Dimensions : 111 cm x 77 cm Material : Oil on canvas Acquisition : Commande UNESCO World Heritage Site (Définitif) : 1979
| Item 9 on 11 Castles and Palaces Painting (Th?me mythologique)
Area related Paris (France)
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 | Description |  |
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Le sujet de ce tableau est tir? des M?tamorphoses d'Ovide. L'ancien salon du Couchant abrite trois tableaux de Fran?ois Marot, repr?sentant V?nus et Vulcain, Jupiter et S?m?l?, ex?cut?s pour la reine m?re au Vieux Louvre ? Paris, ainsi que Latone et les Paysans de Lycie, peint pour cette pi?ce vers 1706.
M?tamporphoses d'Ovide : S?m?l? (III, 253-315)
L'univers parla diversement de cette action de la d?esse. Les uns trouv?rent sa vengeance injuste et cruelle; les autres l'approuvant la jug?rent digne de sa s?v?re virginit?; et chaque opinion eut ses preuves et ses raisons. La seule ?pouse de Jupiter songeait moins ? louer ou ? bl?mer la d?esse qu'? se r?jouir des malheurs de la famille d'Ag?nor. Sa haine contre Europe, qui fut sa rivale, s'?tendait ? sa post?rit?. Une injure nouvelle ajoutait encore ? son ressentiment. S?m?l? portait dans son sein un gage de l'amour de Jupiter. Junon s'indigne et s'?crie : "Pourquoi ajouterais-je encore des plaintes ? celles que j'ai tant de fois vainement fait entendre ? c'est ma rivale elle-m?me que je dois attaquer. Je la perdrai; elle p?rira, s'il est vrai que je m'appelle encore la puissante Junon; si ma main est digne de porter le sceptre de l'Olympe; si je suis la reine des Dieux, la soeur et l'?pouse de Jupiter ! Ah ! je suis du moins sa soeur ! Mais peut-?tre que, contente de l'avoir rendu infid?le, S?m?l? ne m'a fait qu'une l?g?re injure ? Non, elle a con?u. Ma honte est manifeste. Elle porte dans son sein la preuve de son crime; elle veut donner des enfants ? Jupiter, honneur dont moi-m?me ? peine je jouis ! Est-ce donc sa beaut? qui l'a rendue si vaine ? eh bien ! que sa beaut? la perde ! et que je ne sois pas la fille de Saturne, si par son amant, par Jupiter lui-m?me, elle n'est pr?cipit?e dans le fleuve des Enfers".
[273] Elle dit, et descend de son tr?ne. Un nuage ?pais l'environne; elle marche au palais de sa rivale. Bient?t, sous les traits d'une vieille, elle sort de la nue; elle ombrage son front de cheveux blancs; elle ride ses traits, courbe son corps, marche d'un pas tremblant, prend une voix cass?e, et rev?t enfin la figure de B?ro?, qui naquit ? ?pidaure, et fut nourrice de S?m?l?.
Apr?s avoir avec adresse et par de longs d?tours fait tomber l'entretien sur le souverain des Dieux, elle soupire et dit : "Je souhaite que votre amant soit en effet Jupiter lui-m?me; mais enfin je crains tout. Plus d'un mortel osa se servir du nom des dieux pour tromper des vierges innocentes. Mais si c'est Jupiter qui vous aime, cela ne suffit pas encore. Il faut qu'il vous donne un gage ?clatant de son amour. Priez-le de descendre en vos bras avec tout l'appareil de sa grandeur, tel qu'il est en un mot, lorsque Junon le re?oit dans les siens".
[287] L'innocente fille de Cadmus s'abandonne aux perfides conseils de la d?esse. Elle demande ? Jupiter une gr?ce, mais sans la d?signer : "Choisis, dit le dieu; rien ne te sera refus?; et afin que tu ne puisses en douter, je le jure par le Styx, le Styx dieu lui-m?me et la terreur de tous les dieux".
S?m?l? se r?jouit du mal qu'elle s'appr?te. Trop puissante sur son amant, et pr?s de p?rir victime d'une complaisance fatale : "Montrez-vous ? moi, dit-elle, avec l'appareil et la gloire qui vous suit dans le lit de Junon". Le dieu aurait voulu l'interrompre, mais ces mots pr?cipit?s avaient d?j? frapp? les airs. Il g?mit; il ne peut annuler ni le voeu de son amante, ni le serment qu'il a fait. Accabl? de tristesse, il remonte dans les cieux. Il entra?ne les nu?es; il rassemble la pluie, les vents, les ?clairs, le tonnerre, et la foudre in?vitable. Il t?che, autant que cela lui est permis, d'en affaiblir la force. Il n'arme point son bras des feux trop redoutables avec lesquels il foudroya Typhon; il en est de plus l?gers : les Cyclopes en les forgeant y m?l?rent moins de flammes et de fureur. Les dieux les appellent des demi-foudres. Jupiter les saisit et descend avec tout l'appareil de sa puissance dans le palais des enfants d'Ag?nor. Mais une simple mortelle ne pouvait soutenir cet ?clat immortel; et S?m?l? fut consum?e dans les bras m?me de son amant. Cependant Jupiter arracha de son sein l'enfant ? demi form? qui devait na?tre de leur amour; et, s'il est permis de le croire, il le renferma dans sa cuisse, et l'y conserva tout le temps que sa m?re aurait d? le porter. Soeur de S?m?l?, Ino l'?leva secr?tement d?s le berceau, et le confia bient?t apr?s aux nymphes de Nysa, qui le cach?rent dans leurs grottes profondes, et firent du lait son premier aliment.
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Les Métamorphoses d'Ovide Ce poète latin, auteur de l'Art d'aimer, exercera une influence considérable dans la civilisation occidentale. Ses Métamorphoses, un long poème en quinze livres regroupe des récits et légendes mythologiques sur le thème de la transformation. Métamorphoses d'Ovide : Lycaon et les crimes de la terre (I, 163-252) Du haut de son trône, Jupiter voit les crimes de la terre. Il gémit; et se rappelant l'horrible festin que Lycaon venait de lui servir, il est transporté d'un courroux extrême, digne du souverain des dieux; il les convoque; à l'instant ils sont assemblés. Métamorphoses d'Ovide : Europe (II, 833-875) Après s'être ainsi vengé de la jalousie d'Aglauros, Mercure, porté sur ses ailes rapides, abandonne les campagnes que protège Pallas, et remonte au céleste séjour. Métamorphoses d'Ovide : Sémélé (III, 253-315) L'univers parla diversement de cette action de la déesse. Les uns trouvèrent sa vengeance injuste et cruelle; les autres l'approuvant la jugèrent digne de sa sévère virginité; et chaque opinion eut ses preuves et ses raisons. L'Amour et la Folie Fable de La Fontaine
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