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Guide de visite : Vittoriano
Vittoriano


La machine à écrire - le fer à repasser - le dentier - la pièce montée
Section 2 sur 2
Rome - Architecture extérieure
entre 1885 et 1911

Région en relation : Rome

En relation avec : Victor-Emmanuel II
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Décidé en 1878 et édifié entre 1885 et 1911 par Giuseppe Sacconi, ce monument commémore le souvenir de Vittorio Emanuele II, artisan de l'unité italienne.
Histoire   
Le Risorgimento, lentement préparé par le "Carbonarisme", sera très influencée par les révolutions de 1830 et de 1848 en France. Giuseppe Mazzini a donnera naissance au mouvement Giovine Italia (Jeune Italie) qui aura pour but l'instauration d'un régime républicain après l'indépendance et l'unité. L'insurrection de Milan et de Venise contre les Habsbourg et l'appel au roi de Piémont-Sardaigne Charles-Albert provoqueront l'entrée en guerre du Royaume de Sardaigne contre les Autrichiens. Charles-Albert abdiquera en faveur de son fils Victor-Emmanuel II après les défaites de Custozza (24 juillet 1848) et de Novara (23 mars 1849). Mazzini, qui avait proclamé la République à Rome en 1849 et le pape Pie IX, avec l'aide des Français, écraseront les troupes républicaines de Garibaldi. Il s'en suivra une sévère répression.

Camillo Benso, comte de Cavour et premier ministre du roi de Piémont-Sardaigne depuis mai 1852, n'aura de cesse à promouvoir la cause italienne en Europe. Le Piémont participera Congrès de Paris début 1856, à l'issue de la guerre de Crimée. Cavour obtiendra en 1859, au cours des entretiens de Plombières, le soutien de Napoléon III dans la guerre contre l'Autriche. Cette dernière sera vaincue à Magenta (4 juin) et à Solférino (24 juin). Les révolutions nationales en Toscane, à Modène et à Parme, qui chasseront les souverains et les gouvernements provisoires, proclameront leur rattachement au Piémont. La France acceptera cette nouvelle géographie politique en Italie centrale, en échange de l'annexion de Nice et de la Savoie promise à Plombières (Traité de Turin, mars 1860).

Garibaldi, rentré de son exil à New York, prendra la tête à Gênes d'une troupe formée de 1087 volontaires aux chemises rouges (expédition des Mille), le 5 mai 1860. Il débarquera à Marsala en Sicile, prendra Palerme puis Messine, et enfin Naples le 7 septembre, avec les troupes piémontaises envoyées par Cavour, revenu aux affaires en janvier 1860. Ces dernières avaient occupé les Marches et l'Ombrie (états du Pape), après avoir défait les troupes pontificales commandées par Lamoricière. L'Italie sera alors unifiée en dehors du Latium et de la Vénétie. Victor-Emmanuel, proclamé roi d'Italie le 27 avril 1861, fera adopter système constitutionnel (le statut albertino) instituant la monarchie parlementaire. La capitale sera transférée de Turin à Florence en 1864. Garibaldi, qui décidera seul d'envahir seul le reste des états pontificaux en 1862, sera arrêté le 26 août par l'armée italienne à la bataille de l'Aspromonte, en Calabre, où il sera blessé.

L'Italie signera un traité avec la Prusse en avril 1866, par lequel elle s'engageait derrière Bismarck dans la guerre contre l'Autriche. L'armée italienne sera battue à Custozza tandis que l'Autriche sera défaite le 3 juillet par la Prusse à Sadowa. Le traité de paix accordera la Vénétie à Napoléon III, sous condition de rétrocession à l'Italie, tandis que les régions de Trente et de Trieste resteront autrichiennes. Garibaldi, qui tentera de prendre Rome en octobre 1867, sera sévèrement battu par le corps expéditionnaire français commandé par le Général du Failly, le 3 novembre à Mentana. Les Italiens reprendront l'offensive et pénétreront dans Rome le 20 septembre 1870 par la Porta Pia, après le retrait des troupes françaises vaincues à Sedan. Rome deviendra officiellement capitale de l'Italie le 1er juillet 1871.

Le Parlement italien approuvera en mai 1871 la "loi des garanties" accordées au Pape dans son Etat. Pie IX (1846-1878), Léon XIII (1878-1903) et Pie X (1903-1914), qui refuseront cette décision, se considéreront comme prisonniers. Les mouvements catholiques n'auront pas le droit de s'impliquer dans la vie politique "ni électeurs ni élus" conformément au Non expedit de février 1868. Les accords de Latran de 1929 aboliront cette loi.

