulées
- Déposition de Croix d'après Charles Le Brun
- La Vierge et l'Enfant Jésus de Lucien Joulin (vers 1860)
- Le Christ chassant les marchands du Temple de Jean-Baptiste Thomas (1822)
- Christ et les enfants de Victor Schnetz (1830)
- Christ en croix de Louis Lombart d'après Philippe de Champaigne (1680)
- Saint Sébastien d'Alexandre Rémy (1807)
- La Prophétie d'Isaïe de Louis-Félix Legendre (1835).

Chapelle de la Communion
Les vitraux de la chapelle, représentant Monseigneur Denis Affre (à gauche) et Saint Denis l'Aréopagite (à droite) ont été exécutés à la Manufacture de Sèvres d'après des cartons de Régnier (1849). L'Autel et le tabernacle en bois, d'inspiration hébraïque, datent d'environ 1840.

Chapelle du Calvaire ou des catéchismes (habituellement fermée)
Les peintures murales de la chapelle, représentant le Christ et les enfants (à gauche) et la Résurrection de Lazare, ont été exécutées par un anonyme (milieu du XVIIIème siècle) et Joseph-Marie Vien (1846).

La chapelle abrite plusieurs sculptures
- à gauche : une Mise en Croix en plâtre (1857) de Jean Duseigneur
- au centre : un Calvaire composite. Le Christ en croix (1684), en marbre, provient de la Sorbonne. Il a été sculpté par Michel Anguier. La Vierge en marbre (1856) est l'oeuvre de Frédéric Bognio.
- à droite : une Mise au tombeau en plâtre (1807) de Louis-Pierre Deseine.

Le vitrail, représentant la Mort de Saint Joseph, a été réalisé à partir de Lorain vers 1800.

Chapelle Sainte-Marie-Madeleine
Les peintures murales de la chapelle, représentant Sainte Madeleine écoutant un sermon du Christ (à gauche) et La mort de sainte Madeleine (à droite) ont été exécutées par Pierre Brisset en 1851/1852. Constant Delaperche sculptera, en 1812, le plâtre représentant Jésus portant sa croix.

Chapelle Sainte-Catherine
Les peintures murales de la chapelle, représentant la Glorification de sainte Catherine (à gauche) et le Martyre de sainte Catherine ( à droite) ont été exécutées par Adolphe Brune vers 1850. Constant Delaperche sculptera, en 1812, le plâtre représentant Jésus condamné à mort.

Chapelle Sainte-Thérèse
Les peintures murales de la chapelle, représentant la Glorification de sainte Thérèse (à gauche) et l'Extase de sainte Thérèse ( à droite) ont été exécutées par Guermann von Bohn en 1849. Constant Delaperche sculptera, en 1811, le plâtre représentant Ecce Homo.

Chapelle Sainte-Clotilde
Les peintures murales de la chapelle, représentant la Glorification de sainte Clotilde (à gauche) et Sainte Clotilde priant au tombeau de saint Martin (à droite), ont été exécutées par Achille Devéria et Charles Landelle vers 1850. Louis-Pierre Deseine sculptera, en 1805, le plâtre représentant Jésus couronné d ‘épines.

Chapelle des Saints-Apôtres
Les peintures murales de la chapelle, représentant la Prédication de saint Paul (à gauche) et la Remise des clefs à saint Pierre (à droite), ont été exécutées par Henri-Pierre Picou en 1854. Les boiseries sont ornées d'un Quo Vadis ( ?) et de la Remise des clefs à saint Pierre datant d'environ 1860.

Chapelle des âmes du purgatoire
Les peintures murales de la chapelle, représentant les Ames délivrées (à gauche) et les Ames dans le purgatoire (à droite), ont été exécutées par Louis Boulanger vers 1855. Les lambris abritent (de gauche à droite) la Force, l'Extrême-onction, la Justice, la Religion, la Religion et les âmes du purgatoire, la Charité, la Tempérance, les Funérailles, la Prudence. Ces toiles ont été exécutées par Chrétien en 1833 et 1834.

Chapelle Saint-Etienne
Les peintures murales de la chapelle, représentant le Martyre de saint Etienne (à gauche) et la Prédication de saint Etienne (à droite), ont été exécutées par Louis Roux en 1853. La toile accrochée sous le Martyre, représentant Saint Etienne guérissant les infirmes, a été peinte par Théophile Gide vers 1855.

Chapelle des monuments de la deuxième travée
Les peintures murales de la chapelle, représentant la Résurrection (à gauche) et les Saintes Femmes au tombeau (à droite), ont été exécutées par Louis Boulanger vers 1850.

L'orant du cardinal Dubois (1725), attribué à Guillaume Ier Coustou et provenant du tombeau de la collégiale Saint-Honoré, fait face aux restes du tombeau de Mignard par Girardon provenant de l'église Saint-Jean-de-la-Grève.

Chapelle des monuments de la première travée
Les peintures murales de la chapelle, représentant le Départ de l'Enfant prodigue (à gauche) et le Retour de l'Enfant prodigue (à droite), ont été exécutées par Jules Quentin en 1853. Le mur de droite a été entièrement repeint.

Cette chapelle abrite cénotaphe du comte d'Hardouin de Nicolas Renard (1693) provenant de la chapelle des Feuillants, un médaillon du maréchal d'Alsfeld (1745) de Jean-Charles Martin ainsi qu'un buste en marbre de François de Créquy d'Antoine Coysevox (vers 1690) provenant des Jacobins.
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