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| GLACIS Author : gabe - Date of creation : 17 December 2006 at 21:39

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| aken

 Status : Internaute Member since 719 days
 Posted on 18 Dec 2006 at 00:10
| En réponse à gabe (msg du 17 Déc 2006 à 22:08 : Voir le message)Re-Salut gabe, Ce n'est pas étonnant que tu fasses des trucs horribles, faire des glacis à l'huile c'est le top du top de la difficulté technique ! Pas d'affolement c'est tout à fait naturel, ce n'est pas une maladie. C'est un art extrêment subtil qui demande une très grande expérience, beaucoup de métier, une très grande maîtrise, c'est pour les experts... C'est un savoir faire prodigieux dont le résultat est divin pour les bénis des dieux ! Idéalement, il faut que tu anticipes dans ta tête tout le long proccesus des différentes couches... et que tu connaisses par avance la réaction de chacune de ces couches, que tu sois capable d'attendre entre chacune d'elles ou que tu profites de leur fraicheur pour attaquer un degradé, un modelé, que tu joues sur l'opacité ou la transparence des pigments, sur la qualité ou le type de médium, son origine, avec les différentes huiles, les différentes essences, que tu tiennes compte de la température de la pièce, de la lumière du jour, du type de pinceau, du blaireau pour unifier. Mais aussi comment est le support, etc... Dans un glacis tu vois toutes tes erreurs et tu ne peux pas reprendre facilement ton dessin, sauf avec un pigment opaque et là ce n'est pas gagné parce que tu perds en fraîcheur. Cela revient à dire que contrairement à ce que l'on pense habituellement les anciens étaient beaucoup plus des scientifiques que des littéraires... mais çà c'est encore une autre histoire... Cela dépend évidemment du genre d'exigeance que l'on a et du type de projet mais un glacis reste un glacis et quoi que tu peignes (abstrait ou figuratif) la technique est la même à moins d'avoir le goût pour le détournement ce qui est malheureusement fréquent à notre époque faute de cette maîtrise. Ce qu'il y a de positif dans ce type d'expérience c'est que généralement l'ego en prend un sérieux coup et qu'elle renforce notre admiration pour les classiques. Nous sommes conscient de nos erreurs, il vaut mieux çà que de se sentir satisfait de quelque chose d'horrible. Voilà pour la première couche... Pour la prochaine... j'attends que tu me poses une question plus précise si je peux y répondre sur cette technique des glacis... Reply message |

| gabe

 Status : Internaute Member since 911 days
 Posted on 18 Dec 2006 at 02:25
| Pour ne pas revenir sur le débat Cézanne, oui les anciens possédent une technique quasi-divine, mais la question du savoir faire ce discute. Pour en revenir, cette fois à mes problèmes de glacis, je manque de précision (ça c'est à moi de travailler, je sais), mais notre prof nous demande de distribuer les ombres et lumières dans un mélange qu'on pourrait qualifier abusivement de pourpre, et j'ai des dificulté à sortir de cette teinte (mes production en ce moment c'est pink paradise !), de plus les zones les plus claires doivent-elles être une couche de pigment ou renvoyer au support lui même ? je dois travailler sur des formats raisins et j'ai du mal à m'adapter à la taille du support, comment faire des essquisses précises ? dernière question plus personnelle, que ce que tu as fait , ou fait comme études... merci Reply message |

