| | Boulevard Auguste Blanqui |  |
| | | | Fils d'un Conventionnel girondin devenu français lors de l'annexion de Nice à la France, qui sera enfermé sous la Terreur puis nommé sous-préfet sous le Premier Empire, Auguste Blanqui (Puget-Théniers, 1805 - Paris, 1881) étudiera à l'institution Massin, à Paris.
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| Histoire |  |
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Cette voie plantée d'arbres et ornée de la statue d'Ernest Rousselle (n°69), dont le terre-plein central est partiellement occupé par le viaduc du Métropolitain, débute place d'Italie pour finir boulevard Saint-Jacques, à hauteur du n° 77 de la rue de la Santé.
Les lettres patentes du 9 août 1760 donneront naissance à la partie du boulevard située à l'extérieur de l'ancien mur d'octroi (boulevard d'Italie entre la place d'Italie et la rue de la Glacière - boulevard de la Glacière pour le surplus) et une ordonnance du Bureau des Finances du 16 janvier 1789, à la partie située à l'intérieur de l'ancien mur d'octroi (boulevard des Gobelins entre la place d'Italie et la rue de la Glacière - une partie du boulevard Saint-Jacques pour le surplus). L'extrémité de l'avenue, qui appartenait à la commune de Gentilly, sera annexée par un décret du 23 mai 1863. L'avenue sera baptisée, par arrêté du 17 janvier 1905, du nom du théoricien socialiste et révolutionnaire français Louis Auguste Blanqui (1805-1881). | | Description |  |
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Il rejoindra la Charbonnerie en 1824, mouvement qui tentera par tous les moyens de renverser la monarchie des Bourbons. Blessé au cours de manifestations d'étudiants au quartier Latin en 1827, il deviendra sténographe au journal Le Globe deux années plus tard, tout en poursuivant son activité militante secrète qui lui vaudra plusieurs emprisonnements. Etudiant en droit, il participera activement aux événements de juillet 1830 qui tenteront de renverser Charles X et prendra part, en juillet 1831, au Comité des écoles qui manifestera contre le régime de Juillet. Il sera condamné en 1832, lors du procès des "Quinze", pour appartenance à la Société dissoute des amis du peuple. Gustave Geffroy, l'auteur de l'une de ses premières biographie, intitulera cette dernière "L'Enfermé".
Blanqui retournera derrière les barreaux pour fabrication d'explosifs en 1836 à la suite de l'attentat de Fieschi contre Louis-Philippe, alors qu'il militait au sein de la Société des familles fondée par Barbès et étrangère au complot. Gracié par l'amnistie de 1837, il militera dans la Société des saisons et prendra part aux préparatifs de l'insurrection du 12 mai 1839 qui se soldera par un échec. Arrêté en octobre, Blanqui sera condamné à mort en janvier 1840. Il sera interné au Mont-Saint-Michel, puis à la prison et à l'hôpital de Tours, après que sa peine soit commuée en réclusion à vie. Gracié en 1844, Blanqui fondera la Société républicaine centrale, qui organisera les manifestations du 17 mars et du 16 avril afin d'obtenir l'ajournement des élections. Il sera condamné à dix ans de prison à Belle-Ile pour tentative de coup d'Etat. Parvenant à s'évader, il se réfugiera en Belgique vers 1865.
De retour à Paris après la chute du Second-Empire, il fondera un journal en 1870 - La Patrie en danger - pour soutenir Gambetta. Il participera aux émeutes du 31 octobre 1870 et tentera de s'emparer de l'Hôtel de Ville. Arrêté à la veille de la Commune, il sera condamné à la déportation et finalement interné à Clairvaux en raison de son âge. Il sera gracié et libéré en juin 1879, après que son élection de député de Bordeaux aux élections d'avril 1879 soit invalidée. Il dirigera jusqu'à sa mort un journal lancé en 1880, Ni Dieu ni maître, qui défendait des thèses anarchisantes. Son principal ouvrage littéraire, Critique sociale, sera publié après sa mort.
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