Kumtura se trouve sur la route septentrionale de la Soie.
Les preuves de l'existence d'un peuple indo-européen ayant vécu en Asie centrale, les Tokhariens, existent. Leur langue, qui présente des similarités avec les branches celtiques et germaniques du tronc commun indo-européen, est conservée dans des manuscrits datés entre les VIème et VIIIème siècles. Les linguistes ont occasionnellement identifié des mots tokhariens dans des manuscrits écrits en gandhari prakrit, une langue vernaculaire du nord-ouest de l'Inde utilisée comme langue administrative dans une grande partie du bassin du Tarim du IIIème au Vème siècle. Les Tokhariens apparaissent sur des peintures murales à Kyzyl et Kumtura (non loin de la ville chinoise de Ku-Che, dans les montagnes du Tien Shan au nord du bassin du Tarim). Les Yue-zhi du premier siècle avant Jésus-Christ sont également décrits dans des statues peintes à Khalchayan (à l'ouest de la rivière Surkhan, dans l'ancienne Bactriane). Ils sont dépeints comme des Européens aux visages fins, cheveux blonds, peau rose, et yeux bleus clairs. Les «grands Yue-zhi» se déplaceront du nord-ouest de la Chine jusqu'à Ferghana et la Bactriane, qui se trouve sur le flanc le plus éloigné du Pamir, au cours du IIème siècle. Ils poursuivront ensuite au sud, à travers l'Hindou Kouch, vers l'Afghanistan et la partie nord du subcontinent indien, où ils fonderont le puissant empire Kushan. Ce dernier étendra son pouvoir jusqu'au bassin du Tarim, et avec lui se répandra le Bouddhisme, qui atteignit finalement la Chine.
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