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  Worldvisitguide > Places > Louvre Museum > Italian Painting > Peinture italienne -... > Hercule et Achel?us
Hercule et Achel?us

Date : between 1617 and 1621

Dimensions : 1.92 m x 2.61 m
Material : Oil on canvas
Acquisition : Achat de Louis XIV aupr?s du banquier Everhard Jabach (1662)
Louvre Museum
Peinture italienne - I
Denon Wing - First floor - Section 12a
Hercule luttant avec Achel?us
Item 18 on 34
Italian Painting
Painting (Th?me mythologique)

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Description   

L'oeuvre, qui sera command?e en 1617 par Ferdinand Gonzague pour le d?cor d'une pi?ce de la villa Favorita ? Mantoue, constitue avec les trois autres ?pisodes de l'Histoire d'Hercule conserv?s au Louvre, une repr?sentation all?gorique du pouvoir et du triomphe de la famille Gonzague. La s?rie passera dans la collection de Charles Ier d'Angleterre. Louis XIV s'en rendra propri?taire aupr?s du banquier Everhard Jabach en 1662.

Il existe de nombreux dessins pr?paratoires conserv?s au Staatliche Museum de Berlin et ? la Staatliche Graphische Sammlung de Munich.

Le sujet, tir? des M?tamorphoses d'Ovide, montre Hercule luttant avec Archelo?s, fils d'Oc?an et de Th?tis, afin d'obtenir la main de D?janire, fille d'En?e. Ce dernier prendra l'aspect d'un taureau au moment d'?tre vaincu. Hercule triomphera de la b?te.

Ach?lo?s et Hercule (IX, 1-97)

Cependant Th?s?e veut conna?tre la cause de l'outrage fait au front d'Ach?lo?s. Le fleuve de Calydon soupire, et relevant ses longs cheveux n?glig?s sur un front couronn? de roseaux:

"Que me demandez-vous ? dit-il; et quel est le vaincu qui ne souffre ? parler de sa d?faite ? J'en parlerai pourtant, puisqu'il s'agit d'une entreprise o? il fut moins honteux de succomber que glorieux d'avoir os? combattre. Le grand nom de mon vainqueur me console de ma disgr?ce.

[8] "Peut-?tre avez-vous entendu parler de D?janire. Aucune mortelle ne l'?galait en beaut?. Elle fut l'objet des voeux d'un grand nombre d'amants. Je parus avec tous mes rivaux dans le palais de son p?re : "Accepte-moi pour gendre, m'?criai-je, ? fils de Parthaon " ! Hercule fait la m?me demande, et tous les pr?tendants se retirent. Je reste seul avec le h?ros. il all?guait pour titre le sang de Jupiter, la renomm?e de ses travaux, tous les dangers dont Junon mena?a sa vie, et qu'il eut la gloire de surmonter.

"Un dieu, dis-je ? mon tour, pourrait-il sans honte c?der ? un mortel (car Alcide n'?tait pas encore assis au rang des dieux) ? Je suis le roi des eaux qui, dans leur cours sinueux, arrosent votre empire. En moi vous n'aurez point un gendre venu vers vous d'un rivage ?tranger. J'habiterai dans vos ?tats; j'en fais moi-m?me partie. Mes voeux seraient-ils donc rejet?s parce que Junon ne me hait pas, et qu'elle ne m'impose ni supplices, ni travaux ? Et toi, rival orgueilleux, tu te vantes d'?tre le fils d'Alcm?ne; mais ou Jupiter n'est pas ton p?re, ou il l'est par un crime. En lui attribuant ta naissance, tu d?shonores celle qui te donna le jour. Choisis, ou d'?tre un imposteur, en soutenant la fable de ton origine, ou de publier toi-m?me la honte de ta m?re."

[27] "Tandis que je parlais, Alcide me regardait d'un oeil enflamm?; et ma?trisant ? peine la fureur qui l'anime, il r?pond : "Je sais me battre, et non discourir. Tu peux me vaincre par ta langue, je triompherai de toi par mon bras "; et soudain, il s'appr?te au combat. Apr?s mes superbes discours, pouvais-je reculer ? Je rejette ma robe verdoyante; d?j? mes muscles sont tendus, mes poings arrondis; et, lutteur intr?pide, j'attends mon ennemi.

