Thermes de Cluny Musée national du Moyen-Age Musées - Paris Vème (France)
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10 sections and 52 items available

| Practical information |  |  |
6, place Paul-Painlevé 75005
Subway station : Cluny - La Sorbonne, Odéon, Saint-Michel
Hours: Open daily excepted thursday
de 9h15 à 17h45 (fermeture de la caisse à 17h15)
Admissions : - plein tarif : 5,5 euros
- tarif réduit : 4 euros (moins de 26 ans, famille nombreuse, amis des musées et pour tous le dimanche)
- gratuit pour les moins de 18 ans, les chômeurs, les enseignants en exercice, certaines catégories d'étudiants, les handicapés titulaires de la carte Cotorep et le premier dimanche de chaque mois.
| Description |  |  |
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Rebaptisé musée national du Moyen-Age/Thermes de Cluny depuis 1991, ce musée héberge les trésors de l'art médiéval réunis par Alexandre de Sommerard, antiquaire, conseiller maître à la Cour des comptes et passionné depuis l'enfance par le Moyen-Age. Elles sont présentées dans les vingt-quatre salles situées entre les ruines gallo-romaines et l'hôtel médiéval.
Parmi les 10.000 pièces que renferme le musée, on pourra admirer les magnifiques tapisseries. La vie seigneuriale (salle IV), du début du XVIème siècle, comporte six pièces représentant chacune des scènes de la vie quotidienne : la broderie, la lecture, la promenade, la chasse, le bain, l'amour. Le hallebardier de la scène de la chasse a peut être servi de modèle à Dürer pour sa gravure intitulée Six guerriers (1495).
La Dame à la Licorne (salle XIII) bénéficie d'un nouvel éclairage et d'une nouvelle présentation depuis 1993. Cette célèbre tapisserie est le chef d'oeuvre des ateliers bruxellois du XVème siècle. Le lion et la licorne qui entourent une dame magnifiquement vêtue figurent les armoiries de la famille lyonnaise Le Viste. Sur les six tentures, cinq expriment une apologie des sens, alors que la sixième montre la jeune femme déposer un collier dans un coffre, signe de renoncement aux plaisirs de ce monde. On remarquera l'absence de tout décor, la richesse et la beauté des tons verts et rouges, le foisonnement de la vie végétale et animale.
L'autel de l'empereur Henri II de la cathédrale de Bâle (XIème siècle) (salle XIX), les couronnes des rois Wisigoths (salle XVI), la Pieta de Tarascon (1457) et la statue de sainte Marie Madeleine représentant probablement les traits de Marie de Bourgogne (salle XIV), sont autant de chefs d'oeuvres remarquables.
Le musée de Cluny, qui expose mobilier, ferronnerie, vitraux, céramique, vêtements et outils divers, permet d'appréhender la vie quotidienne au Moyen-Age. Il possède, depuis 1977, vingt et une têtes des rois de Judas et différentes statues provenant de Notre-Dame de Paris (salle VIII), découvertes à l'occasion de travaux effectués la rue Chaussée-d'Antin. Ces pièces, détachées le 23 octobre 1793, avaient été éparpillées puis enterrées.
| History |  |  |
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Créé en 1843, ce musée réunit deux monuments distincts : le palais des thermes gallo-romains des IIème et IIIème siècles, et l'hôtel des Abbés de Cluny, le plus beau bâtiment d'architecture civile du Moyen-Age. L'architecte Albert Lenoir procédera à la restauration et à l'aménagement de ces deux édifices historiques dès 1844.
Le palais des thermes sera construit dans la Lutèce gallo-romaine, sur le modèle de tous les grands établissements de bains publics implantés alors dans les capitales de l'Empire romain : une salle chaude (caldacium), une salle tiède (tepidarium), une salle froide (frigidarium). On attribue sa construction à la puissante corporation des Nautes de Paris, qui détenait le monopole de l'eau. Il était alimenté en eau par l'aqueduc romain d'Arcueil, et équipé d'égouts et de couloirs souterrains, les plus anciens de Paris. Il servira de refuge aux parisiens pendant les invasions successives des Huns et des Normands.
L'hôtel de Cluny, à l'origine qu'une maison du début du XIVème siècle sise face aux ruines des thermes, était propriété de Pierre de Chaslus, abbé de l'abbaye de Cluny-en-Bourgogne. Cette maison, qui devait accueillir les abbés clunisiens lors de leurs passages à Paris, sera reconstruite dans le pur style gothique-flamboyant par Jacques d'Amboise (évêque de Clermont et abbé de Jumièges, ministre de Louis XII), de 1485 à 1500. Le plan en U abrite une cours et ouvre au nord sur un jardin. L'hôtel est entouré d'une muraille crénelée, à l'image des forteresses médiévales, et pourvue d'un portail massif, aux serrures énormes, et à l'arc richement orné d'anges et de dragons. Les façades sont équipées de hautes fenêtres rectangulaires encadrées de moulures. Sous les toits en ardoises, on peut admirer des frises sculptées et quelques superbes gargouilles.
A l'intérieur de l'hôtel, on verra la petite chapelle des abbés, au premier étage, qui possède une très belle voûte flamboyante reposant sur un pilier central. Les statues de la famille de l'architecte d'Amboise sont exposées dans les douze niches de la chapelle. La belle cheminée des cuisines, presque entièrement conservée, est située dans l'actuel vestiaire.
L'hôtel recevra des hôtes de marque au cours de son histoire. Marie d'Angleterre, soeur d'Henri VIII et veuve de Louis XII, y épousera dans le secret le duc de Suffolk, en 1515, Jacques V d'Ecosse épousera Madeleine, fille de François Ier, en 1536. Mazarin y logera en 1634.
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