| aken

 Status : Internaute Member since 719 days
 Posted on 18 Dec 2006 at 10:03
| En réponse à gabe (msg du 18 Déc 2006 à 02:25 : Voir le message)Il est vrai que le savoir faire se discute alors (tu es bien d'accord) il ne faudrait pas demander à Cézanne la technique des glacis ! Il prendrait cela comme une couillerie supplémentaire bien que son maître à penser Bougreau était celui qu'il admirait le plus. Le format raisin pour ce type de pratique est un format gigantesque à maîtriser, beaucoup trop grand pour un débutant ! Sinon c'est totalement ingérable. Cette technique demande un soin avec une précision extrême, c'est de la haute voltige. Il ne faut pas être au départ trop ambitieux. Sans cela c'est le découragement. Les rouges sont envahissant de par nature, si on a une surface trop grande de cette couleur l'oeil a du mal à voir le rapport de tonalité entre les structures. En principe le support gesso est bien blanc, il renvoie la lumière. 1. La première étape est essentielle La technique c'est de faire une maquette, c'est une mini ébauche format carte postale où tu étudies au préalable en opaque ces différentes tonalités, un peu comme une grisaille mais en couleur. C'est une esquisse elle n'a pas besoin d'être précise, ce n'est pas du dessin mais le jeu de la valeur et de la couleur. Tu travailles avec un médium simple essence. Tu reprends directement dessus pour ajuster. Cela te servira d'expérience et de caneva pour la suite. Cela ne sert à rien de partir dans les glacis sans une étude préalable. étape 2 Ton dessin est en place a été reporté par un poncif en supposant que tu maîtrise celui-ci. Car le dessin est la base de la peinture, sans lui ce n'est pas la peine de continuer. Tu vérifies visuellement sur le motif, et tu corriges (surtout pas de photo) sans cela tout est faux, la lentille photo déforme (coma) codage mécanique, elle n'est pas ton regard codage neurologique, plus tu affines ta démarche plus tu voies ces nuances et ton dessin manque de vie. Surtout lumière du jour ! La température des couleurs dépend de l'éclairage (orientation nord) pour un éclairage constant sans soleil. C'est le travail sur le fond essentiel pour comprendre. Le plus simple, tu commences en "color wash" c'est la technique de l'huile à l'aquarelle tu montes les valeurs et couleurs progressivement vers le plus clair à l'essence. Ton tableau a sa première couche en valeur couleur dessin tout doit être parfaitement en place à ce niveau il ne faut aucune erreur car après c'est très difficile. Ton tableau d'une certaine façon est terminé, mais il est à l'essence. étape 3 Pardessus cette couche sèche tu accroches la premère couche glacis avec le médium approprié (il faut une résine obligatoirement) celui que tu veux, il faut que chaque pigment soit bien mélangé. Tu montes progressivement vers les valeurs les plus claires. Tu fais d'autres passages après séchage pour accorder... Les couches les plus claires renvoient au support color wash préparé à l'essence avec un pigment transparent mais pas toujours, il peut déjà y avoir une autre couche qui joue par transparence. étape 4 Finition, là les petits trucs secrets des maîtres. Voilà je t'en ai dis déjà beaucoup, la plupart des profs n'enseignent pas çà, comment le pourraient-ils ? Ils n'ont pas été formés aux techniques antérieures à Cézanne et tous les vieux maîtres merveilleux depuis le début du XX siècle sont morts ignorés dans la misère en proie au doute. On les redécouvrira comme Vermer dans plusieurs siècles. Ces techniques se sont en partie perdu et puis de toutes les façons très peu de personne au monde sont capable de les exploiter. Ancien des beaux arts, j'ai fais des études artistiques et scientifiques et plein d'autres choses. Reply message |

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| aken

 Status : Internaute Member since 719 days
 Posted on 18 Dec 2006 at 16:51
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| Lartistico

 Status : Internaute Member since 705 days
 Posted on 29 Dec 2006 at 11:49
| En réponse à aken (msg du 18 Déc 2006 à 10:03 : Voir le message)Bonjour, J'ai lu avec beaucoup d'attention tes explications sur la réalisation des techniques de glacis à l'ancienne. Très intéressant, car tu sembles en savoir long sur ce sujet. Je suis amateur autodidacte (peinture, dessin, sculpture). J'aimerai en savoir plus sur la technique des glacis à l'huile. Quels ouvrages peux-tu me conseiller ou d'autres sources d'information (site, document à télécharger etc...) Merci Cordialement Lartistico e.taieb@laposte.net Reply message |

| aken

 Status : Internaute Member since 719 days
 Posted on 2 Jan 2007 at 18:13
| En réponse à Lartistico (msg du 29 Déc 2006 à 11:49 : Voir le message)Il y a d'autres façons de faire les glacis, c'est très technique, cela ne peut (à mon avis) s'enseigner par correspondance ou avec des bouquins. Il faut qu'un "maître" puisse te montrer, sans cela c'est difficile de comprendre. Il doit avoir lui même une grande expérience, c'est à dire qu'il doit être relativement agé, etc. On peut arriver à un résultat convenable si on est pas trop exigeant sur le dessin et le reste. La progressioin la plus logique c'est de maîtriser avant les couleurs opaques. Pas d'inquiétude, à notre époque tout passe, ce n'est pas comme dans le passé... Reply message |

| Lartistico

 Status : Internaute Member since 705 days
 Posted on 6 Jan 2007 at 10:47
| En réponse à aken (msg du 2 Jan 2007 à 18:13 : Voir le message)Merci de la réponse, mais comment puis-je apprendre ? Que me conseillez-vous ? A qui m'adresser ? Lartistico Reply message |

