Date : between the IInd and the IIIrd century
Material : Stone
| Item 20 on 108 Far East Art Sculpture (Statue)
Area related Gandhara (Pakistan)
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 | Description |  |
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Le Gandhara se situe au carrefour des grandes civilisations de l'Antiquit? : l'Inde, l'Asie Centrale et la Chine, la Perse et le monde m?diterran?en. Ses liens avec l'est de l'Inde r?sisteront ? l'annexion ach?m?nide. La r?gion deviendra une province de l'empire indien Maurya au V?me si?cle avant J?sus-Christ, avant de passer aux mains des Gr?co-Bactriens qui prendront le contr?le de la vall?e de Peshawar. Taxila et Begram seront alors des centres culturels actifs.
L'art du Gandhara, tr?s influenc? par les cultures grecque et indienne et par le bouddhisme, sera florissant du Ier au VII?me si?cle. Les artistes gr?co-bouddhiques seront les premiers ? repr?senter le corps du Bouddha, jusqu'alors ?voqu? que par des symboles (lotus, parasol, roue, empreintes de pas). La codification de nombreux attributs physiques (parures, attitudes) sont toujours d'actualit? : les six gestes de base, le chignon (ushnisha) de cheveux boucl?s, le point entre les deux yeux (uma).
Le Bouddha du Gandhara est inspir? des repr?sentations d'Apollon : cheveux boucl?s, figure jeune, les yeux en amande, long nez droit, l?vres pleines et corps masculin. Les bas reliefs qui l'accompagnent ?voquent les sc?nes hell?nistiques : enfants soutenant des guirlandes, atlantes, sc?nes dionysiaques et motif architectural pseudo-corinthien ? feuilles d'acanthe.
Les Bodhisattvas, moustachus et aux cheveux longs, sont par?s de guirlandes de plantes.
Les pi?ces les plus remarquables de cette p?riode proviennent de Taxila.
Le terme sanskrit bodhisattva (?tre : sattva /d'?veil : bodhi) signifie "celui dont l'aspiration h?ro?que est d'atteindre l'?veil". Il appartient au vocabulaire religieux du bouddhisme et d?signe des personnes qui, ayant acquis l'?tat de bouddha, refusent le nirv?na par compassion pour se r?incarner et venir en aide aux autres.
Les tr?s nombreux bodhisattvas (Avalokitesvara, Manjusri, Maitreya, Lokesvara, Samantabhadra ...) sont essentiellement honor?s dans le bouddhisme mah?y?na et le vajray?na. Dans le bouddhisme therav?da, le terme de bodhisattva d?signe des aspirants ? l'?veil qui, par volont? pure et la pratique des vertus dites paramita, ne cherchent pas ? atteindre leur seul salut et devenir arahant, mais obtenir la connaissance compl?te de la V?rit? afin d'enseigner aux autres disciples et devenir ainsi un bouddha parfait. Contrairement au bodhisattva pr?sent? dans le mah?y?na qui choisit ses incarnations, le bodhisattva therav?da rejoindra le nirv?na apr?s la mort.
L'id?al du bodhisattva est sans doute le plus important des concepts religieux n? du mouvement bouddhiste mahayana. Les bodhisattvas ont la capacit? de se lib?rer de la souffrance, mais ils pr?f?rent assumer la t?che d'en lib?rer les autres. Leur compassion, sans limite, transcende toute pens?e de division. Le bodhisattva est l'ami, le serviteur et le parent spirituel de tous sans distinction. La force de la compassion du bodhisattva est repr?sent?e par divers moyens, dont l'art visuel. Dans la culture tib?taine, l'expression la plus largement connue est celle d?crite dans la l?gende de Tch?nr?zi (le bodhisattva de grande compassion) ? Mille Bras. Tch?nr?zi pensait, qu'? moins d'avoir mille bras et mille yeux, il ne pourrait jamais accomplir les souhaits de tous. Il obtiendra d'avoir mille bras et mille yeux.
Selon les ?critures du mahayana, c'est par compassion qu'un bodhisattva repousse sa propre atteinte de l'?veil alors que la compr?hension profonde lui permet de transcender le monde fluctuant de l'existence. Autrement dit, le bodhisattva suit une route m?diane entre la paix solitaire de la non-existence et le flux perp?tuel du devenir. La premi?re ?tape sur la voie du bodhisattva consiste ? "d?velopper la motivation h?ro?que". Le bodhisattva fait le voeu solennel de rechercher l'?veil total dans le but de lib?rer tous les ?tres de la souffrance. Ce voeu doit se fonder sur une compassion profonde et sur la conviction de l'importance extr?me de d?dier sa vie au bien d'autrui. Il est pr?t ? passer un nombre infini de vies, s'il le faut, ? accomplir les souhaits de tous les ?tres sans exception.
Le Dala?-lama cite tr?s souvent cette strophe qui contient l'essence de cette aspiration :
Tant que l'espace durera,
Tant qu'il restera des ?tres,
Puisse-je moi aussi demeurer
Pour enrayer la souffrance de tous.
Nombreux sont les textes classiques du mahayana qui d?crivent la vie du bodhisattva. Parmi eux, le plus important et le plus c?l?bre est sans aucun doute La Marche vers l'?veil de Shantid?va. Po?te indien bouddhiste qui v?cut au VIIe si?cle, Shantid?va est v?n?r? comme un saint par tous les bouddhistes du mahayana. Au Tibet son texte est la r?f?rence de base pour tous ceux qui ?tudient et pratiquent l'id?al du bodhisattva. Quiconque a entendu le moindre enseignement du pr?sent Dala?-lama aura remarqu? l'immense influence qu'exerce cet ouvrage sur sa fa?on de penser et d'agir.
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