 Date : near 1720
Dimensions : 35 cm x 24 cm Material : Oil on canvas Acquisition : Don de Fabrizio et Fiammetta Lemme (1997)
| La Cl?mence de Scipion Item 15 on 22 Italian Painting Painting (Th?me historique)
Area related Rome (Italy)
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 | Description |  |
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Le grand tableau sera tr?s certainement peint pour le cardinal Acquaviva ? Rome. Il figurera dans la collection du pr?lat avec son pendant, un Antoine et Cl?op?tre de Sebastiano Conca, peint en 1715 et aujourd'hui disparu. La composition de l'esquisse, globalement respect?e, sera invers?e dans la version finale.
Le g?n?ral romain Scipion L'Africain, ayant lib?r? les otages celtib?res apr?s avoir conquis Carthag?ne (Carthago Nova en Espagne) en 211 avant J?sus-Christ, refusera la tr?s belle jeune fille que ses soldats lui offriront et la rendra ? sa famille.
Tite-Live rapportera ainsi les ?v?nements :
Histoire Romaine (Livre XXVI, 49)
"Scipion, qui les avait fait appeler (les otages), commen?a par les rassurer tous, en leur repr?sentant qu'ils ?taient au pouvoir du peuple romain, qui aimait mieux s'asservir les coeurs par les bienfaits que par la crainte, et s'attacher les nations ?trang?res par les liens de la bonne foi et de l'amiti?, que leur imposer le joug d'un cruel esclavage."
Scipion d?cidera de garder une partie des otages pour garantir les alliances, parmi lesquels de nombreuses jeunes filles dont celles du roi celtib?re Indibilis.
Scipion lui dit : "Mon honneur et celui du peuple romain m'imposent la loi de conserver inviolable dans mon camp ce qui est partout respectable ; mais ce qui me rend ce devoir encore plus sacr?, c'est votre vertu, c'est votre noble sollicitude, vous ? qui l'infortune m?me n'a pas fait oublier les biens?ants". Ensuite il confia ces captives ? la garde d'un officier de moeurs irr?prochables, et lui prescrivit de les traiter avec le respect et les ?gards que l'on doit aux ?pouses et aux m?res de ses h?tes."
Bient?t apr?s, les soldats conduisent devant lui une jeune princesse d'une beaut? si accomplie que partout, sur son passage, elle attirait tous les regards. Scipion, s'informant de sa patrie et de sa famille, apprend, entre autres d?tails, qu'elle est fianc?e ? un chef des Celtib?riens : il se nommait Allucius. Aussit?t il mande les parents et le futur ?poux, et, sachant qu'il aimait ?perdument la jeune captive, il lui adresse, ? son arriv?e, les paroles les plus affectueuses, avant m?me de donner audience aux parents : "Je suis jeune, vous l'?tes comme moi ; nulle contrainte ne doit g?ner nos discours. Mes soldats, en m'amenant votre fianc?e, leur prisonni?re, m'ont appris que vous l'aimiez avec tendresse, et sa beaut? me l'a fait croire ais?ment. Mon ?ge aussi me permettrait peut-?tre de me livrer aux douceurs d'un amour chaste et l?gitime, si les int?r?ts de la r?publique n'occupaient pas mon ?me tout enti?re, et je croirais digne de quelque indulgence l'exc?s m?me de ma passion pour une jeune ?pouse ; je dois donc, puisque la fortune me le permet, favoriser aussi votre amour. Votre fianc?e a ?t? respect?e dans mon camp comme elle l'e?t ?t? chez votre beau-p?re, chez ses propres parents. Je vous l'ai conserv?e comme un d?p?t inviolable, pour vous en faire un pr?sent digne de vous et de moi. Le seul prix que je mets ? ce service, c'est que vous soyez l'ami du peuple romain ; si vous me croyez homme de bien, tels que mon p?re et mon oncle se sont montr?s aux yeux de ces nations, sachez qu'il y a dans Rome beaucoup de citoyens qui me ressemblent, et qu'il n'est point sur la terre de peuple dont vous deviez plus redouter la haine et rechercher l'amiti?.'
Le jeune homme, ? la fois confus et p?n?tr? de joie, prend la main de Scipion, et conjure tous les dieux de se charger de sa reconnaissance, puisqu'il n'est pas en son pouvoir de payer dignement un si grand bienfait. On introduit ensuite le p?re, la m?re et les parents de la jeune captive. Ils avaient apport?, pour la racheter, une somme d'argent consid?rable ; mais voyant que Scipion la leur rendait sans ran?on, ils le prient d'accepter cette somme ? titre de pr?sent, et lui assurent qu'ils ne seront pas moins sensibles ? cette nouvelle gr?ce qu'? son premier bienfait. Scipion, vaincu par leurs instances, r?pond qu'il accepte, fait d?poser l'or ? ses pieds, puis s'adressant ? Allucius : "Outre la dot, lui dit-il, que vous recevrez de votre beau-p?re, agr?ez de moi ce pr?sent de noces". Et il l'invite ? faire enlever cet or, et ? en disposer comme de son bien.
(traduction ?dition Nisard, Paris, Dubochet, 1838, tome I, p. 756-757) | Item(s) related |  |
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