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Le terme de Millefleurs provient du motif de fleurs parsemées dans le décor des tapisseries en vogue à la fin du Moyen-Age et au cours du premier tiers du XVIème siècle. Leur succès tiendra sans doute au fait que leur production était sans doute accessible financièrement.
Les deux tapisseries allégoriques exposées dans cette salle, provenant de l'ancienne collection Martin Le Roy, appartiennent à la catégorie Millefleurs. Les personnages prennent place au milieu d'îles de verdure. Certains détails des costumes évoquent La Dame à la Licorne, oeuvre majeure conservée au Musée de Cluny.
La tapisserie de la vie de saint Julien, sans véritable fond de millefleurs, utilise un procédé similaire. Les personnages qui apparaissent se retrouvent dans trois autres millefleurs identifiés : la Vie seigneuriale conservée au Musée de Cluny ainsi que deux autres oeuvres exposées aux Etats-Unis. Le hallebardier est inspiré d'une gravure de Dürer (Les six guerriers) datée de 1495-1496.
Cette salle expose également trois pièces d'orfèvrerie de la fin du XVème siècle, parfaitement mise en valeur. L'imposante Vierge à l'Enfant, restaurée au XIXème siècle, n'est pas sans rappeler le style de Nuremberg ou de la Franconie vers 1500. Le reliquaire de la main de sainte Marthe, commandée en 1472 à l'orfèvre Giovanni Leon originaire de Cologne pour le monastère consacrée à la sainte à Venise, s'inspire fortement de la "coutume d'Allemagne". Le Reliquaire de la Flagellation provient également de Venise, du monastère de Saint-Alvise précisément. |