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Il succèdera à ce dernier à la direction du Lycée où il enseignera durant 35 ans. Il prend ainsi la tête de l'école des péripatéticiens (partisans de la doctrine d'Aristote).
Il intervient dans de nombreux domaines relatifs aux sciences, à la logique, à la poésie et la métaphysique. Il poursuit les travaux sur des plantes médicinales entamés par Hippocrate. Tout comme Aristote, Théophraste suit le courant de pensée dont Platon a défini les bases et qui classe les êtres vivants en catégories. Dans la hiérarchie adoptée, l'homme représentant le stade ultime de l'évolution. Ces philosophes attribuent une âme de valeur variable aux animaux et aux plantes (âme nutritive, âme sensitive, âme appétitive et locomotrice). Seul l'homme a une âme rationnelle.
L'existence de la faune et de la flore se justifie par leur utilité à l'égard de leur prédateur, dont le dernier maillon est constitué par l'homme. La nature devient ainsi un immense effort de la matière pour s'élever jusqu'à la pensée.
Théophraste accompagnera Alexandre le Grand en Egypte. Ce voyage lui permettra de compléter sa connaissance des plantes de rivières, de marais et de lacs. Il inventera une classification botanique selon des principes encore en vigueur de nos jours. Il classera ainsi 480 plantes en catégories définies par rapport à des associations de caractères morphologiques tels que le port (arbre, arbuste ou herbe), les pétales (unis ou séparés) ou la position de l'ovaire (infère ou supère). Sa vision de la botanique n'en restera pas moins classique, à savoir utilitaire et mythique.
Trois ouvrages, parmi les quelque deux-cent quarante qu'il aurait écrits, nous sont parvenus. Le premier, en 9 volumes, concerne Les recherches sur les plantes. On y trouve sa classification des végétaux. Le second, en six volumes, porte le titre De Causis Plantarum. Il est consacré à l'explication des différences entre espèces par la philosophie d'Aristote. Le dernier ouvrage philosophique, Les caractères, décrie les types humains en 31 caractères ou études morales. Il reprend les défauts les plus universels qui serviront de thèmes à de nombreux auteurs des 17ème et 18ème siècles, tels La Bruyère, Sir Thomas Overbury ou Samuel Butler.
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| Elément(s) en relation |  |  |
Parc et jardins du château de Versailles
Modèle
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