| Grand barrage sur le lac Nasser | 
| | | | Voir le tabloid | Rien à voir ou presque à cet endroit, si ce n'est une longue route entourée d'eau. |
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| Histoire |  |
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Le gouvernement égyptien lancera le projet d'un nouveau barrage à sept kilomètres en amont d'Assouan en 1952. Refusée par les pays occidentaux à la suite de la nationalisation du canal de Suez, la construction sera largement financée par l'Union Soviétique qui enverra également plus de quatre cents techniciens et ingénieurs. D'une largeur de 980 mètres à sa base et 40 mètres à son sommet, le barrage mobilisera 30.000 travailleurs et nécessitera 17 fois plus de matériaux que la grande pyramide de Cheops. Il sera inauguré en 1971 par Sadate et Khrouchtchev. Le barrage n'entrera en pleine production qu'en 1975. Le réservoir du lac Nasser, qui peut retenir entre 157 et 185 milliards de mètres cubes d'eau, alimente une centrale électrique à Assouan qui produit plus de 50% de l'énergie électrique de la région. Grâce au pouvoir de régulation du barrage, l'Égypte sera relativement préservée des inondations de 1964 et 1973, ainsi que de la sécheresse qui sévira en Afrique en 1972/73 et en 1983/84. | | Description |  |
La mise en service du barrage entraînera la modification du niveau des nappes phréatiques, qui menace aujourd'hui les fondations de certains édifices. Le remplissage constant des canaux d'irrigation provoque de nombreux cas de bilharzioses (vers parasites se développant dans les eaux stagnantes mortelles pour un dixième d'entre eux. Le fleuve, dont les crues ne repoussent plus les intrusions salines du delta, menace de stériliser une partie des terres cultivables. L'absence de limons, retenus par le barrage, entraîne une forte consommation d'engrais azotés qui menace la qualité de l'eau. Le Nil, qui coule plus vite qu'auparavant et érode son lit à raison de 1,7 cm par an, fragilise les constructions archéologiques édifiées le long du fleuve. | | | Plus de photos |  |
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