"? pleines mains de poussi?re il me couvre. Je jette en m?me temps sur lui un sable l?ger. Soudain il me presse de toutes parts; tant?t ? la t?te, tant?t aux flancs, il me saisit, ou semble me saisir. D?fendu par mon poids, je r?siste et rends ses efforts inutiles. Je suis comme un rocher qui, battu par les flots en courroux, reste immobile, par sa masse affermi. Nous nous ?loignons pour reprendre haleine; nous nous rapprochons avec une nouvelle ardeur. R?solus de ne plus reculer, nous tenons ferme sur l'ar?ne. Mes pieds touchent ses pieds, mes doigts ses doigts; mon front heurte son front. Tels j'ai vu deux taureaux fougueux s'entrechoquer dans la plaine, tandis que la g?nisse, prix du combat, paisible attend son superbe vainqueur. Les troupeaux regardent avec effroi cette lutte terrible, incertains auquel des deux rivaux appartiendra l'empire du bocage.

[50] "Trois fois, mais sans succ?s, Hercule veut d?livrer sa poitrine, que sur la mienne je tiens fortement press?e. Par un quatri?me effort, il me repousse, d?gage ses bras; et soudain (puisque je dois tout dire), il me surprend, me retourne, s'?lance sur mon dos, et (vous pouvez m'en croire, je ne cherche point dans ce r?cit une gloire vaine) je crus sentir sur tout mon corps le poids d'une montagne. Inond? de sueur, j'arrache enfin mes bras des noeuds que ses bras nerveux formaient autour de moi. Il me presse sans rel?che; ?puis? de lassitude, je ne puis reprendre haleine. Il me saisit ? la gorge : je chanc?le, je touche du genou la terre, et je mords la poussi?re.

J'allais succomber dans cette lutte in?gale. J'appelle la ruse ? mon secours, et, sous les traits d'un ?norme serpent, je veux tromper et vaincre mon rival. En longs anneaux mon corps roule et s'?lance. Ma langue brille arm?e d'un triple dard, et fait entendre d'horribles sifflements.

[66] Le h?ros sourit, et se moquant de mon artifice : "Ach?lo?s, dit-il, ce fut un des jeux de mon berceau d'?touffer des serpents. Quand tu les surpasserais tous en grandeur, pourrais-tu te comparer ? l'hydre que je domptai dans les marais de Lerne ? Elle tirait de nouvelles forces des coups que je lui portais. Dragon aux cent t?tes, quand j'en abattais une, elle ?tait sur-le-champ remplac?e par deux autres plus terribles encore. Je domptai ce monstre, qui, toujours entier, se multipliait sous le fer, devenait plus terrible par ses d?faites, et il expira sous l'effort de mon bras. Qu'oses-tu donc pr?tendre, lorsque te cachant sous la forme vaine d'un serpent, tu veux employer contre moi des armes qui te sont ?trang?res ?"

"Il dit : ses doigts saisissent mon cou, le meurtrissent, et je me sens press? comme par des tenailles. Je fais de vains efforts pour m'?chapper. Une seconde fois vaincu sous cette forme, il m'en restait une troisi?me ? prendre : c'?tait celle d'un taureau puissant; je la rev?ts, et je recommence le combat. Hercule se porte sur mes flancs, jette autour de mon cou ses bras nerveux : je l'entra?ne, et, sans l?cher prise, il me suit, saisit de mon front la corne mena?ante, me courbe, me renverse ? ses pieds, me roule sur l'ar?ne. Ce n'?tait pas assez : tandis qu'il me tient par les cornes, il en rompt une, et l'arrache de mon front. Les Na?ades l'ayant remplie de fruits et de fleurs, la consacr?rent, et elle devint la corne d'abondance".

[89] "Le dieu finissait le r?cit de ces combats, lorsque, semblable ? Diane, une des Nymphes qui le servent s'avance, la robe retrouss?e et les cheveux flottants. Elle apporte cette corne f?conde, et par elle de tous les tr?sors de Pomone couronne le banquet.

Cependant la Nuit a repli? ses voiles sombres; et d?s que les premiers rayons du Soleil ?clairent la cime des coteaux, Th?s?e et ses compagnons partent, sans attendre que le fleuve d?bord? roule ses flots tranquilles et soumis. Ach?lo?s replonge dans l'onde son front d?sarm?.

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