"Premier né de Canaan" selon la Bible ("mère de Canaan" seront d'autres sources), Sidon serait antérieure à Tyr, fondée vers 2750. Arrosée par deux modestes cours d'eau, le Nahr el-kamlé et le Nahr el-Barghout, Sidon sera saccagée par les Hyksos et puis reconstruite. Elle sera mentionnée comme étant l'une des bases maritimes des Pharaons du Nouvel Empire dans leurs expéditions asiatiques. Devenue indépendante, du fait du déclin de l'Egypte et des Hittites, la cite héritera de la thalassocratie crétoise et mycénienne. Elle fondera des comptoirs à Chypre, à Rhodes, en Crète et dans les îles de la Mer Egée. Le roi philistin d'Ascalon rasera la ville vers 1100 avant Jésus-Christ. Les rois de Tyr d'origine sidonienne, la feront revivre. La ville sera ensuite gouvernée par plusieurs dynasties de souverains, entrecoupées de périodes d'usurpation, et un conseil de cent membres dominé par les prêtres. Salmanasar III rançonnera la cité en 854 et 839. Sennachérib, qui s'en emparera, placera à sa tête Itobaal II. Le vassal se soulèvera à la mort de son protecteur. Assarhaddon, qui annexera Sidon en 676 avant Jésus-Christ, détruira les murailles et fera décapiter le roi rebelle. La population, déportée en masse, laissera la place à des colons venus de Khaldou, gouvernés par un gouverneur assyrien. Apriès, le pharaon d'Egypte opposé à Nabuchodonosor II, s'emparera de Sidon. La ville, qui se soulèvera contre le roi Artaxerxés III en 344 avant Jésus-Christ, sera une nouvelle fois rasée et incendiée. La ville n'opposera aucune résistance à la venue d'Alexandre le Grand.
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