La Marche des fiertés, s'est d'abord appelée Gay Pride, puis la Lesbian & Gay Pride, puis LGBT Pride (à chaque fois revendiquant les droits d'une communauté supplémentaire) pour finalement s'appeler la Pride ou La Marche des fiertés.
| Histoire |  |  |
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En juin 1969, un groupe de lesbiennes, gays et transsexuels se rebellèrent contre les forces de police venues faire une descente au Stonewall Inn, un bar gay de New York et une lutte entre forces anti-émeutes et homosexuels fit rage pendant plusieurs jours. Les émeutes de Stonewall sont depuis considérées comme le début de la lutte pour l'égalité des droits entre homosexuels et hétérosexuels.
Brenda Howard, connue comme la "Mère de la Fierté", dirigeante de la première heure du Gay Liberation Front et de la Gay Activists Alliance coordonna la commémoration du premier mois anniversaire des émeutes, puis le premier anniversaire en organisant la Christopher Street Liberation Parade à New York le 28 juin 1970, tandis que des marches anniversaires avaient également lieu à San Francisco et Los Angeles.
Organisation d'une marche
Progressivement, toujours sous l'impulsion de Brenda Howard, les marches se sont organisées et, bien que chaque pays ait ses spécificités, on retrouve dans la plupart des défilés une organisation semblable.
En-tête de cortège se trouvent les "officiels" : des hommes politiques de la région (Bertrand Delanoë à Paris par exemple, ou Gérard Collomb à Lyon), les organisateurs de la marche, des associations partenaires etc. Aux États-Unis, la tradition veut que soit nommé dans chaque ville un "grand marshal" pour marcher en tête du défilé. En 2006, à New York, c'est le Français Florent Morellet, restaurateur, qui fut choisi pour son action dans la lutte contre le SIDA.
Derrière les officiels se trouve la majorité des manifestants, souvent réunis autour de "chars" (du moins dans les défilés de plus d'un millier de participants environ). Les chars sont des camions ou camionnettes sur lesquels sont montés des sound system diffusant toutes sortes de musique : bien que la musique électronique soit la plus présente, on trouve parfois également de la musette, des fanfares, etc. C'est dans cette foule colorée que l'on retrouve les images qui, pour certains, symbolisent les marches des fiertés, comme des drag queen, des travestis ou de jeunes hommes torses nus portant des drapeaux arc-en-ciel. Ces personnes, symbolisant notamment les débuts des marches et la lutte des travestis ou transsexuels au Stonewall Inn, ne sont néanmoins pas les seules à défiler : figurent également parmi les manifestants des associations (association de parents d'homosexuels, associations gays d'étudiants, association d'homosexuels dans les entreprises etc.) et tout simplement de nombreux homosexuels venus défiler seuls ou entre amis. En général, la marche est d'autant plus festive que les homosexuels sont acceptés dans la ville où ils défilent.
Comme lors de toute manifestation, cette foule défile d'un point de départ vers une destination finale, en marchant, dansant, et scandant des slogans en rapport avec le mot d'ordre de la manifestation de l'année. Des minutes de silence sont souvent observées au cours du défilé, en mémoire des victimes de l'homophobie ou du SIDA. Pour garantir l'indépendance financière de l'organisation de la marche, un octroi est également parfois perçu au cours de la marche en un point déterminé du parcours par des personnes habilitées à le faire.
Enfin, en fin de parcours, un discours est lu par le responsable de l'organisation de la marche pour rappeler les revendications de la manifestation.
Gay Pride ou Marche des Fiertés ?
Il est à noter que deux expressions perdurent pour parler de ces défilés: Gay Pride et Marche des fiertés. Le second n'est cependant pas qu'une simple traduction du premier. Le terme Gay Pride est le plus utilisé depuis les années 1980 à travers le monde pour définir ces manifestations. Néanmoins, cette expression a vu son champ s'élargir, et définit également maintenant l'ensemble des événements précédant les défilés (surtout aux États-Unis et au Canada où une semaine entière est consacrée à la célébration de la "fierté homosexuelle"), la marche en elle-même étant appelée Gay Pride Parade.
Le terme Marche des Fiertés est apparu en France en 2001 après un litige entre la nouvelle association organisant l'événement, l'Inter-LGBT, et la société précédemment responsable de l'organisation : la SOGIFED. Cette dernière avait en effet déposé le nom "Lesbian & Gay Pride", et son utilisation risquait d'être sujet à conflit. Un nouveau nom fut donc choisi pour la marche parisienne, Marche des Fiertés, et c'est sous ce nom que sont maintenant appelés les défilés français. Toujours en France, Nice préfère l'appelation "Pink Parade", moins formelle, et se positionne ainsi en dehors des polémiques et des conflits et marque son indépendance.
Source Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gay_pride
Texte soumis à la licence GNU : http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html
| Description |  |  |
C'est une manifestation qui prône la liberté et l'égalité pour toutes les orientations sexuelles et identités de genres (hétéro, lesbienne, gay, bi, trans). L'expression anglophone Gay Pride peut être traduite comme "Fierté gay". D'où le nom (après maints remaniements) de "Marche des fiertés" en France. Pour faire mentir l'adage qui prétend que pour vivre heureux il faut vivre caché, les participants des diverses Marches des fiertés affichent sans complexe leurs orientations sexuelles. Ces marches sont ouvertes aux gays, aux lesbiennes, aux bis, aux trans mais aussi aux hétéros revendiquant la liberté sexuelle et l'égalité des droits entre les hétérosexuels et les autres communautés.
Dans la plupart des grandes villes du monde, cette manifestation se déroule tous les ans au cours du mois de mai ou de juin, pour rappeler les émeutes de Stonewall qui se tinrent dans la Christopher Street à New York le 28 juin 1969.

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