Date : 1876
Dimensions : 93 cm x 65 cm Matériaux : Peinture à l'huile sur toile Acquisition : Legs de Gustave Caillebotte (1894)
| Elément 19 sur 35 Peinture française Peinture (Paysage)
Région en relation Montfoucault
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 | Description |  |
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Camille Pissarro s'enfuira chez son ami le peintre Ludovic Piette, à Montfoucault (dans le département de la Mayenne, situé entre la Normandie et la Bretagne), en 1870 avec sa femme et ses enfants. Il restera deux ans loin de Paris et peindra des paysages et de moissons.
En 1874, Pissarro écrira de Montfoucault une lettre à Théodore Duret qui, le premier, en 1870, consacrera un livre aux Impressionnistes : "Je m'occupe de figures humaines et d'animaux. Il en résulte plusieurs tableaux de genre ; je ne m'avance qu'avec crainte dans ce domaine de l'art qui, après les travaux de très grands artistes, exige beaucoup. Il s'agit d'une entreprise véritablement audacieuse et je crains d'échouer".
Caillebotte fera don, dans son testament rédigé en 1876, de sa collection en ces termes :
"Je donne à l'Etat les tableaux que je possède ; seulement, comme je veux que ce don soit accepté et le soit de telle façon que les tableaux n'aillent ni dans un grenier ni dans un musée de province, mais bien au Luxembourg et plus tard au Louvre, il est nécessaire que s'écoule un certain temps avant l'exécution de cette clause jusqu'à ce que le public, je ne dis pas comprenne, mais admette cette peinture. Ce temps peut-être de vingt ans au plus. En attendant mon frère Martial, et à son défaut un autre de mes héritiers, les conservera. Je prie Renoir d'être mon exécuteur testamentaire ..."
Les académistes, conduits par Gérôme, tenteront d'empêcher l'entrée d'oeuvres impressionnistes constamment refusées au Salon dans le patrimoine artistique de la France.
Le Conseil d'Etat autorisera les Musées Nationaux, en 1896, à sélectionner les toiles dignes de figurer au musée du Luxembourg. Vingt sept tableaux seront refusés. Sept pastels de Degas, huit Monet, six Renoir, sept Pissarro, cinq Sisley, deux Cézanne et deux Caillebotte - joints au legs par Martial Caillebotte après la mort de son frère - seront présentés dans une annexe du musée du Luxembourg en 1897. L'exposition suscitera de violents remous et provoquera un scandale politique à l'instigation de Gérôme et dix-sept de ses collègues, membres de l'Institut. Le Sénat sera ainsi saisi de l'affaire.
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