Material : Bronze
| Item 3 on 12 French Sculpture Sculpture (Buste)
Area related Paris VIème (France)
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La Boh?me de Murger, publi?e en 1843, va contribuer ? fonder le mythe de la Boh?me litt?raire avec les romans de Balzac, et l'image du jeune ?crivain pauvre ? la recherche de la cons?cration. Bien que violemment critiqu?es par Jules Vall?s, les Sc?nes de la vie de Boh?me d'Henry Murger resteront le livre-culte des nouvelles g?n?rations jusqu'en 1875.
Th?odore de Banville rendra hommage ? l'?crivain dans son odelette intitul?e "A Henry Murger" en mars 1855 :
"Comme l'autre Oph?lie,
Dont la douce folie
S'endort en murmurant
Dans le torrent,
P?le, d?chevel?e
Et dans l'onde ?toil?e
?parpillant encor
Ses tresses d'or,
Et comme Juliette,
Qui craignait l'alouette
?veill?e au matin
Parmi le thym,
Elle est morte aussi jeune
Au bel ?ge o? l'on je?ne,
Ta pensive Mimi
Au front bl?mi,
Et, dans la matin?e
De la vingti?me ann?e,
Elle a ferm? ses yeux
Insoucieux.
Parmi les p?les ombres
Qui, joyeuses ou sombres,
A l'entour de ton front
Voltigeront,
Dis, il en est plus d'une
Dont la tendre infortune
Souvent nous consola:
Mais celle-l?,
C'est notre bien-aim?e!
Sa trace parfum?e
Reste encor dans les champs
Avec nos chants!
Lorsque, dans la nuit brune,
Un frais rayon de lune
Argente les berceaux
Et les ruisseaux,
Ta na?ve Giselle
Effleure de son aile
Des lys et des rosiers
Extasi?s,
Et, diaphane et blanche,
Le soir vers nous se penche,
En posant ses deux mains
Sur les jasmins.
Sa plainte triste et pure
Dans le ruisseau murmure,
Et s'envole en r?vant
Avec le vent.
Que le printemps renaisse,
Ame de ta jeunesse,
Elle tressaille aux sons
De tes chansons,
Et parfois se soul?ve,
Pour les entendre en r?ve
Dans la brise passer
Et s'effacer.
Rendors-toi, dors heureuse,
Pauvre fille amoureuse:
Notre amour te d?fend
Comme un enfant!
Croise tes mains d'ivoire:
Car, du moins, ta m?moire
Qui sait nous attendrir,
Ne peut mourir!
Que le z?phyr en f?te
Te berce! le po?te,
Qui jadis te pleura,
Se souviendra!
Dans l'herbe toujours verte
O?, de roses couverte,
Penche sous le tombeau
Ton front si beau,
La fleur de la prairie
Brille, toujours fleurie,
Et peut se marier
A son laurier!"
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