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Il semble que Delft briquait également, dès cette période, de la céramique. Les premières pièces produites aux Pays-Bas, dont l'origine est difficilement identifiable, sont connues sous le nom de "faïence néerlandaise primitive". La création de la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales en 1602 donnera naissance à un important commerce entre l'Extrême-Orient et les Pays-Bas, par la route du Cap. L'Europe importera les tissus, le thé, le café et la porcelaine sino-japonaise. Le prix très élevé des céramiques asiatiques conduira les potiers de Delft à produire des imitations bientôt exportées dans toute l'Europe. La cité hébergera à son apogée pas moins de trente-deux manufactures importantes, souvent abritées dans d'anciennes brasseries reconverties. Les faïences seront recouvertes, dans la seconde moitié du XVIIème siècle : d'un vernis supplémentaire, le "kwaart", qui leur donnera une brillance éclatante. Samuel van Eenhoorn semble, par ailleurs être à l'origine du procédé consistant à souligner les dessins des décors d'un trait en bleu foncé ou en manganèse nommé "trek", très largement repris. Les manufactures les plus importantes seront Les Trois Cloches, Le paon, L'A Grec, La Hache de Porcelaine, La Griffe de Porcelaine, La Rose. La marque des peintres célèbres, parmi lesquels Frederik van Frijtom, Pieter Adriaensz Kocks, Lambert et Samuel van Eenhoorn, et les Hoppesteyn sont visibles sur leurs faïences faites en grand feu, en technique mixte ou en petit feu. |