
|  | Le serment de La Fayette à la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790 Elément 1 sur 1
Collections historiques Peinture (Scène intérieure)
Révolution française
Matériaux : Peinture à l'huile sur toile
Date : vers 1790
Région en relation : Paris (France)
Acquisition : Don de la Société des Amis du Carnavalet (1965)
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| Description |  |  |
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Partisan d'une révolution sereine et fidèle au régime monarchique, il prêtera serment à la Constitution sur l'autel de la Patrie "à la nation, à la loi et au roi" lors de la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, après une messe célébrée par Talleyrand, alors évêque d'Autun, représenté à droite. Il est accompagné de son fils, le petit Georges-Washington de La Fayette. Un prisonnier libéré de la Bastille a jeté sur les marches les clés et les fers de la forteresse.
Issu d'une illustre famille de Chavaniac, le marquis de La Fayette poursuivra ses études au collège Louis-le-Grand, à Paris. Admis dans l'armée française en 1771, il sera nommé lieutenant des mousquetaires noirs avant d'adhérer aux principes de la Déclaration d'indépendance américaine du 4 juillet 1776. Il s'embarquera, malgré l'opposition du Roi, pour Philadelphie en 1777, et sera nommé, résolution spéciale du Congrès, major général de l'armée américaine.
Blessé à la bataille de Brandywine, il obtiendra le commandement d'une division contribuera à la signature du traité franco-américain du 6 février 1778, qui conduira Louis XVI à envoyer un corps expéditionnaire aux Etats-Unis en 1780. La Fayette, aidé par les troupes de Rochambeau et la flotte du comte de Grasse, conduira les troupes de Virginie qui remporteront la victoire contre les Anglais à Yorktown, en octobre 1781.
Député de la noblesse aux états généraux en 1789, La Fayette proposera un projet de Déclaration européenne des droits de l'homme et du citoyen inspiré du modèle américain. Nommé général de la milice bourgeoise parisienne le lendemain de la prise de la Bastille, il fera adopter la cocarde tricolore le 17 juillet, et sera nommé commandant des forces armées de la capitale au mois d'octobre.
Responsable de la mort d'une cinquantaine de personnes lors de la fusillade qui réprimera la manifestation républicaine du Champ-de-Mars le 17 juillet 1791, La Fayette prendra le commandement de l'armée du Centre le 20 avril 1792, puis tentera vainement d'épargner à la famille royale en menaçant de marcher sur Paris.
Craignant son arrestation, il passera du coté des Autrichiens le 19 août 1792, qui l'enfermeront à Magdeburg puis à Olmütz. Libéré après le coup d'État du 18 brumaire an VIII, La Fayette ne participera pas à l'aventure napoléonienne. Elu député en 1815, il réclamera l'abdication de l'Empereur rentré de l'île d'Elbe, puis siègera à la Chambre comme membre de la gauche libérale de 1818 à 1824.Nommé commandant de la garde nationale au cours de la révolution de 1830, il favorisera l'arrivée au pouvoir de Louis-Philippe avant de se retiré, déçu dans sa propriété de la Grange-Bléneau.
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