| Description |  |
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Dès 1878, le Conseil municipal de Paris, dominé par les radicaux alliés aux socialistes, proposeront d'édifier un monument à la gloire de la République dans la capitale. Le préfet Hérold, nommé en 1879, approuvera cette initiative. Léopold Morice et son frère Charles remporteront le concours lancé en 1880. Le groupe de Jules Dalou, ancien communard récemment amnistié, arrivera en deuxième position. Il sera acquis par la Ville pour la place de la Nation.
Un modèle en plâtre du monument des frères Morice sera installé sur la place le 14 juillet 1880 et le monument définitif sera inauguré exactement trois années plus tard.
La statue en bronze de la République, haute de 9.50, repose sur un piédestal des 15.50 mètres. Elle est vêtue d'une toge à l'antique qui laisse apparaître un sein dénudé, ceinte d'un baudrier et coiffée d'un bonnet phrygien qui laisse échapper sa chevelure. Sa main droite tend un rameau d'olivier tandis que son bras gauche prend appui sur les Tables de la Loi sur lesquelles on gravera par la suite "Droits de l'homme".
Les trois grandes statues de pierre qui se détachent du piédestal représentent la Liberté tenant des fers brisés et brandissant un flambeau, l'Egalité tenant le drapeau tricolore et une équerre à niveau, et la Fraternité entourés d'attributs agricoles et d'enfants en train de lire.
Le piédestal de pierre est ceint de douze bas-reliefs en bronze, reliés par des rosaces. Ils représentent les évènements majeurs à l'origine de la naissance de la République, entre 1789 et 1880. Un lion de bronze vert, de 3 mètres de hauteur, est couché au pied du monument devant une urne symbolisant le suffrage universel et des attributs militaires. La statue de la République, placée dans l'axe longitudinal de la place, a légèrement été décalée pour ce faire.
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