Les Italiens, qui désiraient se constituer une empire colonial, vivront comme une humiliation la décision du Bey de Tunis, contraint d'accepter le protectorat français (traité du Bardo) en avril 1881. La "Triplice", c'est à dire l'alliance avec l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie, verra le jour l'année suivante.

L'Italie occupera l'Erythrée et la Somalie en 1885, et obtiendra la région tripolitaine et la Cyrénaïque ainsi que Rhodes et le Dodécanèse à la suite de la guerre contre la Turquie en 1911. Victor- Emmanuel II décédera en janvier 1878. Son successeur, Umberto Ier, sera assassiné en juillet 1900 par un anarchiste. Le pays pacifié s'ouvrira au progrès économique dans une Europe apaisée sous le règne de Victor-Emmanuel III (Decennio felice - la Décennie heureuse). Le suffrage universel sera instauré en 1913, tandis que la misère poussait à l'exil vers les Etats-Unis, l'Amérique du Sud et certains la France des millions d'Italiens. L'Italie alliée à l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie resta neutre au cours de la première Guerre mondiale jusqu'au 24 mai 1915. Cette attitude, violemment critiquée par les Irrédentistes qui revendiquaient Trente et Trieste, derniers éléments manquant à l'Italie réunifiée, provoquera un changement d'alliance. L'Italie entrera en guerre en guerre aux côtés de la Russie, de la France et de la Grande Bretagne (l'Entente) malgré l'opposition de Giolitti. Trente et Trieste seront réunies à la Patrie en 1919, après la disparition de l'Empire des Habsbourg.
Description   
D'une taille monumentale, totalement disproportionnée avec son environnement, l'oeuvre des bâtisseurs piémontais voulait exprimer le nouveau destin de Rome, devenue la capitale du royaume d'Italie en 1870.
br> Un escalier monumental encadré par deux groupes en bronze doré, représentant la Pensée et l'Action, le monument abrite permet d'accéder à l'Autel de la Patrie qui abrite la dépouille du soldat inconnu depuis 1921. Ce dernier est dominé par la statue équestre du roi Victor-Emmanuel II, qui repose sur un socle orné d'un bas-relief représentant les villes d'Italie. Le portique concave est surmonté, à chaque extrémité, de quadriges en bronze portant des statues de la Victoire ailée.
Contenu de la section    Classement par : noms / artistes / nature / époques

Emilio Quadrelli
Fontaine
Fontaines et bassins
1911

Pietro Canonica
Fontaine
Fontaines et bassins
1911

Ludovico Pogliaghi (1857-1950)
La Concordia
Groupe
Sculptures dans la ville
1911

Augusto Rivalta (1838-1925)
La Forza
Groupe
Sculptures dans la ville
Dimensions : 6 m de hauteur
approx. de 1910 à 1911

Paolo Bartolini
Alla libertà dei cittadini
Groupe
Sculptures dans la ville
1927

Giulio Monteverde (1837-1917)
Il Pensiero
Groupe
approx. de 1910 à 1911

Francesco Jerace (1857-1937)
L'Azione
Groupe
Sculptures dans la ville
approx. de 1909 à 1911

Angelo Zanelli (1879-1942)
Bas-relief
de 1906 à 1925

Ettore Ximenes (1855-1926)
Il Diritto
Groupe
Sculptures dans la ville
approx. de 1910 à 1911

Leonardo Bistolfi (1859-1933)
Il Sacrificio
Groupe
Sculptures dans la ville
approx. de 1910 à 1911

Giuseppe Tonnini
Allégorie
Dimensions : 70 m de largeur
approx. de 1910 à 1911
Gaetano Koch
Allégorie
Dimensions : 70 m de largeur
approx. de 1910 à 1911

Eugenio Maccagnani (1852-1930)
Bas-relief
Sculptures dans la ville
1911
Francesco Prosperi
Bas-relief
Sculptures dans la ville
1911

Carlo Fontana
All'unità della patria
Groupe
Sculptures dans la ville
approx. de 1926 à 1927

Enrico Chiaradia (décédé en 1901)
Statue équestre
Sculptures dans la ville
Dimensions : 12 m de hauteur
de 1889 à 1906
Emilio Galloni
Statue équestre
Sculptures dans la ville
Dimensions : 12 m de hauteur
de 1889 à 1906

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Vue du monument
1911

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Vue du monument
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