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| aken

 Status : Internaute Member since 719 days
 Posted on 8 Jan 2007 at 21:50
| En réponse à Lartistico (msg du 8 Jan 2007 à 18:20 : Voir le message)Cher apprenti, Historiquement, selon les époques, les lieux, il y avait plusieurs façons de procéder. On peut encore s'étonner de la fraîcheur de nos bons vieux flamands qui après plusieurs siècles ont conservés une matière émaillée tellement éblouissante que tu as l'impression que cela a été peint la veille alors que des toiles du siècle dernier sont déjà dans un état lamentable mais c'était une autre quête. En supposant que tu souhaites garder un aspect "traditionnel" à ton travail, sans que cela soit trop périlleux, ce qui me semble, hum... Si tu commences, pour la première étape, il serait plus aisé d'utiliser l'essence en suivant scrupuleusement ton dessin et en faisant toutes les corrections nécessaires avec un soin extrême. Dans ce type d'approche, il n'y a pas de place pour l'improvisation sauf pour les génies. Puis tu peux passer la première couche avec ton médium à glacis peu importe la marque, c'est marqué dessus "médium à glacis N° ", puis d'autres... Même pour un petit format, cela devrait te demander beaucoup de temps. Tu découvriras par toi même progressivement les subtilités du métier. Parfois, une once de pratique vaut mieux que des tonnes de théories. La technique, les matériaux sont importants mais au départ c'est la qualité du dessin qui compte le plus, c'est lui qui curieusement va harmoniser les masses de valeurs et les couleurs aussi surprenant que cela puisse te sembler. S'il y a autant de choses laides autour de toi aujourd'hui c'est pour une raison simple, le manque d'observation, lié au manque de pratique du dessin, lié à l'abus des méthodes mécaniques photographiques ! Bien à toi, futur Appelle de l'Ouest ! Reply message |

| Lartistico

 Status : Internaute Member since 705 days
 Posted on 9 Jan 2007 at 16:56
| En réponse à aken (msg du 8 Jan 2007 à 21:50 : Voir le message)J’ai relu plusieurs fois la méthode que tu préconises pour réaliser les glacis . Elle est claire et suffisamment détaillée. Je vais la suivre scrupuleusement. Je n’ai pratiquement pas d’expérience de la peinture à l’huile, mais je suis très motiver pour apprendre. Par contre j’ai une bonne pratique de la peinture acrylique et surtout du dessin (particulièrement le portrait). Ma façon de procéder, lorsque j’utilise de la peinture acrylique est la suivante : 1° un dessin très poussé au crayon ou au fusain avec les ombres. 2° fixatif du dessin 3° une couche de couleur acrylique transparente sur l’ensemble pour donner « une couleur locale » par exemple jaune transparent. 4° j’applique les différentes couleurs de mon tableau en modelant les formes. Cette façon de procéder est –elle « transposable » avec la peinture à l’huile ? Pour la première couche diluée au WS et pour les suivantes (couches fines de peinture à l’huile avec médium), quels sont, en moyenne, les temps de séchage à respecter ? Reply message |

