| Description |  |
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Elle sera rebaptisée à plusieurs reprises entre les XVIème et XVIIIème siècle, période au cours de laquelle elle sera rattachée à différents territoires, notamment le Yucatan et le Guatemala.
L'architecture de San Cristobal de las Casas témoigne avec un étonnant réalisme de la période coloniale espagnole. D'étroites ruelles bordées de maisons basses de plusieurs siècles d'existence, entrecoupées de places que dominent églises et palais et arcades, ne semblent pas avoir subies les outrages du temps. Point de rencontre des Indiens Tzeltales et Tzotziles de Chamula, de Zinacantán, de Tenejapa qui peuplent majoritairement cette région de plus de 3.5 millions d'habitants.
La ville compte deux marchés très animés. Celui qui entoure de l'église de Santo Domingo regroupe les artisans mayas qui vendent directement leurs produits, essentiellement textiles (blouses brodées, châles, vestes, couvertures, nappes et serviettes). Le Grand Marché, situé à quelques dizaines de mètres de là, est uniquement alimentaire. Il regroupe plusieurs centaines de vendeurs, pour l'essentiel des producteurs des hauts plateaux.
Le Front Zapatiste de libération nationale (Ejercito Zapatista de Liberación Nacional), à sa tête le sous commandant Marcos, rassemble une bande de guérilleros d'origine Tzotziles, Tzeltales, Choles, Tojolabales et Zoques qui prendra le contrôle de San Cristóbal de las Casas une trentaine d'heures en 1994. La répression fera plus de 150 morts. Les insurgés ont depuis abandonné les fusils pour les armes de la propagande, médiatiquement et politiquement plus efficaces. |