Dimensions : 108 cm x 74 cm Material : Oil on canvas Acquisition : Saisie r?volutionnaire de la collection du comte Charles Paul Jean-Baptiste Bourgevin Vialart de Saint-Morys (1794)
| Item 5 on 22 Italian Painting Painting (Th?me mythologique)
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 | Description |  |
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Ce tableau, autrefois attribu? ? Paolo de Matteis (1662-1728), s'inspire des M?tamorphose d'Ovide. Bor?e, le dieu du vent violent du Nord n? en Thrace, souvent oppos? ? la douceur de Z?phyr, le vent de l'Ouest, courtisera Orithye, la fille du roi d'Ath?nes Erechth?e. Se refusant ? lui, elle sera emport?e dans un nuage jusqu'en Thrace, alors qu'elle dansait dans les prairies au bord de l'Illissos. Le couple donnera naissance ? deux fils ail?s, Cala?s et Z?l?s, et deux filles, Chion? et Cl?opatra. Bor?e deviendra l'un des patrons des Ath?niens, qui lui offriront un sacrifice lors des guerres Persiques. Bor?e engendrera douze poulains avec l'une des juments de Danaos.
M?tamorphose d'Ovide - Bor?e (VI, 675-701)
Cependant Pandion ne put se consoler du triste destin de ses enfants; et longtemps avant les jours de la vieillesse, il descendit chez les morts.
[677] Le sceptre et le gouvernement d'Ath?nes pass?rent entre les mains d'?rechth?e, dont le r?gne fut aussi grand par la justice que puissant par les armes. Il avait quatre fils et quatre filles; deux d'entre elles pouvaient se disputer le prix de la beaut?. Aimable Procris, C?phale, petit-fils d'?ole, ?tait votre heureux ?poux. Mais Bor?e soupira longtemps en vain pour Orithye. L'exemple de T?r?e et l'horreur qu'inspiraient les Thraces ?taient un obstacle ? son bonheur. Orithye lui fut refus?e tant qu'il se borna ? la demander, tant qu'il employa d'inutiles pri?res. Voyant enfin qu'il n'obtenait rien de ses soins respectueux, il s'abandonne ? sa violence, et reprend son fougueux caract?re : "Je l'ai m?rit?, dit-il. Pourquoi me suis-je d?pouill? des armes qui me conviennent, la force, la col?re, et la violence ! pourquoi suis-je descendu ? des pri?res, dont l'usage devrait m'?tre inconnu ! La force est mon partage : par elle je dissipe les nuages; par elle je soul?ve les mers, je d?racine le ch?ne altier, je durcis les neiges sur la terre, je fais tomber la gr?le qui bat les champs d?sol?s. C'est moi qui, dans les plaines de l'air, car c'est l? le th??tre de ma fureur, c'est moi qui rencontre mes fr?res, et les combats, et lutte avec un tel effort, que l'?ther retentit et tonne de la violence de notre choc, et que, du sein des nuages qui s'entrouvrent, jaillissent la foudre et les ?clairs. C'est moi qui p?n?trant dans les antres de la terre, et qui soulevant mon dos dans ses vastes cavernes, par d'immenses secousses ?branle la terre et les enfers. C'est par de tels moyens qu'il me fallait pr?tendre ? l'hymen d'Orithye. Je ne devais point prier ?rechth?e, mais employer la force, et lui donner un gendre malgr? lui."
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