 | Description |  |
 |
Cette statue, découverte à Rome en 1630, est une réplique d'un groupe disparu du IIème siècle avant Jésus-Christ, probablement en bronze. L'original est connu grâce à des pièces de monnaie de Cyzique, ancienne ville d'Asie Mineure située dans l'actuelle Turquie, et à de nombreuses autres répliques. Le satyre dansant devait convier à une danse une Nymphe assise en face de lui. Les meilleures copies permettent de reconstituer le geste exact des bras qui sont restaurés. Le satyre claquait des doigts pour battre la mesure et marquait la cadence au moyen d'un kropézion (castagnettes) avec son pied droit. Les jambes ainsi que le tronc de l'arbre et les cymbales sont également des restaurations.
La statue a été acquise par Louis XIV auprès du cardinal de Mazarin, en 1665. Elle a décoré le Jardin des Tuileries puis le bosquet de la Girandole au Château de Versailles, avant de rejoindre les collections du Musée du Louvre.
Les satyres, créatures des bois possédant certaines caractéristiques animales comme les oreilles pointues, les jambes de cheval, les sabots et les petites cornes sur la tête, accompagneront les Ménades durant les cérémonies dionysiaques. Ils descendaient des cinq filles d'Hécatéros qui avait épousé une princesse argienne fille du roi Phoronée. Les Oréades, leurs soeurs, seront connues pour leurs appétits et leur dévergondage. Symbole de fertilité spontanée de la nature sauvage, ils poursuivront les Nymphes qui leur permettront de satisfaire leurs appétits. Les auteurs représentent les Satyres, comme les Silènes, avec des figures comiques. Les poètes tragiques prendront l'habitude de clore le festival de Dionysos par des comédies légères à la suite d'une trilogie retraçant l'un des grands drames mythologiques.
| Plus de photos |  |
| Elément(s) en relation |  |
| Article(s) en relation |  |
L'Institut de France Mazarin léguera, en 1661, au jeune roi Louis XIV un capital et un revenu destinés au financement d'un collège gratuit qui devait accueillir soixante jeunes nobles provenant d'Artois, d'Alsace, du Piémont (Pignerol) et du Roussillon-Cerdagne. A Louis XIV : Manière de montrer tes jardins de Versailles 1. En sortant du chasteau par le vestibule de la Cour de marbre, on ira sur la terrasse; il faut s'arrester sur le haut des degrez pour considérer la situation des parterres des pièces d'eau et les fontaines des Cabinets.
|