| aken

 Status : Internaute Member since 719 days
 Posted on 9 Jan 2007 at 21:25
| En réponse à Lartistico (msg du 9 Jan 2007 à 16:56 : Voir le message)Bon, prends la vie du côté Coca-Cola... ne sois pas trop impatient. La notion de matière est importante en peinture la consistance de l'huile est très différente de l'acrylique. Certains peintres utilisent l'acrylique comme base puis montent à l'huile après c'est une bonne solution technique. D'autres restent traditionnels, l'essence puis l'huile. Bien sûr, l'inverse n'est pas possible. C'est une question de goût personnel. Le support aussi est important pour le rendu. Ta façon de procéder est transposable en partie à l'huile. Traditionnellement, le top : un dessin fusain très précis de l'ensemble mais pas forcément très détaillé (le plus important c'est la justesse car sans elle tu ne pourras pas "pousser très loin") et de la structure des ombres si celles-ci sont importantes mais généralement pas avancé au niveau modelé... (si tu es très soigneux... que tu repasses avec un pinceau fin, puis que tu effaces avec un chiffon !) ou encore pointe d'argent mais attention si tu emploies le crayon il faudra le fixer et tu ne sais pas très bien comment le fixatif agira avec l'huile. Après c'est l'essence puis le médium. Il faut éviter le WS qui est agressif et toxique et provoque des allergies ainsi que les autres essences sans odeur, etc... mais dangereuses à la longue et préférer des essences bio spéciales, tu ne les trouves pas dans le commerce actuellement mais ça viendra un jour... Précise-moi ton mail, je ne veux pas faire de pub. Les temps de séchages sont variables en fonction de ce que tu veux faire, travailler dans le frais, ou pas, ou un peu, etc... Tous les bouquins sur la peinture à l'huile pour un débutant dans le commerce sont généralement correctes pour les principes de base simple, tu peux t'appuyer sur eux dans un premier temps et sur toutes les documentations techniques des fabricants qui sont à mon avis très intéressantes, il existe des livres techniques très chers, c'est utile aussi mais le plus utile... c'est d'éduquer son regard de se monter une bibliothèque des peintres que l'on préfère, de visiter des musées, de prendre le temps de rencontrer des personnes qui partagent cette approche, d'observer les paysages de prendre des notes... Hum... Tu comprendras... il faut que tu t'obliges à faire tes propres expériences sans avoir à demander systématiquement, sauf pour l'essentiel, après on peut discuter. Sans cela je serai encore là dans six mois, un an, 2 ans ou plus et moi aussi j'ai envie, j'ai envie, j'ai envie, j'ai envie, j'ai envie de faire plein plein plein plein de choses mais la vie, la vie la vie la vie est si courte ! Reply message |

| Lartistico

 Status : Internaute Member since 705 days
 Posted on 10 Jan 2007 at 17:56
| En réponse à aken (msg du 9 Jan 2007 à 21:25 : Voir le message)Tu as raison. Je me lance avec les infos que j'ai. Merci Mon mail : etaieb1@club-internet.fr Reply message |

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| aken

 Status : Internaute Member since 719 days
 Posted on 2 Feb 2007 at 16:05
| En réponse à jical (msg du 2 Fev 2007 à 11:35 : Voir le message)Je n'ai pas dis que je n'utilisais pas la tempera à l'œuf, c'est une excellente approche comme sous couche (à un glacis) et aussi pour un travail complet, il suffit pour s'en convaincre de voir "La naissance de Vénus" (super format !) du merveilleux Boticelli, cela laisse rêveur... pour comprendre que cette technique est tout à fait valable même de nos jours. Ce qui risque d'être plus difficile, c'est de trouver un peintre de son envergure, je te rassure de suite ce ne sera pas moi, malheureusement ! Il me semblait que ce n'était pas nécessaire de trop compliquer le propos avec des personnes qui veulent apprendre cela risquant de les décourager. De plus, quand on est débutant on accorde généralement beaucoup trop d'importance à ces techniques comme un palliatif à des manques. Il vaut mieux, à mon avis mettre l'accent sur la qualité du dessin d'observation. Quand on sait que pour maîtriser celui-ci, il faudra au minimum plusieurs milliers d'heures de travail d'observation directe, scrupuleuses et corrigées par une personne compétente pour arriver à une certaine maîtrise classique. C'est la base, l'essentiel de tous les arts visuels figuratifs, non-figuratif et même pour une installation vidéo sans cela on construit sur des sables mouvants et le résultat est bancal, il suffit d'observer autour de soi. On interprète généralement ces maladresses comme des exercices de styles. On ne peut pas aspirer à la liberté et exprimer ses émotions profondes sans maîtriser parfaitement un instrument (comme pour le musicien) mais on peut toujours essayer, je ne suis pas contre... cela dépend si l'on veut faire du bruit ou de la musique ! Merci... Reply message |

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